Saint-André : « mon ex veut me détruire… tout comme elle a essayé de détruire son ex »

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Le 14 mars dernier, un journal local, à sa grande Une, titrait : « La femme battue accuse les policiers » en relatant l’histoire de Carole (un prénom d’emprunt utilisé par le journal). Une femme qui se disait battue par son ex compagnon, un chef d’entreprise de Saint-André « protégé », selon elle, par « des amis policiers » et même par le maire de la commune, sous-entendait-elle.

Il était annoncé dans ce même article que le parquet avait décidé d’ouvrir une enquête et que Marlène Schiappa, la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les hommes et les femmes et de la lutte contre les discriminations avait été interpellée par le courrier de Carole. La secrétaire d’Etat avait, semble-t-il, écrit au préfet de La Réunion pour être renseignée sur les faits qui avaient été signalés par la « dame battue » et dont les policiers de Saint-André auraient dissuadé de porter l’affaire devant la justice.

Nous sommes bientôt fin avril, soit un mois et demi après la parution de cet article « jugé » à charge » par les personnes mises en cause dont l’ex compagnon de Carole, en premier, puis par certains policiers de Saint-André. Personne n’a été pour l’instant convoquée par la justice dans le cadre d’une quelconque enquête. Enquête qui, manifestement, selon les dires des personnes qui seraient concernées, n’a pas encore débuté.

Si enquête il devait y avoir, l’ex compagnon de Carole se dit prêt à être entendu afin de « rétablir au plus vite la vérité » et de « pouvoir défendre enfin » sa « dignité » car il estime que « le journal s’est servi d’une histoire de vie privée racontée de façon erronée pour régler des comptes avec les policiers de Saint-André ».

Le chef d’entreprise mis en cause dans cette affaire – si ç’en est une – a fait appel à Free Dom « un média libre » pour donner sa version des faits. Il considère que l’explication en détails qu’il avait fournie au journal a été « réduite à sa plus simple expression » – quelques lignes seulement sur 3 pleines pages – dans le but de le faire passer « pour un conjoint violent, un bourreau qui maltraitait sa compagne ».

Henry (nous l’appellerons ainsi pour garder l’anonymat) balaye évidemment d’un revers de main toutes les accusations portées contre lui via son ex compagne. Il souhaite à son tour que la justice aille jusqu’au bout dans ce dossier et qu’elle y fasse toute la lumière « car, dit-il, je me demande qui va être la prochaine proie, la prochaine victime de cette dame qui veut me détruire tout comme elle a essayé de détruire son ex ». Une histoire complexe.

« Elle invente des histoires »

« Contrairement à ce qu’elle dit, moi je ne lance pas des paroles en l’air et je ne prends pas mes délires pour des réalités ; Je n’invente pas des histoires pour nuire aux autres. Tout ce que je dis est vérifiable. J’ai toutes les preuves que ce que j’avance. Toute la chronologie des faits que j’aurais pu vous raconter si vous aviez plusieurs heures, voire jours à me consacrer car l’on se croirait presque dans un film. On pourrait écrire un roman à plusieurs tomes. Je garde toutes les preuves pour la justice si elle décide d’ouvrir une enquête. J’ai préparé tous mes dossiers, avec toutes les pièces justificatives », explique Henry. Sans entrer dans tous les détails car cette affaire conjugale privée (« mais médiatisée à charge ») est vraiment très compliquée, Henry dément catégoriquement tout ce que son ex, Carole, a raconté dans le journal. Les dossiers s’empilent en effet sur une petite table ronde.

« Elle s’est fait un film, a inventé des violences imaginaires pour que la justice me retire la garde de notre fille. Elle a raconté qu’elle a perdu notre deuxième enfant à cause des coups qu’elle aurait reçus de moi. Une invention, tout comme elle a raconté que les policiers ne voulaient pas prendre sa plainte, en omettant de dire de dire que des plaintes, elle en déposait parfois avant de les retirer d’elle-même ».

Pour Henry, « c’est une femme qui est complètement perdue à cause de ses propres turpitudes. Aujourd’hui, elle ne sait plus quoi raconter à tel point qu’elle en arrive même à vouloir impliquer nos amis policiers qui venaient manger à la maison. Tout cela pour une vengeance personnelle. Pour en arriver à là, à mentir, il faut vraiment ne plus savoir à quel saint se vouer. Lorsque la justice se rendra compte à quel point elle a inventé, ça ne pourra se retourner que contre elle ».

