Un journal aussi objectif qu’une péripatéticienne… vierge !

dans Edito de Yves Montrouge/Politique

Quoi de mieux pour commencer que de parler beauté, élégance et, plus précisément, des beautés ultramarines, celles venues de Tahiti, de Guadeloupe et de La Réunion ; De toutes les beautés de ces régions lointaines qui font rayonner la France. Je veux parler, et vous l’aurez compris, de l’élection de Miss France 2019, qui s’est déroulée samedi soir au Zénith de Lille, et qui a propulsé sur les plus hautes marches du podium, quatre  jeunes femmes ultramarines parmi les cinq plus belles de France.

“Deux Réunionnaises parmi les cinq plus belles femmes de France”

Dans l’ordre : Miss Tahihi, Vaimalama Chaves, 23 ans, devenue Miss France 2019, Ophély Mézino, Miss Guadeloupe, 19 ans, qui devient 1ère dauphine de Miss France et Morgane Soucramanien, Miss Réunion, 18 ans, la benjamine du concours, qui décroche l’écharpe de la 3ème dauphine. Sans oublier la 5ème dauphine, Miss Limousin, qui est d’origine martiniquaise. Rappelons aussi que Ophély Mézino est  Réunionnaise car elle a vu le jour sur l’île natale de son père, avant de partir s’installer avec sa famille sur celle de sa mère, qui est Guadeloupéenne. Deux Réunionnaises parmi les trois premières. Qui dit mieux ? La Réunion lé là oté ! Au-delà de ce concours de beauté, il faut y voir aussi une vraie leçon de détermination, celle transmise par la nouvelle Miss France 2019 à toutes ces femmes qui « complexent » parfois en se regardant dans le miroir en raison de leur rondeur. Pour la petite histoire, il faut savoir en effet que Vaimalama Chaves affichait 80 kilos sur la balance lorsqu’elle avait 18 ans. D’où toutes les moqueries qu’elle a dû essuyer parmi lesquelles son surnom qui l’a marqué : « le monstre ». Les jeunes sont assez cruciaux entre eux. Mais au fond d’elle même, depuis samedi soir, elle doit se dire, en pensant à tous les « maloki » : « le monstre vous emmerde à présent ! ». Mais ça c’est moi qui le dit ainsi car une aussi belle femme ne parle pas comme ça, pas avec tant de vulgarité. Pour conclure sur ce chapitre, notons que notre petite fleur locale, Morgane Soucramanien, a brillé de tous ses pétales sur la scène nationale. En se hissant sur les cinq plus hautes marches du podium, parmi les 30 concurrentes, elle a su avec cette humilité et cette simplicité qui lui collent à la peau faire honneur à La Réunion tout en remplissant de joie et de fierté le cœur de Mimose, sa maman et ange gardien.

“Gilets Jaunes : une œuvre de salubrité publique”

