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(PHOTOS) Collège Simon Lucas : l’ARS et le sous-préfet de la Réunion s’invitent pour une sensibilisation contre la dengue

dans Actualités/Infos Réunion

Une action de sensibilisation à la lutte contre la dengue a été menée ce mardi 26 mars au collège Simon Lucas à Etang Salé les Hauts, en présence de Lucien Giudicelli, sous-préfet de Saint-Pierre et de Murielle Subrero, principale du collège. Les sujets abordés lors de cette action étaient la dengue, son mode de transmission et ses symptômes, le cycle de vie du moustique, les gites larvaires et les moyens de protection. En outre, les équipes du service de lutte anti-vectorielle sensibiliseront les délégués de classes afin qu’ils soient un relai d’information et sensibilisent à leur tour leurs camarades de classe.

La dengue, qu’est-ce que c’est?

La dengue est un virus transmis par le moustique tigré nommé « Aedes albopictus » et injecté chez les humains via sa salive. Il existe douze sortes de virus transmis par les moustiques dont les plus connus sont le chikungunya, la dengue, la fièvre jaune (dont on peut se protéger par un vaccin) mais également le zika.

Les symptômes sont généralement de la fièvre, des maux de tête, une grande faiblesse, des courbatures ainsi que des plaques sur le corps. Un jeune collégien, Jasmin, nous explique ainsi que toute sa famille ainsi que lui-même ont vécu cet enfer pendant une dizaine de jours pendant les vacances scolaires. Après avoir subi des analyses, le médecin a confirmé leurs doutes : ils avaient tous attrapé la dengue ! Au programme pour se soigner : du repos, des médicaments contre la douleur mais surtout, beaucoup de repos, insiste Jasmin.

Il est important de rappeler que plus de 236 hospitalisations ont déjà eu lieu à la Réunion ainsi que 682 nouveaux cas de dengue ont été confirmés.

Quelles sont les personnes les plus sensibles à la dengue ?

« Les vieux » s’exclame un collégien. « Oui, les personnes âgées » reprend Nathalie, l’une des intervenantes de l’ARS, sont plus sensibles à cause de leur système immunitaire, les bébés mais également les femmes enceintes chez qui le risque de fausse couche est très important.
On oublie souvent que la dengue est une maladie grave qui peut tuer : en effet, il y a déjà eu 6 morts à la Réunion.
Pourtant il existe des petits gestes du quotidien très simples pour limiter la transmission de la dengue, mais surtout, la prolifération des gites larvaires.

Damien, le second intervenant de l’ARS insiste “80% des gites larvaires sont crées par l’homme” mais il est possible de les éliminer avec des gestes très simples.

Qu’est-ce qu’un gite larvaire ?

“C’est la maison des bébés moustiques !” répond un collégien, très réactif.
Damien sourit, “oui, c’est de l’eau sale, qui dort, immobile, dans un petit récipient”. Cette eau stagnante est le nid idéal pour la ponte des moustiques et la prolifération des larves et plus tard, des nymphes. Lorsque le moustique devient adulte, il ne lui reste plus qu’à injecter de la salive dans le corps d’une personne contaminée, et il se transforme en “facteur” : “il transporte votre courrier, mais ne l’ouvre jamais” explique Nathalie. Il va alors transporter le virus et le disperser tout autour de lui, dans un rayon de 100 mètres maximum. En effet, cette variété de moustique ne voyage pas; si vous avez attrapé la dengue, il y a de fortes chances que le moustique provienne de votre cour ou de celle de votre voisin !
De plus, les moustiques se nourrissent du sucre qu’ils trouvent dans la nature. Il est donc important de ramasser les fruits qui tombent des arbres pour éviter la contamination.

Comment limiter la contamination ?

L’une des réponses qui revient souvent est “changer l’eau des récipients”. Nathalie en profite pour nous montrer une petite boite transparente, pleine de moustiques. Cette boite incubatrice a été remplie d’eau stagnante provenant de deux petits vases à fleurs d’un cimetière, contenant les larves des moustiques dans l’eau. Après une période d’environ une semaine, les larves se sont transformées en moustiques tigrés et volent à l’intérieur de la boite.

Il existe également un moyen d’empêcher la dengue de se répandre lorsqu’on a été contaminé, c’est de se protéger des piqûres de moustiques pour éviter la sur contamination.
« Si on est malade, pendant 8 jours on se protège des piqûres » insiste Nathalie.
Les propositions de protection fusent parmi l’assemblée d’élèves : produits anti moustiques, vêtements longs, moustiquaires… Les collégiens ne manquent pas d’idée pour se protéger de la dengue !

Une sensibilisation qui porte ses fruits

Avant l’arrivée de l’ARS, uniquement 5 des 18 adolescents étaient au courant de la présence de cas de dengue dans leur quartier, malgré les affiches de prévention au niveau du collège. Un seul s’était fait piqué et se protégeait désormais. Les 18 délégués de classe désormais informés auront pour mission maintenant, sur leurs heures de vie de classe, de sensibiliser leurs camarades sur tout ce qu’ils ont appris aujourd’hui, mais également de passer le message à leurs familles et leurs voisins.

Remerciements du sous-préfet et la commune de l’Etang-Salé

Le sous-préfet de Saint-Pierre tient à remercier toutes les personnages participant à la lutte contre la dengue, tel que les membres de l’ARS, les pompiers, le RSMA mais aussi l’éducation nationale.

Le maire adjoint de l’Etang-Salé également présent, tient à remercier le collège Simon Lucas qui agit en tant que vecteur de sensibilisation, en recevant ce jour les membres de l’ARS.

 
 
 
 
 
 

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Sa t dns laboratoir bana la laisse libre expres et la bana y ft un debat

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