Henry se souvient des « crises de jalousie » de son ex compagne qui avait pourtant eu une première vie conjugale. « Elle avait été mariée et avait eu une enfant de sa première union. Une fille que j’ai acceptée comme la mienne. En revanche, on ne peut pas dire qu’elle a toujours été tendre envers ma première fille, celle que j’avais eue lors de mon premier mariage et dont la maman est décédée d’un cancer dans mes bras. Carole me faisait des scènes lorsque j’allais voir ma première fille, étudiante en métropole. Après la naissance de notre fille à tous les deux, elle avait quitté plus d’une fois la maison pour aller chez sa mère à Saint-André. Ensuite, elle revenait d’elle même comme si de rien n’était. Et ainsi de suite, jusqu’à la rupture définitive, après la perte de notre deuxième enfant. Je lui ai demandé de partir car je n’en pouvais plus de cette relation tumultueuse. J’ai beaucoup de travail en tant que chef d’entreprise, j’ai des chantiers un peu partout dans l’île et cette relation commençait à avoir des incidences néfastes sur mon travail et sur ma santé. Sans compter que les provocations de sa part allaient crescendo de jour en jour. C’était devenu invivable. Elle ne pouvait concevoir une relation sans conflit, un peu comme si elle a besoin de vivre en permanence dans un environnement conflictuel pour avoir le sentiment d’exister. Elle était suivie à un moment par un psychiatre. Il lui arrivait même d’oublier l’adresse de son psy à Saint-Benoit…».

Henry est convaincu qu’elle « frappe aujourd’hui à toutes les portes, quitte à mentir, dans un seul but : faire en sorte que la justice m’interdise la garde partielle de ma fille qui est âgée de 6 ans. Elle a déjà essayé plus d’une fois mais le juge des affaires familiales ne l’a jamais suivie. Après enquête sociale, la justice s’est rendue compte qu’elle mentait. J’aime ma fille et réciproquement. Ma fille a tout ce dont elle a besoin, à commencer bien sûr par l’affection d’un père. Tout comme elle a aussi besoin de l’affection de sa mère. Sauf que moi, je n’ai jamais intenté d’action judiciaire pour empêcher notre fille de voir sa mère. Et pourtant, si j’avais voulu le faire, j’aurai pu. J’aurai pu porter plainte contre elle lorsque, chez elle, ma fille a été brûlée au 3e degré sur toute une partie du corps dans la baignoire, alors qu’elle était encore petite… »

Henry précise encore que « Carole se sert de tout ce qui lui passe sous la main pour essayer de me faire tomber, de me détruire. Elle est même allée amadouer des membres de ma famille pour les monter contre moi et pour qu’ils déposent en sa faveur devant la justice, dans l’unique but de me salir. Mais ce qu’elle ne dit pas, c’est qu’à l’époque, c’est elle qui avait apporté à la maison des documents confidentiels (fausses signatures de mon père que ce frère et cette sœur avaient faites pour s’emparer de l’argent de mon père à la banque); Banque au sein de laquelle Carole travaille. J’ai tous ces documents à la maison. Mon avocat aussi les a. Ils sont évidemment à la disposition de la justice… Cette femme est une manipulatrice, je ne vous en dirai pas plus. Je le dirai à la justice lorsque le moment viendra. Je suis même prêt à tout raconter à Mme Schiappa, la secrétaire d’Etat. Ce que je peux vous dire, c’est que je ne suis pas sa première victime. Faites vos investigations et vous verrez. Allez voir celui qui a été marié avec elle, son premier mari…»

« Des photos pornos d’elle et de son amant… »

C’est ce que nous avons fait. Nous sommes tombés sur Christian (prénom d’emprunt). Il ne veut plus entendre parler aujourd’hui de cette relation qu’il a eue avec Carole « Un calvaire », soupire-t-il, reconnaissant toutefois que tout avait « bien commencé ». C’était en 2005. Une soirée. Une rencontre. Carole se retrouve enceinte. Naissance d’une fille en 2006. Concubinage jusqu’en 2009, puis mariage.

« A partir de 2008, elle se déclare malade, se disant souffrant d’un cancer, ce qui l’amène à se déplacer assez souvent en métropole pour des traitements. Une première fois, elle s’absente durant un mois. Mais quand je lui demande de l’accompagner, elle refuse. Elle part toujours seul. Je tombe un jour sur un numéro de téléphone sur son portable. Toujours le même. Ses factures téléphoniques s’élèvent jusqu’à 200 euros. En tant que mari, je commence à me poser des questions : des absences suspectes, une maladie pour le moins douteuse (une fois c’est un cancer, une autre fois, c’est une hémorragie…), le même numéro de téléphone… Je travaillais de nuit. Une fois je lui ai fait croire que j’allais au boulot et je suis revenu bien avant l’heure habituelle. Je l’ai découverte dans le lit, nue, avec l’ordinateur allumé sur la petite table en face du lit. J’ai vu sur l’ordinateur des photos d’elle toute nue ainsi que celles d’un gars, nu lui aussi, tenant son sexe en érection dans la main. C’est ainsi qu’ils se filmaient et échangeaient pendant que moi j’allais travailler. J’ai compris ensuite que le gars en question était son ex avec qui elle avait vécu un peu en métropole avant de revenir vivre à La Réunion et avant de me rencontrer. Elle avait repris contact avec lui, d’où ses absences pour aller soit disant se faire soigner en métropole ou alors lorsqu’elle partait en voyage avec le comité d’entreprise de la banque où elle travaille ». Christian demande le divorce. « Je ne pouvais plus vivre avec une femme qui me trompait et qui me prenait vraiment pour un con. A partir de ce moment là, elle m’a déclaré la guerre. Elle a inventé des histoires pour me nuire. Elle est même allée porter plainte contre moi m’accusant d’attouchements sur ma propre fille, qui aujourd’hui est âgée de 13 ans. Si j’avais été quelqu’un de violent, je pense qu’il y aurait déjà eu un drame. Mais je me suis retenu. Il y a eu un procès. J’ai été trainé devant la justice par elle. Et, évidemment, le tribunal m’a relaxé puisque cette histoire d’attouchements avait été inventée par elle pour que je sois totalement privé de la garde de ma fille ».