On entend de ci et là des commentaires du genre : « les gilets jaunes, ce n’était qu’un feu de paille », que « le mouvement s’est terminé en eau de boudin », qu’ils « se sont déjà fait acheter par les politiques », que « le mouvement a fait psscchhiiiitttt », etc… Il y a sans doute un peu de vrai dans tout cela, mais à mon humble avis, il ne faudrait pas que certains crient victoire un peu trop vite. Certes, le mouvement des gilets jaunes s’est visiblement un peu essoufflé. On l’a vu pas plus tard que ce week-end en métropole où moins de 70 000 personnes ont été mobilisées de part et d’autre dans l’hexagone contre environ 300 000 le 17 novembre dernier, et près de 200 000 il y a une semaine à peine. A La Réunion, ils étaient quelques un à tenter une opération du côté de La Possession samedi. Sans plus. Pas de quoi casser trois pattes à un canard, ni à faire trembler un élu. Mais, attention, il ne faut pas se fier aux apparences. Les gilets jaunes continuent à s’organiser, « en douce, sans secousses », comme on dit. En message privé sur Facebook ou par mail, les gilets jaunes de l’île constitués en coordination ou pas communiquent entre eux. Evidemment, ils ne sont pas organisés ni structurés comme à l’armée, mais ils ont gardé contact et parviennent à faire passer des messages entre eux. Certains gilets jaunes envisagent même une action à l’occasion du 20 décembre, journée ô combien symbolique. Ils savent aussi que la crise qui aura duré deux semaines a été un premier avertissement. Elle a fait bouger les lignes dans le sens où elle a entrainé une prise de conscience de la part de ceux qui nous dirigent. Les gilets jaunes, les vrais (pas les petits casseurs) sont intelligents. Ils ont bien « capté » les promesses d’Annick Girardin, la ministre des Outremers, laquelle a dépêché, comme promis, Olivier Noblecourt le « Monsieur anti-pauvreté » à La Réunion, vendredi dernier, pour le service après-vente. Son rôle à lui sera de mettre en musique tout ce qu’a promis la ministre afin de réduire la misère sociale. Les gilets jaunes suivent tout aussi scrupuleusement le « viré-tourné » de nos politiques. Certains de nos élus tirent petit à petit les leçons de la crise. La diminution du budget « réceptions » à Saint-Denis, la suppression des fêtes de fin d’année aux frais de la princesse, la démission de certains mandats électifs vont dans ce sens. Les gilets jaunes continuent de travailler en comité restreint avec les élus, notamment ceux du Département et de la Région. Et même s’ils ne sont pas (encore) organisés, ils veillent au grain. Plus que jamais. En tout cas, les élus savent qu’ils ne pourront plus dorénavant se permettre certaines largesses avec l’argent public. Comme l’a dit, plus d’une fois, et pas toujours publiquement, la ministre des outremers aux gilets jaunes, « ce n’est pas tant l’argent qui manque, c’est l’utilisation qui en est faite localement qui pose problème ». Bien sûr, l’Etat n’est pas exempt de tout reproche, il lui arrive encore de fuir ses responsabilités mais il va sans dire que si tous les élus utilisaient l’argent public disponible à bon escient et n’en abusaient pas parfois à des fins personnelles ou familiales, la situation aurait été différente. Dommage que la Chambre régionale des comptes (CRC) ne puisse pas mettre son nez dans tous les comptes publics ! Nul doute qu’elle aurait découvert de bien jolis pots aux roses dans certaines de nos collectivités locales ! Par exemple, ces subventions versées à des associations boîtes aux lettres, ou ces associations basées en métropole, ces indemnités versées à des élus qui n’habitent plus forcément à La Réunion, ces emplois fictifs dans de nombreuses collectivités locales, EPCI y compris, les avantages accordés à des contractuels (voiture de fonction, GSM…), ces voyages accordés aux maîtresses dans le cadre des missions bidons, ces cocktails inutiles pour amuser la galerie, ces primes versées un ou deux ans avant les élections… Tout cela pour vous dire que je reste persuadé que les gilets jaunes ne sont pas « morts ». Loin de là ! Passée la trêve des confiseurs, et d’ici un à deux mois, sans doute à la rentrée prochaine, si des messages forts ne sont pas envoyés par nos élus et par le gouvernement, il suffirait que quelques individus en colère enfilent de nouveau leur gilet fluorescent et se postent sur quelques ronds-points de l’île pour relancer le mouvement. Raison pour laquelle, même si les gilets jaunes donnent l’impression de s’être un peu dispersés, même si certains d’entre eux, après avoir rencontré les maires et autres présidents de collectivités, ont demandé et obtenu un «petit bon » ou une aide quelconque, il serait risqué de parier sur la fin définitive de ce mouvement, qui est actuellement en veilleuse, le temps des fêtes de fin d’année. En effet, les gilets jaunes sont à l’image des bananiers. Quand on en coupe un, il y en a un autre qui bourgeonne aussitôt.

“Vous avez dit liberté de la presse ?”

Il en aura été beaucoup question de cette liberté de la presse, la semaine dernière. Radio Free Dom en a même organisé une émission spécialement consacrée à ce sujet, vendredi dernier, sous la houlette de son journaliste Charles Luylier. Lequel a invité Franck Cellier du Quotidien de La Réunion ainsi qu’un représentant du média écrit d’en face. Sauf que le directeur général de ce journal subventionné, lui a raccroché au nez. Quant au directeur de la rédaction du même journal, il a poliment décliné l’invitation. Aussi, Charles Luylier a donc fait l’émission avec son confrère du Quotidien tout en ouvrant l’antenne à celles et ceux qui voulaient bien la prendre. Certains l’ont fait pour exprimer librement leur opinion. Force est de constater cependant que d’autres, moins courageux, continueront à distiller des leçons de morale, d’objectivité, d’indépendance de leur titre… depuis leur bureau, cachés derrière leur ordinateur. C’est plus facile.

