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Saint-Leu en deuil

Réveil difficile ce matin sur le front de mer de Saint-Leu. Après l’attaque mortelle d’un squale hier après-midi, la bonne humeur n’est pas au rendez-vous aujourd’hui. Sur le port, des petits groupes se retrouvent pour discuter à mi-voix. Pêcheurs, passants, touristes et même travailleurs, le sujet est le même dans toutes les bouches : la mort tragique de Kim, un surfeur du spot de Saint-Leu. Chacun a son avis sur le sujet, mais…

A l’approche des médias, tout le monde se tait. Personne n’a rien vu, ni entendu. La tension est palpable. Le sujet est sensible, l’émotion présente depuis hier soir n’a pas diminué. Au contraire, ce matin les esprits ont tendance à s’échauffer.

Parmi les personnes interrogées, très peu ont fini par lâcher quelques mots, sous couvert d’anonymat. Par pudeur ? Par peur de représailles ? Ou tout simplement parce que la voix des personnes lambda n’est pas entendue ? On n’en saura pas plus.

Kim faisait partie des habitués du spot de Saint-Leu. Un spot très fréquenté et mondialement connu par de nombreux accrocs de la mer et qui ne peuvent souvent pas résister à son appel, même dans des conditions difficiles comme hier : forte houle, eaux troubles, fin de journée…
Une sortie de routine entre trois amis qui ne s’est malheureusement pas terminée comme d’habitude. Kim laisse derrière lui une femme enceinte meurtrie, une famille abattue et une communauté de surfeurs endeuillée. Parmi eux, les réactions sont les mêmes : le terme “crise requins” est exagéré pour une île qui a subi uniquement deux attaques mortelles depuis le début de l’année, alors que les attaques de squale en Floride ou en Australie sont beaucoup plus importantes et beaucoup moins médiatisées.

Le fameux requin bouledogue responsable de l’attaque d’hier circule dans le lagon depuis plusieurs semaines. Affamé ? Egaré ? Attiré par des personnes pratiquant le “shark feeding” ?
Il avait déjà été aperçu dans le lagon le 23 mars dernier, mais rien de concret n’a été fait pour prévenir cette nouvelle attaque. Un sondeur militaire a pourtant été installé à 100m du spot, à l’essai pendant 4 mois, il y a quelques semaines. Jusqu’à aujourd’hui, les données captées n’ont servi à rien, vu l’attaque subie hier.

D’autre part, les arrêtés municipaux et préfectoraux ne préviennent pas non plus ces attaques. Les politiques sont d’ailleurs montrés du doigt, ils ne s’intéressent à la “crise requin” uniquement en cas d’attaque mais ne mettent rien en place pour prévenir ces drames. L’argent de la municipalité sert à construire une nouvelle médiathèque, à refaire les routes, mais en aucun cas à protéger les surfeurs, les travailleurs nautiques ou même à développer le front de mer de Saint-Leu, qui reste très peu touristique.

Ce constat pessimiste est pourtant l’opinion commune recueillie ce matin sur le front de mer de Saint-Leu.

Peut-être que Charles Luylier obtiendra plus de témoignage demain matin lors de son émission dès 10h, avec Jean-François Nativel, président de l’association Océan Prévention Réunion et Jean-Bernard Galvès.

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yvanr
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yvanr

Le front de mer de ST LEU reste très peu touristique !!!! LOL !!!! la faute a qui ???? les réunionnais ne veulent pas des zoreilles !!!

Le Samaritain
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Le Samaritain

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