Prodij : un bilan très positif et de belles perspectives

dans Actualités/Infos Réunion

Après le succès de juin dernier de l’événement jeunesse KAP, PRODIJ, le Pôle Réunionnais Organisation Développement Innovation Jeunesse, donnait rendez-vous hier à une cinquantaine d’acteurs pour le dernier « LAB » de co-construction de KAP.

Aurélie Atchiaman, l’une des membres actives du collège jeunes:  elle est impliquée dans cette co-construction aux multiples facettes depuis les débuts de PRODIJ : « Au-delà de l’événement KAP, qui est plutôt un 1er aboutissement, on [le collège jeunes] voulait créer un réseau « rassemblé » pour la jeunesse, mais pour nous c’était un rêve. Aujourd’hui, c’est réalisé, même s’il reste du chemin pour combler un fossé entre les jeunes et les institutions à leur service. Le collège jeunes se structure actuellement pour pouvoir mobiliser davantage les jeunes dans les actions qui les concernent. L’objectif est que demain, on n’ait plus à dire aux jeunes « On vient recenser vos attentes et on verra si c’est possible, mais qu’on leur dise plutôt : « Dis-moi comment tu veux qu’on t’accompagne. »

Lors de l’ouverture de la soirée Back to KAP, elle indique qu’ « On a fait une demande en 2015 ; aujourd’hui en 2019, j’ai eu la chance d’assister à la création de l’équipe du projet, au développement des réseaux pour redonner la voix aux jeunes. Je vous remercie d’être à nos côtés, continuons à travailler ensemble à changer la vision sur les jeunes sans hésiter à bousculer ses codes. Et n’oublions pas qu’on est sur une île métissée, donc nos projets le sont aussi. Merci. »

Frédérique GONTHIER, Conseillère d’éducation populaire et de jeunesse à la DJSCS (Direction de la Jeunesse du Sport et Cohésion Sociale) : « L’enjeu est bien : comment inciter les jeunes à venir participer à ce qui est fait pour eux ? Il y a au moins deux raisons : pour commencer, nous, les acteurs, sommes des professionnels et eux viennent sur leur temps personnel ; la seconde raison est la mobilité, beaucoup de jeunes n’ont pas de moyen de transport. Là, il serait intéressant de co-construire avec des partenaires comme le département pour développer leur mobilité. Mais, il faut également qu’on arrive à les séduire et à restaurer une confiance qui s’est perdue envers les institutions, et plus généralement envers le système. Enfin, pour demain, c’est le regard de la société sur les jeunes qu’il faudrait changer. KAP pourrait alors prendre la forme d’un événement « militant » pour valoriser les jeunes ! »

Quant à la Directrice de PRODIJ, Caroline Squarzoni : « La vraie victoire, c’est d’avoir essaimé auprès d’autres structures ce fonctionnement de co-construction avec des groupes de jeunes. En vérité, ce n’est pas si difficile de mobiliser des jeunes si on se place dans un rapport d’égal à égal, et qu’on leur fait confiance, qu’on leur demande comment ils feraient plutôt que de leur dire comment faire, et ça change tout. La suite que pourrait prendre KAP serait d’imaginer un format de rencontre qui inverse le rapport pré-existant et permette aux jeunes de poser des défis aux institutions et acteurs du territoire. Ce serait alors les jeunes, directement qui seraient à l’origine des actions en faveur de la jeunesse. »

En attendant la concrétisation de ces axes de réflexion pour de futurs projets en commun de ce réseau, pour l’association PRODIJ, d’autres actions que KAP sont déjà au calendrier pour les mois à venir (voir dossier de presse), à suivre !

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