Pour en revenir au journal subventionné, je ne vais pas tirer sur l’ambulance même si, personnellement, je m’en prends plein la gueule tous les samedis. Je ne vais pas faire comme Thierry Robert, prendre mon téléphone, faire des menaces et enregistrer la conversation pour la mettre sur mon Facebook. C’est bête et inutile. Néanmoins, je le comprends, lui qui a tellement morflé – et gratuitement en plus – il doit en avoir un peu ras-le-bol de ces attaques sur commande grassement subventionnées avec de l’argent public. Et maintenant qu’il est redevenu un simple citoyen… il souhaiterait qu’on lui foute la paix. C’est compréhensible, mais je n’aurai, malgré tout, pas fait comme lui en me rabaissant de la sorte. Car tous les Réunionnais savent que le journal subventionné est devenu le « journal de… » et que ce média – en dépit du respect que j’ai encore pour certains de ses journalistes – est aujourd’hui à la botte d’une grande collectivité locale et de son exécutif. C’est gros comme le nez sur le visage. Et je serai tenté de dire que l’objectivité est au journal subventionné ce que la virginité est à une péripatéticienne. Je n’ai pas besoin de répondre aux attaques fielleuses de son DG qui vieillit mal et qui se trompe d’époque en se prenant à la fois pour le préfet, le procureur et même, souvent, pour un gouverneur. Mes anciens collègues, qui ont « honte » de l’actuelle ligne éditoriale de leur média, se chargeront avec le temps de rétablir un semblant d’objectivité et d’intégrité journalistiques au sein de cette entreprise. La preuve, nombre d’entre eux – à l’exception de ceux qui ont peur ou qui se sont fait acheter par des voyages de presse – tiquent à signer la motion de soutien au DG que le directeur de la rédaction a rédigé et envoyé depuis son mail à la rédaction la semaine dernière. Une motion écrite contre le syndicat national des journalistes (SNJ) et dans laquelle il est mentionné : « nous apportons notre soutien au DG parce que l’entreprise a traversé et traverse des moments difficiles et que le SNJ ne nous aidera en rien dans ce contexte ». Sauf que, nombreux sont les journalistes de la rédaction du journal subventionné qui n’ont toujours pas renvoyé la motion signée à la DRH, (comme exigé par la direction de la rédaction) parce qu’ils n’approuvent pas (ou plus) du tout la ligne éditoriale. Du coup, pas très content, le DG a fait circuler, en interne, la rumeur selon laquelle, il ne serait peut-être plus de retour après ses vacances de fin d’année. « Ça nous en touche une sans faire bouger l’autre », plaisantent aujourd’hui certains rédacteurs qui ne croient plus en ce « chantage enfantin ». Avant de préciser : « et quand bien même ce serait vrai, les cimetières sont remplis de gens qui se croyaient irremplaçables ».

A propos de ce DG, je vais terminer avec un de ses « clients » du samedi dont il devrait en entendre parler dans pas très longtemps. Pas façon Thierry Robert mais via la justice, c’est-à-dire en bonne et due forme. Il s’agit de Teddy Narayanin Mamindy (voir photo ci-dessous), promoteur de profession, qui a été durant des semaines traîné dans la boue, traité de voleur, de magouilleur, d’escroc au « casier judiciaire noirci »…

A se demander, comment se fait-il qu’un tel individu puisse encore circuler en toute liberté ? La raison en est simple, comme l’explique l’intéressé lui-même, qui a fait appel à Free Dom, média libre et objectif, pour s’exprimer : « tout ce qui a été écrit sur moi dans ce journal par son directeur général est faux et archi faux ! Certes, mon frère est allé le voir directement dans son bureau il y a environ un mois et, depuis, il n’a plus rien écrit. Certes, ma famille, également salie, voulait descendre jusqu’à son bureau pour lui demander quelques explications. Moi, je n’ai rien dit jusqu’à présent pour voir jusqu’où il allait persévérer dans la connerie. Mon casier judiciaire qui m’a été délivré le 14 septembre 2018 et que je vous autorise de publier est aussi blanc qu’un cachet d’aspirine» (voir photo ci-dessous).

