Un chirurgien et un infirmier accusés d’escroqueries aux soins

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Un chirurgien du CHU et un infirmier libéral co-gérant deux sociétés de matériels médicaux sont accusés d’avoir surfacturé des soins et produit de fausses ordonnances. Cette escroquerie à la caisse générale de la sécurité sociale est estimée à 1.5 million d’euros. Les deux soignants ont été placés sous contrôle judiciaire et ont interdiction d’exercer leurs activités.

Ce mardi matin, l’infirmier et le chirurgien ont été interpellés pour des suspicions de détournements des règles des professionnels de la santé. Entre autres, actes médicaux fictifs, prestations surfacturées, matériels de soins livrés sans accord du patient, données sur les pathologies des malades échangées sans respect des obligations déontologiques… Les faits auraient eu lieu entre 2017 et 2021. Après 48h de garde à vue, les deux hommes ont été mis en examen ce jeudi.

Les investigations ont commencé en 2020 avec une plainte de la CGSS (caisse générale de sécurité sociale) après avoir contrôlé les sociétés prestataires de services de soins à domicile et de matériels médicaux. Ces contrôles feraient suite au signalement de plusieurs infirmiers libéraux et patients.

En plus de facturations d’actes fictifs et de surfacturation de soins, les deux soignants sont accusés d’avoir échangé des coordonnées de patients et des données médicales liées à leurs pathologies. C’est de cette façon que des malades ont reçu chez eux, avant même avoir subi leur intervention chirurgicale, du matériel médical alors que les opérations n’avaient pas encore eu lieu ! Un même appareil pouvait alors être prescrit une fois par le chirurgien et une seconde fois par l’infirmier. Ce matériel était pris en charge par le tiers-payant.

Une organisation qui vole en éclats

Beaucoup de patients suivent les recommandations de leur médecin ou infirmier. Les deux malfrats en ont profité pour rediriger systématiquement leurs patients vers leurs entreprises frauduleuses, parfois sans ménagement. Ces pratiques sont très loin du libre choix du patient inscrit dans les codes déontologiques des professionnels de santé.

D’autres accusations, pour mise en danger d’autruis ont également été révélées : des produits nutritifs prescrits aux patients souffrant de dénutrition auraient été remplacés par des produits moins performants et moins chers.

L’enquête se poursuit…

6 Commentaires

  1. c pas un cas isolé , les détournements par les infirmiers ,ça a fait couler de l encre aussi , DC c est ainsi a qui profite le crime financier, DC tant qu on se fait pas prendre la vie est belle . qd on a une opportunité de voler ben on vole , peu importe si riche ou pov , ça fait partie des pêchés. l honnêteté ça a c jamais existé , enfin plis maintenant .

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