Saint-Louis : la motion du PEUP, sur le carburant, censurée en conseil municipal

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Le PEUP a déposé, le lundi 12 novembre, une motion sur la hausse des carburants. Cette motion se voulait rassembleuse, au-delà des partis. Malheureusement, M. le Maire et sa majorité ont décidé de mettre fin au conseil municipal sans la lecture de celle-ci. Cette façon de faire, digne d’un autre temps, n’honore pas les élus de la majorité. Nous prenons acte! Ci-dessous la motion présentée par notre mouvement.

« Le gouvernement a décidé dans le cadre du projet loi de finances de 2019 d’augmenter les taxes sur la consommation des produits pétroliers. Si, la hausse du prix du carburant est d’abord liée aux fluctuations du baril de pétrole  sur le marché mondial, il convient de reconnaître que ces taxes représentent les 2/3 du prix à la pompe. Cette situation depuis quelques jours inquiète la population dans son ensemble, tant au plan national que local, au point que s’organise à travers les réseaux sociaux un appel au blocus le 17 Novembre 2018.

Nous sommes conscients que la consommation des énergies fossiles est la principale source d’émission de gaz à effet de serre (GES). Le dernier rapport du GIEC présenté en Corée du Sud le mois dernier sur le changement climatique, a encore une fois rappelé la nécessité d’aller au plus vite vers cette « conversion écologique » afin d’une part, maintenir le seuil de 1,5° C du réchauffement de la planète, et d’autre part atteindre d’ici 2050 l’objectif de « neutralité carbone »

Compte tenu de ce contexte global, disons ouvertement et de façon responsable que cette transition écologique n’a de prix que par une « fiscalité confiscatoire » sur les contribuables, c’est-à-dire sans compensation.

Sur ce motif les élu.e.s du conseil municipal de Saint-Louis se disent solidaires d’une population en colère face à ce « matraquage fiscal » sur les prix du carburant et par conséquent :

  • Demandons au gouvernement « d’écouter » et de « comprendre » les exaspérations de notre population qui pour certaine vive encore dans la précarité énergétique.
  • Demandons au gouvernement que le « pognon de dingue » collecté au budget de l’Etat en 2019 (38 Milliards d’Euros de recettes), au titre de la Taxe Intérieure de Consommation sur des Produits Énergétiques (TICPE) ; soit redistribuée intégralement à la population comme aux collectivités et à préparer ainsi la prochaine révolution écologique.

« Il n’y pas de justice climatique si on ne fait pas de politique ambitieuse sur le climat. Plus on laisse le climat dériver, plus le monde sera injuste »

 

Sonia Imanatche et Philippe Rangama

Elu(e)s de l’opposition


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