Et Teddy Narayanin Mamindy de poursuivre : « je n’ai jamais volé personne. Le seul contentieux que la justice a eu à gérer me concernant repose sur un chèque de 25 000 euros que me réclamait Michel Soucramanien, avec qui j’avais commencé à faire affaire il y a deux ans. Ce dernier a porté plainte contre moi. Il a perdu en première instance devant le tribunal correctionnel le 14 juin 2016. Il a fait appel. Il a perdu devant la Cour d’Appel le 12 juin 2017. Il s’est pourvu en Cassation mais, en janvier 2018, il a été déchu par la Cour de Cassation puisqu’il n’a pas déposé de mémoire. C’est un mauvais perdant qui est allé raconter des ladilafé à quelqu’un qui adore les ragots et qui, à travers moi, a des comptes politiques à régler avec Gilbert Annette et Ericka Bareigts. Vous pensez bien que si je devais de l’argent à des gens, comme il l’a dit dans son torchon, ces personnes m’auraient depuis longtemps déjà assigné devant la justice. Depuis la publication de ses éditos mensongers sur l’opération immobilière que je mène à Saint-Denis, près du monument aux morts, la police a fait une descente à la mairie de Saint-Denis pour récupérer le permis de construire accordé par la commune et mon chantier a été arrêté durant deux mois. D’où un préjudice financier important pour ma société, les salariés et mes associés. Mais le permis est légal, il a été fait dans les règles de l’art. Quant à moi, je n’ai jamais été convoqué par la justice, la vraie. Je ne veux pas parler de celui qui se prend pour le justicier de La Réunion ». Suite de cette affaire, vraisemblablement devant les autorités compétentes d’ici au début l’année prochaine car Teddy Narayanin Mamindy, également traité de « devineur-sorcier », a confié tout le dossier à ses avocats. Rendez-vous à lundi prochain pour le dernier édito de l’année !

Y.M.

([email protected])

 

 

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ClindoeilJulieSAINT PIERREKiréJoshua Recent comment authors
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noé
Invité
noé

On répare de nos jours la virginité perdue chirurgicalement !

Un franc
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Un franc

En connaissance de cause n’est ce pas

Joshua
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Joshua

Oula. Le journal en question est trop défoncé pour se faire réparer.

Aniès
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Aniès

Accro, accro , accro du fric et des primes! Ha ha ha

Kermaer
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Kermaer

Vierge c’est possible qu’elle le reste si elle ne fume que des pipes.
Objectif ce journal l’est mais seulement OBJECTIF REUNION

Di saknapodi
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Di saknapodi

OBJECTIF POGNON irait mieux à ce journal annonçant ouvertement ses soutiens à certains élus maires , président de Région . On les appelle AMIS et les noms sont cités. C’est devenu un journal de propagande au service de certaines personnes au même titre que Témoignages était dans un temps passé . Chaque samedi , on sait de qui et de quoi on va parler . Il serait temps de changer de logiciels pour être un peu plus crédible.

Doulux
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Doulux

C’est chaud de donner son adresse comme ça…

Militant pour Didier
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Militant pour Didier

Si Robert n’a rien fait pour remettre de l’ordre dans ce journal de l’île, il perdra son mandat. Il faut arrêter de croire que la population est dupe, que l’intox et les coups de com ça suffit pour faire tourner le monde. Qu’on peut raconter n’importe quoi à la population parce qu’elle n’est pas éduquée et qu’elle se contente d’un RSA et d’un billet d’avion subventionné. Ce journal va causer la perte de Didier si rien n’est fait pour redonner un semblant de liberté à ce quotidien. Vous êtes prévenu.

OMAR
Invité
OMAR

Vive le quotidien- vive Franck Cellier et vive la vérité

Kiré
Invité
Kiré

“Qu’est-ce que la vérité ?”

La Route Bell
Invité
La Route Bell

ESt ce mieux que le confrère en cause d’en face Yves ??

SAINT PIERRE
Invité
SAINT PIERRE

Qu’el rapport entre la virginité et l’élection de MISSE FRANCE …….C’ était à l’époque de la dame au chapeau …je voudrais savoir combien de vierges de 20 ans sont à la Réunion comme du reste en métropole ..je me rappel dans ma jeunesse .il existait une élection …de la Rosière ….pour cela il fallait que la jeune fille soit vierge -est une vie de sainte au saint de sa famille .faire le …ménage -commissions -cuisine ..raccommodage des habits …sorties encadrée par la famille ..aller à la messe le dimanche …..Là plus rien CAR IL Y A LONGTEMPS……avec la libération de… Lire la suite »

Julie
Invité
Julie

Consulter la charte de Munich de 1971 pour bien comprendre l imposture

Clindoeil
Invité
Clindoeil

Ptdr vous avez tout lu ?!!!