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Tribune d’Alix R. en réaction à la gestion de la crise sanitaire.

8 min de lecture

A l’aube d’une nouvelle année 2022, la population réunionnaise craint une fois de plus, une probable et évidente épidémie de dengue, à l’arrivée prochaine de l’été.

En effet, la Réunion, notre ile, est confrontée, à l’une des plus graves crises sanitaires de son histoire, après l’épisode du Paludisme, de la Leptospirose, du Chikunguya, dans un passé pas très lointain et aujourd’hui, celui de la dengue.

Plusieurs milliers de personnes, sont concernés à la Réunion. Une sorte de confiance absolue, en nos services, à longtemps laissé supposer, que la question était réglée dans notre île.

Situation actuelle /

* 29 800 cas confirmés
* 4 124 passages aux urgences
* 1 140 personnes hospitalisations, dont 19%, pour une forme sévère.

Bien, que rares, de louvettes manifestations ophtalmologiques ( baisse sévère et brutale de la vue) ont été recensés et rapportés par les patients et soignants.

* 21 décès, directement liés à la dengue, dont récemment un jeune de 12 ans.

L’ensemble des 24 communes que comptent notre département, notamment l’ouest, sont concernés.

Historique :

Dans notre département, en 2006, il y a eu, l’épidémie de chikunguya, qui avait touché, plus de 300 000 réunionnais et fait environ 260 décès.

L’éradication du chikunguya, fût réussit grâce, notamment à un dispositif  » Plan Ravine », mais aussi à la mobilisation, de tout le monde. Près de 500 Contrats/PEC,financés à 100%, à titre exceptionnelle, par l’état ont été déployés, au profit des 24 communes, des associations, pour le nettoyage, des ravines et ses abords, les ravins traversant les agglomérations urbaines, lieux de prolifération maximale, de moustiques et de rats, des sites et berges touristiques, etc…Près de 300 km de ravines et de sites ont été recensés et nettoyés, à l’époque.

Ce fût une réussite totale car le chikunguya fut éradiquer.

Malheureusement pour de nouveaux raisons et des difficultés financières car les dépenses de fonctionnement et équipements, pour la poursuite des actions dans les ravines, restant à la disposition des associations, qui ne pouvait plus faire face, notre île subit, depuis, une prolifération inquiétante et dramatique de dengue et de leptospirose (74 cas).

Aussi, face à la situation sociale, qui existe dans notre île, notamment avec un taux de chômage désastreux, avec Près de 90 000 personnes au chômage, soit 28% de labpopulatiln active, les 38% de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté, pour une population de 867 659 personnes vivant à la Réunion, la suppression de ce dispositif et de ces emplois, fût de l’irresponsabilité. !!!

Ils étaient les premiers remparts contre la propagation des moustiques, en maintenant ces sites propres.

La réactivation du Plan Ravine, dans la lutte contre l’épidémie de dengue, doit devenir un enjeu essentiel, de santé et social prioritaire, de prévention de nos concitoyens, vers la protection et la préservation de la santé pour tous. L’enjeu, doit être surtout de mettre des moyens concréts et adéquates afin de lutter contre les épidémies actuelles et aussi anticiper, face à divers épidémies futures ..

– Nettoyer, entretenir, avoir un suivi régulier, dératisation et démoustication, dépolluer les points d’eau stagnante, dans les ravins et ravines à proximité des habitations, enlever les déchets qui pourraient empêcher l’écoulement de l’eau sur les sites, etc……tels sont les missions déterminés…

Leurs rôles étaient également d’être, des médiateurs, de prévention et de sensibilisation, vers la population, les écoles les entreprises, les usines, la population, etc….

A noter que ce sont près de 200 ravines, représentant environ 327 km, qui ont été recensés ou repérés, comme étant des foyers potentiels de gîtes larvaire existant.

Au moment, où tout le monde admet, qu’une autre politique de santé , est nécessaire dans notre Pays notamment dans notre île, ces pistes de réflexion, doivent devenir le point central, vers d’autres solutions plus pérennes.

Le monde associatif, dans son. Ensemble, doit être associé, à cette lutte contre la dengue, à travers, les décisions et autres, des commissions d’attribution. La transparence doit être de mise.

Ces associations emploient des personnes à faible qualification, très éloignés du marché de l’emploi, parfois simplement, inemployables pour diverses raisons. Ces associations employeuses, assument donc un rôle important de lien social, d’insertion professionnelle et de maintien de la protection de l’environnement.

Tout le monde, conviendra, par ailleurs , qu’en ces temps difficiles, le maintien du lien social par le travail et l’activité est le moyen privilégié pour éviter l’anomie de notre société.

Aujourd’hui, tandis que l’épidémie est prête à repartir, il s’avère que, les Autorités, reconnaissent qu’ils ne parviennent pas à l’enrayer, avec les actions qu’ils ont mises en place, avec un procole et un procédé sanitaire inapproprié à notre île.

Une grande majorité de la population, des élus, des parlementaires, des acteurs associatifs, réclament des méthodes plus naturelles et manuels notamment.

Malgré cela, les Autorités continuent de procéder à des méthodes inefficaces et hasardeuses ou coûteuses.

* Bornes à CO2, BTI, Deltametrine et plus récemment, les lâcher de moustiques stériles, etc…tout cela, à ce jour, n’ont pas de résultats estompés.

Ces propos, se justifie par la manière de gérer, cette épidémie depuis le début. Les Autorités diverses, ont sous-estimés, la dengue, dans notre ile. Ils ont pris, des décisions, irresponsables et irréfléchies, sans véritable concertation d’ensemble avec les divers acteurs du milieu. Notre superficie, nos ravines et sites, n’ont rien à voir avec celui d’un département de l’hexagone.

N’oublions pas, également, que nous payons aussi, les conséquences de la disparition du Service de Prophylaxie qui existait, avec de vraies missions de santé publique.

L’heure n’est plus aux chiffres. Elle est à l’action.

Alix R.

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