Affaire Estelle MOUZIN: des dizaines de SMS échangés par les Fourniret la nuit de la disparition

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Selon les informations recueillies par Europe 1, le tueur en série avait avoué son implication dans cette affaire lors d’une longue audition début mars 2020 devant la juge d’instruction Sabine Khéris.

Dix-sept ans après la disparition de la petite Estelle en Seine-et-Marne, Michel FOURNIRET avait reconnu avoir tué la fillette.

La magistrate l’avait déjà interrogé le 27 novembre dernier. À l’époque, Michel Fourniret avait affirmé que sa mémoire “(fichait) le camp”. “Dans l’impossibilité où je suis de vous dire ‘oui, je suis responsable de sa disparition’ (…), je vous exhorte à me considérer comme coupable, à me traiter comme coupable”, avait-il affirmé.

Son ex-femme l’avait désavoué

L’alibi jusque là avancé par le tueur en série était un appel téléphonique passé à son fils depuis son domicile.  Monique Olivier, l’a à deux reprises en novembre et en janvier remis en question. Elle a raconté avoir elle-même passé ce coup de fil, à la demande son mari. C’est ce qui a poussé la juge à repousser Michel FOURNIRET à bout.

Un faisceau de doutes, mais pas de preuves tangibles

Durant toute l’enquête, de nombreux indices avaient laissé penser à l’implication de Michel FOURNIRET dans la disparition de la petite Estelle.

Dans l’ordinateur du suspect, une photo de la petite fille, et, chez lui, une cassette sur laquelle il a enregistré un reportage consacré à sa disparition avaient été retrouvés en 2003. Les enquêteurs relèvent aussi qu’il conduisait une camionnette blanche Citroën, le même type de véhicule que celui repéré par plusieurs témoins, en 2003 à Guermantes.

Les aveux de l’homme venaient enfin apporter la lumière nécessaire à toute cette affaire.

Des dizaines de messages échangés de 18 heures à 4 heures du matin

C’est une info Europe 1.

Depuis quelques mois, les gendarmes ont repris l’analyse de ses lignes téléphoniques, une demande formulée par les avocats d’Éric Mouzin, le père d’Estelle, depuis 2006. Jusqu’alors ces données n’avaient pas été étudiées sous cet angle. Or, il s’avère que le soir de la disparition d’Estelle Mouzin et toute la nuit, jusqu’au retour de Michel Fourniret vers 4 heures du matin à son domicile ardennais, les téléphones des époux ont échangé en continu. Les échanges continus de sms entre le couple cette nuit-là interpellent la juge d’instruction en charge du dossier.

L’audition jeudi 8 octobre de Monique Olivier, l’ex-femme de Michel Fourniret, a été largement consacrée aux retours récents de l’analyse de la téléphonie du couple depuis toute ces années. À eux deux, Monique Olivier et Michel Fourniret possédaient au moins dix téléphones, dont certaines lignes ouvertes grâce à des cartes prépayées, parfois par un compte belge appartenant à l’ex-tueur en série. Ce qui indique que le couple était parfaitement au fait des pratiques habituelles des délinquants qui utilisent plusieurs numéros et en changent souvent pour échapper à la police.

Les enquêteurs ont répertorié des dizaines de messages envoyés à partir de 18 heures environ, c’est-à-dire à partir de l’heure où Estelle a été aperçue pour la dernière fois par un témoin à Guermantes. Ces messages, la justice en ignore le contenu mais ils pourraient alimenter une hypothèse sur le fait que le tueur en série aurait tenu Monique Olivier au courant quasi en temps réel de ses actes. De quoi mettre la pression sur celle qui a aussi toujours parlé en premier dans tous les dossiers de meurtre imputables à son mari.


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