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Saint-André : des « référents vigilants » dans les quartiers pour diminuer le sentiment d’insécurité

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Objectif du « protocole de participation citoyenne » qui a été signé, hier après-midi, à la mairie de Saint-André en partenariat avec la police nationale : rassurer la population et diminuer le sentiment d’insécurité en associant les habitants à la protection de leur propre environnement. En clair, ces « référents vigilants », sorte de lien social, entre les élus et les policiers sont identifiés dans les quartiers où le sentiment d’insécurité est palpable. Ils sont au nombre de deux ou trois. Les quartiers concernés sont, pour l’instant : la Cressonnière, Fayard et l’Etang-Cambuston.

Le « protocole de participation citoyenne » qui formalise ce partenariat a été signé hier dans la salle de mariage par Viviane Payet-Ben Hamida, adjointe au maire de Saint-André, la sous-préfette Christine Geoffroy, le directeur départemental de la sécurité publique (Police nationale) Jean-François Lebon, en présence du commandant Bertrand Dubuc, responsable du commissariat de police de Saint-André, de Jean-Michel Doxiville, référent de la police nationale à Saint-André pour ce dispositif, Jean-Yves Savignan, chef de la police municipale et de Rosange Latchoumy, conseillère municipale.

« La démarche de participation citoyenne consiste à sensibiliser les habitants des quartiers en les associant à la protection de leur propre environnement », a expliqué Viviane Payet-Ben Hamida. Attention ces référents ne sont pas des « indics » de la police. Ce sont des habitants identifiés par les autorités pour constituer une sorte de lien social entre les quartiers concernés et les pouvoirs publics. « Il s’agit d’un réseau de solidarités de voisinage constitué d’une ou de plusieurs chaînes de vigilance structurées autour d’habitants d’une même rue ou d’un même quartier. Ce dispositif doit permettre d’alerter la police de tout événement suspect ou de tout fait de nature à troubler la sécurité des personnes et des biens dont ils seraient les témoins », souligne l’adjointe au maire de Saint-André.

Les objectifs d’un tel partenariat entre la municipalité, la police nationale et les habitants des quartiers sont clairs : rassurer la, population, diminuer le sentiment d’insécurité, améliorer la réactivité de la police contre la délinquance d’appropriation et les cambriolages notamment et accroître l’efficacité de la prévention de proximité.

« Toute création de milice est strictement sanctionnée par la loi »

Jean-François Lebon, patron de la police nationale à La Réunion, a beaucoup insisté : « les résidents ne doivent en aucun cas, par leur comportement ou une initiative personnelle, se substituer aux missions des forces de l’ordre ou du maire. Ce dispositif n’a pas vocation à se substituer à l’action de la police nationale. Il exclut évidemment l’organisation de toute patrouille ou intervention hors le cadre de crimes ou de délits flagrants ». Autrement dit, si vous ne le saviez pas, sachez que la création de milice est strictement interdite et elle est sanctionnée par la loi.

Ce « protocole de participation citoyenne » s’inscrit dans le cadre de la police de sécurité du quotidien que le Président de la République a préconisée.

Concrètement, les « référents vigilants » choisis pour leur honorabilité et leur disponibilité auront pour rôle d’alerter les autorités sur tous les problèmes pouvant être liés à l’insécurité dans leur quartier. Ces référents ont déjà été identifiés. Il s’agit de Mme Angélique Robert et de M. Jonas Syracuse pour le quartier du chemin de l’Etang, de mesdames Jasmin Fetisoi, Margareth Toulon et de M. Karl Georget pour la Cressonnière, puis de Mme Bingueno et M. Léocadie, Ali Hamadi et Turby pour Fayard. Ces « référents vigilants » auront comme interlocuteurs au sein de la police nationale de Saint-André le major Jean-Michel Doxiville et le brigadier Henri Daiana.

En cas d’un problème (hors cas de crimes ou délits flagrants), les résidents informent les « référents vigilants » de leur quartier qui, à leur tour, alertent les référents de la police nationale. Ces dysfonctionnements peuvent être de tout ordre : des poubelles renversées, des voitures mal stationnées, des nuisances sonores dans le voisinage, un manque d’éclairage public dans tel secteur… bref, tous ces petits problèmes qui peuvent être source de tension et, par conséquent, entraîner un sentiment d’insécurité.

Ces « référents vigilants » qui ne sont pas rémunérés mais qui acceptent de jouer ce rôle pour la sécurité de leur quartier seront tout comme les habitants eux-mêmes régulièrement sensibilisés aux phénomènes de délinquance au cours de réunions publiques organisées par le maire et un représentant du commissariat de police. Il s’agit de les amener à accomplir des actes élémentaires de prévention tels que la surveillance des logements temporairement inhabités, le ramassage du courrier des vacanciers… « Ecouter, dialoguer, prévention, proximité », ce sont les mots-clés de ce « protocole de participation citoyenne » signé à Saint-André. Il y va ainsi de la cohésion sociale, de notre « vivre ensemble ». A noter que le souhait des autorités est d’étendre à terme ce dispositif dans tous les quartiers de Saint-André, et pourquoi pas, de toutes les autres communes de l’île.

Y.M.

 


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