Stop au braconnage de palmistes ! Faites un geste pour la biodiversité de notre île

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Les braconniers sévissent toute l’année mais concernant le Palmiste rouge, une forte recrudescence des actes de braconnage est constatée pendant les périodes de fêtes (Pâques, Fête des Mères, des Pères, Noël…).

En 2020, plusieurs braconniers sont interpellés en forêt. Ils détiennent de nombreux palmistes coupés dans le milieu naturel. En novembre, le tribunal correctionnel de Saint-Denis prononce des peines d’emprisonnement à l’encontre de 3 hommes : elles vont de 1 an à 9 mois de prison ferme auxquelles il faut ajouter des périodes de sursis.

Ils sont également condamnés à verser des indemnisations au Parc national de La Réunion et à l’ONF (parties civiles) dans le cadre de la restauration du milieu touché. Le Palmiste rouge est une espèce unique au monde. Il y a moins de 100 ans, elle était très présente, partout dans l’île.

Il est indispensable que les Réunionnais s’orientent vers la filière légale. Des agriculteurs produisent la même variété de palmiste, sur des terrains privés, en respectant la législation.

Le Palmiste rouge des Hauts (Acanthophoenix crinita), espèce endémique de La Réunion est menacée de disparition. Très répandu à la fin du XIXe siècle, il est devenu rare à l’état sauvage. Même si elle est cultivée, l’espèce continue à être prélevée illégalement. Les braconniers montent de plus en plus haut. Ils coupent les palmistes jeunes, qui n’ont
pas encore produit de graines, mettant en péril le renouvellement naturel de l’espèce. Un palmiste coupé est en incapacité de repousser.

La disparition des Palmistes rouges entraîne la privation d’habitat et de nourriture pour un certain nombre d’insectes, d’oiseaux et pour le Gecko vert de Bourbon.

Une espèce de phasme récemment découverte est même inféodée au Palmiste rouge. Il s’agit de Apterogreffea reunionensi (Phasme du Palmiste rouge), espèce endémique, classée en « danger critique d’extinction » sur la liste rouge de l’UICN.

Les Palmistes rouges des Hauts peuvent atteindre 20 mètres de hauteur. Dépassant le reste de la canopée, ils constituent un élément capital des paysages originels de l’île, dont une partie est classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

CODE FORESTIER

Article L174-15
Le fait de couper ou d’enlever des choux palmistes sans l’autorisation administrative mentionnée à l’article L. 174-3 est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.

Article L174-16
Le fait de transporter, mettre en vente ou détenir un chou palmiste sans qu’il soit poinçonné et accompagné d’un laissez-passer dans les conditions prévues à l’article L.174-3 est puni de la confiscation des choux palmistes ainsi que d’une amende.

CODE DE L’ENVIRONNEMENT

Article R331-67
Est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la 5e classe le fait, en infraction à la réglementation applicable au cœur du parc : 3° D’emporter en dehors du cœur de parc national, mettre en vente,
vendre ou acheter des animaux non domestiques, des végétaux non cultivés, quel que soit leur stade de développement, ou des parties de ceux-ci, des minéraux ou des fossiles, des éléments de constructions ou
des objets appartenant ou susceptibles d’appartenir au patrimoine historique, architectural ou archéologique en provenance du cœur du parc national.

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