SQVT de l’Aract Réunion : « En quête de sens au travail »

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Après deux ans de crise Covid, la perte de sens au travail a été largement avancée comme facteur explicatif de phénomènes de désengagement, démissions, reconversions du côté des actifs et en parallèle des difficultés à recruter, à fidéliser du côté des entreprises… La question semble donc s’imposer comme sujet à traiter par les entreprises. Mais le concept est vaste, ses contours et les registres d’action peu clairs. Pour nourrir les échanges, l’Aract Réunion dédie une semaine à la QVT, du 21 au 24 juin, en visio-conférence et en présentiel au Ciné Cambaie à Saint-Paul afin de proposer des outils et leviers pour co-construire la QVT dans sa structure.

Elisabeth Borne a martelé, lors de sa passation de pouvoir au Ministère du Travail : « Le travail c’est la clé de la dignité, l’occasion de faire, d’apporter sa pierre à la société et de gagner sa vie par soi-même. Le travail c’est ce qui donne un sens à sa vie ». Fatalement, cette définition a été largement commentée sur les réseaux sociaux et dans les médias. Cette vision correspond-elle à ce que vit la majorité de la population au travail ?

Afin de faire le point et de présenter les outils sur cette thématique, l’Aract Réunion dédie une semaine à la Qualité de Vie au travail du 21 au 24 juin. Lors de cet événement, les interventions vont permettre une mise en avant de ce juste équilibre entre performance de l’entreprise et santé des salariés. « L’objectif est d’amener chacun à se poser la question du sens au travail. A travers le sondage réalisé pour le réseau Anact-Aract par Opinion Way, on constate que le sens au travail se construit. Il questionne la capacité du collectif, du management, à donner du sens à l’action commune, à construire un récit et des pratiques fédératries et mobilisatrices. Il faut que chaque entreprise permette à tous ses salariés de co-construire l’avenir de la structure pour leur épanouissement et que chaque salarié participe activement à cette construction », explique Corinne Dubois, Directrice, Déléguée Régionale de l’ANACT.

Effectivement, la construction collective est importante car tous les membres d’une entreprise sont responsables du bien-être en son sein. L’organisation, le bien-être individuel, les interactions, les attentions, la finalité du travail mais aussi les conditions, le salaire notamment sont décisifs pour parvenir à cultiver une QVT positive dans une entreprise. Le mal-être au travail coûte en moyenne 14 580 € par an par salarié – IBET 2019 (Indice de Bien-être au Travail) et 63% des chefs d’entreprises se déclarent préoccupés par la santé mentale et physique de leurs salariés. La responsabilité du bien-être au travail se partage entre tous les membres d’une organisation qui y contribuent de façon directe ou indirecte. « Des salariés travaillant dans de bonnes conditions sont moins en arrêt maladie et lorsqu‘ils le sont, cela dure moins longtemps. Il est donc évident que la CGSS se penche sur cette question et développe des outils tels que l’observatoire QVT afin de soutenir et accompagner les démarches QVT des entreprises », continue Xavier Farel ingénieur-conseil régional à la CGSS de La Réunion.

Dans le sondage réalisé par le réseau Anact-Aract, on y découvre que 8 actif sur 10 estiment que leur travail a du sens, que 2 actifs sur 10 se posent la question du sens de leur travail, d’avantage qu’il y a deux ans et 4 actifs sur 10 envisagent de quitter leur emploi actuel pour un emploi qui aura plus de sens.

Aujourd’hui, 56% des salariés interrogés considèrent que leur entreprise fait attention à leur bien-être, un chiffre en hausse de 3% par rapport à l’année précédente (Baromètre « Santé et qualité de vie au travail » publié par Malakoff Médéric Humanis – édition 2019), à l’instar de de l’ALEFPA qui a enclenché une démarche QVT accompagné par l’Aract « Nous devons être vigilant afin que chacun trouve sa place, son équilibre dans son travail afin d’y trouver un sens », précise Christelle Lebon, Directrice adjointe pôle médic-social Ouest IMPRO ALEFPA.

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