Séisme à St-Benoit : un bâtiment effondré, 6 personnes sauvées (reportage vidéos et photos)

Il est 19h30, hier soir. Le centre des pompiers de Saint-Benoit reçoit un appel. Un séisme s’est produit dans la ville. L’unité de sauvetage basée à Bras-Panon est aussitôt alertée. Les premiers véhicules commencent à arriver là où un bâtiment, celui de l’ancien hôpital du GHER, s’est effondré.

On ne connaît pas encore le nombre de personnes qui sont restées coincées sous les décombres. Les hommes de l’unité de  sauveteurs déblayeurs du SDIS spécialement formés débarquent sur les lieux. Et commencent à déployer tout le matériel nécessaire pour le sauvetage.

Rassemblement dans la cour du bâtiment effondré. Le chef donne les premières consignes pour cette délicate opération pendant que d’autres sauveteurs déploient le matériel à même le sol :

Les minutes passent. Il y a des vies à sauver. Selon les premières informations, six personnes sont portées disparues, sans doute prises sous les décombres. Les recherches commencent. Les sauveteurs qui agissent en binôme connaissent chacun son rôle précis. Personne n’a droit à l’erreur.

Sous la conduite d’un responsable, les recherches sont minutieusement menées. Ils fouillent tous les recoins de la cour où se trouve le bâtiment effondré.

Une première victime a pu être repérée, après quelques minutes de recherches. Elle s’est retrouvée projetée sur le toit d’un bâtiment qui se trouve sur le site concerné par cet effondrement.

Tout le dispositif est aussitôt mis en place pour venir en aide à la victime. Des sauveteurs se chargent de récupérer une échelle coulissante dans un des camions dépêchés sur place.

La première personne a pu être sauvée. Elle est saine et sauve. Choquée mais en vie. Les sauveteurs se chargent de la récupérer sur le toit du bâtiment avant de la conduire en sécurité.

D’autres voix émanent cette fois de l’intérieur du bâtiment principal. Ce sont les autres personnes signalées disparues. Combien exactement. Personne ne le sait. Rapide briefing dans la cour, avant l’intervention des sauveteurs dans le bâtiment. Il n’y a pas de temps à perdre. Il fait tout noir à l’intérieur. Les sauveteurs sont équipés.

Quasiment deux heures se sont écoulées depuis l’alerte reçue au centre de Bras-Panon. A l’intérieur du bâtiment, les sauveteurs déblayeurs retrouvent 5 personnes. Finalement, au terme de l’opération sauvetage, les 6 personnes portées disparues ont été retrouvées. Elles sont toutes vivantes. Opération réussie pour les sauveteurs déblayeurs lors de cet exercice grandeur nature obligatoire dans le cadre de la formation de ces hommes et femmes du SDIS. Explications du commandant Philippe Danesinga, chef de la section et conseiller technique départemental de Sauvetage et Déblaiement. Il est au micro d’Yves Mont-Rouge :

La Réunion étant exposée aux risques naturels susceptibles d’engendrer des effondrements, des éboulis et des glissements de terrain, il est indispensable pour le SDIS 974 de disposer de sapeurs-pompiers formés spécifiquement et capables d’intervenir en toutes situations avec efficacité et sécurité sur le département mais aussi dans la région. Ces sauveteurs déblayeurs interviennent pour la recherche et le sauvetage de personnes en cas d’explosion ou autre atteinte à des bâtiments suite à un incident d’origine naturelle ou technologique. Ce dispositif a été relancé localement suite à l’éboulement survenu en 2007 sur la route du littoral. Aujourd’hui, dans l’île, 85 personnes (80 hommes et 5 femmes) sont formés pour ce genre d’intervention. “Notre objectif est d’atteindre 120 personnes d’ici à 2021”, explique le commandant Danesinga. Les hommes et femmes de la section “SD” (sauvetage et déblaiement) ont eu l’occasion d’intervenir déjà sur le terrain (sur un chantier à Domenjod, à la cascade Biberon, lors d’un effondrement à Sainte-Marie…). Les sauveteurs sont répartis dans plusieurs casernes de l’île. 

Le SDIS (service départemental d’incendie et de secours) investit dans le matériel lourd (camions et autres) dont certains seront livrés prochainement. Pas moins de 6 tonnes de matériels peuvent être acheminés pour un sauvetage.

L’exercice de nuit qui s’est déroulé hier soir à St-Benoit a concerné 15 hommes et 5 femmes, professionnels et volontaires, de sapeur à lieutenant, qui ont suivi la formation. “Des personnes ayant le gout du travail manuel, du travail en équipe et une solidarité sans faille”, souligne le commandant Danesinga.

Ils ont été encadrés par le commandant Philippe DANESINGA, chef de section et conseiller technique départemental Sauvetage et Déblaiement, le capitaine Brice DUPONT, le lieutenant Eric MAILLOT, le lieutenant Jean Baptiste MIR, l’adjudant-chef Gérard CHEVALIER, l’adjudant-chef Alix IGNAS, le caporal Alain RAGGI, tous chefs d’unité sauvetage-déblaiement. La formation s’est déroulée durant une semaine sur le champ de foire de Bras-Panon, près du centre du sapeurs-pompiers.

L’exercice grandeur nature de sauvetage s’est déroulé, hier soir, dans l’ancien hôpital de Saint-Benoit. Une opération menée par le SDIS en partenariat avec le GHER. (Crédit photos : Y.M)

 

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BoxeurMiaJosephnoe Recent comment authors
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noe
Invité
noe

Bel exercice !
Félicitation ! Il faut tj se préparer au pire !

Joseph
Invité
Joseph

Vous auriez-pu écrire “exercice” dans le titre, pour éviter d’affoler les lecteurs…

Mia
Invité
Mia

Cest claire qu’ils auraient pu préciser exercice. Non mais sérieux ils se sont pris pour des metteurs en scène! Saisi de moune grand matin la

Boxeur
Invité
Boxeur

Bravo Joseph, j allez dire la mm chose ,votre titre et a revoir