Régime de « Calamité Agricole » : Petite-Île, Saint-Joseph et Saint-Philippe exclus du dispositif

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Dans un communiqué, le président de la Chambre d’agriculture Frédéric Vienne s’exprime suite à la décision du ministre des Outre-mers, Sébastien Lecornu, sur l’obtention du régime de « Calamité Agricole » :

« Le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, nous a communiqué sa décision ce jeudi 25 mars et
accepte la demande de mobilisation de secours pour la sécheresse qui a frappé notre île en 2020 pour l’ensemble des cultures végétales locales y compris la canne à sucre. Je salue naturellement l’obtention de ce régime de « Calamité agricole » sécheresse, à l’initiative de la Chambre d’agriculture de La Réunion et des syndicats FDSEA-JA, ce qui va permettre l’indemnisation des agricultrices et agriculteurs ayant subi une perte de récolte (baisse quantitative de production) ou une perte de fonds occasionnées par ce phénomène climatique exceptionnel que notre territoire n’avait plus subi depuis plus de 50 années. Cela étant, malgré notre travail et notre insistance pour inclure les 24 communes de La Réunion dans ce dispositif exceptionnel, le ministre des Outre-mers a pris la décision d’écarter les trois communes du Sud sauvage (Petite-Île, Saint-Joseph et Saint-Philippe) de ce dispositif d’indemnisation. Décision conditionnée visiblement par un rapport de Météo France qui estime que ces territoires n’ont pas été « en déficit exceptionnel de pluviométrie » et ce, malgré les arguments avancés dans le cadre du travail mené par le Comité local d’évaluation des dégâts et la Chambre. Avec l’ensemble de mes élus, nous dénonçons avec force, malgré une mission d’enquête, l’absence du Sud Sauvage dans ce processus, alors que ce territoire a grandement été impacté par cette sécheresse. Cette absence du régime de calamité, dans un contexte climatique complexe, aura pour effet de pénaliser davantage les producteurs de cette zone dont on rappelle qu’ils ont déjà consentis d’énormes sacrifices depuis plusieurs mois. Nous ne resterons pas les bras croisés sur cette décision et étudierons toutes les possibilités pour accompagner au mieux les productrices et producteurs de ces territoires dont l’identité rurale nous est précieuse. »

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