Presse écrite en danger : les élus locaux réagissent

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Un important élan de solidarité est en train de se mettre en place pour tenter de sauver la presse écrite réunionnaise. Le président de l’Association des maires de la Réunion (AMDR), Serge Hoareau lance un appel général  concernant la nécessité de sauver la presse écrite réunionnaise.

Serge Hoareau, président de l’Association des maires de la Réunion (AMDR)

« La presse écrite réunionnaise est en danger. Le Quotidien de La Réunion, placé en liquidation-cession, disparaîtra purement et simplement le 13 décembre prochain si aucun repreneur ne se manifeste d’ici là. Son concurrent et néanmoins confrère, le Journal de l’île de La Réunion (JIR), est également dans une situation économique critique et lui aussi menacé de disparaître. La presse numérique connaît, elle, également des difficultés.

Cette situation est insoutenable. Tout d’abord pour les 52 salariés du Quotidien, les 108 du JIR ainsi que l’ensemble des emplois indirects générés par les deux titres. Toutes ces personnes et leurs familles méritent que l’on se batte pour préserver leurs emplois et leur avenir.

Cette situation peut mettre en grande difficulté notre démocratie. La liberté de la presse implique une pluralité des titres et des tendances afin de garantir la vitalité de notre démocratie. La disparition d’un journal, qui plus est historique comme Le Quotidien, n’est évidemment pas un bon signe et questionne sur la santé de notre République.

En plus d’évoluer sur un territoire contraint géographiquement et donc de ne pas avoir accès à un marché de la dimension des titres hexagonaux, la presse réunionnaise ne bénéficie pas du même niveau de subventions que ses homologues de l’Hexagone. Une iniquité incompréhensible à laquelle l’État doit mettre fin.

En tant que Président de l’Association des Maires du Département de La Réunion et élu local particulièrement attaché à notre modèle démocratique, je souhaite donc apporter tout mon soutien aux salariés et dirigeants de la presse écrite réunionnaise dans leur combat pour une presse libre et plurielle. »

Ericka Bareigts, maire de St-Denis et vice-présidente de la Région

« Après l’annonce de son redressement judiciaire en 2020, le journal le Quotidien est aujourd’hui menacé de disparaitre le 13 décembre prochain.
C’est un coup dur pour la presse réunionnaise dans son ensemble et pour tous les Réunionnais. J’adresse tout mon soutien aux journalistes et aux équipes des deux titres locaux, Le Quotidien et le JIR, mais également à l’ensemble des médias du territoire en difficulté aujourd’hui.
Nous devons tout faire pour sauver des dizaines d’emplois et également pour sauver le pluralisme avec deux titres distincts.
La liberté de la presse est l’un des principes fondamentaux des systèmes démocratiques qui repose sur la liberté d’opinion et la liberté d’expression. Sur notre territoire, une presse locale de qualité  est d’autant plus importante qu’elle participe au développement des Réunionnaises et des Réunionnais et participe ainsi à préserver notre vivre ensemble unique au monde.
Je demande au Gouvernement, et à la ministre de la Culture, Rima Abdul Malak, de tout mettre en œuvre pour sauver les médias réunionnais. Des aides existent que ce soit pour les entreprises en difficulté ou pour les médias de façon spécifique, elles doivent être mise en œuvre dans les meilleurs délais ».

 

 

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