Les années ont passé. « J’ai eu la chance de rencontrer une femme adorable, fidèle. Nous avons deux enfants. Nous sommes une famille épanouie où règne une véritable entente conjugale et familiale. Heureusement que toutes les femmes ne sont pas perverses, manipulatrices et psychopathes. Néanmoins, Carole a quand même réussi à monter ma fille contre moi. Elle refuse de me parler depuis quelques temps. Mais je sais que lorsqu’elle sera plus grande, elle comprendra où est la vérité et la raison ».

Christian affirme avoir précieusement tout gardé dans plusieurs dossiers, y compris les photos pornos de son épouse et de l’amant de celle-ci. «On ne sait jamais avec elle. Alors que le tribunal m’avait déjà relaxé depuis le 13 mars 2012, elle continue à dire partout même jusqu’à présent que j’ai violé ma fille. Mon avocat a été contraint d’écrire au procureur de la République, pas plus tard qu’en février 2018, pour qu’elle se calme. Et encore ? Elle ne rate pas une occasion de me salir, furieuse que j’ai pu réussir à refaire ma vie et à bâtir une famille, ce qui n’a pas été son cas. Aussi, je préfère garder toutes les pièces à conviction pour le jour où il lui viendrait de nouveau la tentation folle de me détruire, comme elle a tenté de le faire à plusieurs reprises déjà. Ce qui est bizarre avec cette femme, c’est qu’elle n’hésite pas à alerter la justice pour un oui et pour un non et à déposer une multitude de plaintes contre vous mais quand elle n’obtient pas gain de cause puisque la justice se prononce évidemment sur des preuves, elle continue à vous harceler, à vous provoquer sans cesse, comme si elle était en conflit avec elle même. Et à, partir de là, elle veut se péter avec tout le monde ».

Christian a tiré définitivement un trait sur cet épisode de sa vie. Et espère que la raison conduira un jour sa fille à lui reparler.

Henry : « Elle est dans la provocation permanente… »

Henry attend “sereinement” d’être convoqué par la justice. Il a déjà préparé ses dossiers “avec toutes les preuves”.

Henry de son côté attend l’enquête que la justice devrait ouvrir (selon un journal local), pressé de vider son sac et de pouvoir vivre tranquillement avec ces deux filles, la première issue de son premier mariage (actuellement en métropole) et la deuxième issue de sa relation avec Carole. Ce qui, à l’en croire, risque d’être difficile « étant donné qu’elle passe souvent devant la maison et même devant mon dépôt à Ravine-Creuse, où elle ralentit volontairement, pour me narguer, pour me provoquer. Mais je ne réponds pas à ses provocations car je sais qu’elle n’est pas bien. Je ne me laisserai plus avoir comme une fois où elle était venue me provoquer devant ma maison et qu’elle avait failli me crever un œil. Pour me défendre, j’ai tenté de bloquer sa main, mais la mienne a ripé dans ses cheveux. Elle est allée raconter que je lui avais arraché une touffe de cheveux… Il n’y a que la justice – (et sans doute aussi la médecine spécialisée) – qui pourra mettre fin à tout cela, à ce cinéma où elle s’est inventée un rôle d’actrice principale, d’héroïne ».

Freedom.fr tient à préciser que tout ce que nous avons retranscrit via les témoignages d’Henry et de Christian repose sur des documents, des pièces (verdict des tribunaux, décisions des juges d’affaires familiales, documents confidentiels des banques, arrêt-maladie…) que nous avons pu voir dans les dossiers constitués par les deux ex de Carole. Christian se dit même prêt à témoigner en cas de procès.

Pour autant, il n’est nullement de notre intention de remettre en cause les déclarations faites (sur deux pages)par Carole dans un journal local en mars dernier ou de douter de ses propos. Nous ne jugeons pas. Il appartiendra à la justice, et à la justice seule, de faire toute la lumière dans ce dossier. A suivre !

([email protected])

 


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