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Une « liste noire » avec des têtes à couper avant 2021…

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« Casse » dans les quartiers sensibles : un problème d’éducation à la base

Voilà qui, sans transition, m’amène à vous parler de Patel (Ibrahim) et de sa bande qui ont défrayé la chronique judiciaire cette semaine. Mais, oups ! Désolé, il y a plus important à l’échelle de notre île, si vous me le permettez, que ces histoires de « vol, de recel », semble-t-il, d’enveloppes qui auraient conduit à de la « fraude électorale » à la Chambre de commerce et d’industrie de La Réunion. J’y reviens tout de suite. Promis. Comment parler de la CCIR avant même les évènements dramatiques survenus lors de la nuit d’Halloween dans différentes communes de l’île ? En tant que Réunionnais, soucieux de l’avenir de mon île, je ne peux rester indifférent à une telle situation qui interpelle et qui, plus que jamais, devrait interpeller nos élus, ceux-là mêmes qui ont en mains le devenir de ce territoire. Tout est devenu prétexte pour casser, pour détruire. Un phénomène qui ne touche plus seulement les quartiers réputés « chauds-bouillants » (Chaudron à Saint-Denis ou Fayard à Saint-André). Plus personne, plus aucune commune n’est aujourd’hui à l’abri de ces « soulèvements », de ces « défoulements » (serait-on tenté de dire) sporadiques qui consistent à casser, « comme ça », « parce que… ». Parce que quoi ? Pour le fun, pour faire comme à la télé, parce que c’est « facile » de casser, de lancer des galets… C’est ce qu’on a entendu sur le terrain, au lendemain de la nuit d’Halloween. Les petits casseurs eux-mêmes (petits parce qu’ils n’ont pas plus de 16 ans pour beaucoup d’entre eux) ne savent même pas pourquoi ils « ont fait ça ». C’était dans un « mouvement », pour « faire comme les potes ». Casser une pizzeria, un hôtel, bref s’attaquer à tout pour s’amuser. Brûler des voitures, y compris celles des gens pauvres qui « ralent » le diable par la queue pour payer leur crédit en se réveillant tôt le matin. Il y a là sujet à réflexion ? Où va-t-on ? Il faudra dorénavant craindre toutes les nuits de fête : aujourd’hui Halloween. Demain, Noël. Et, après-demain, vous ne pourrez même plus fêter tranquilou un anniversaire chez vous en famille ou entre camarades car des jeunes en manque d’éducation pourraient aussi venir brûler des poubelles devant votre case. Face à de pareils actes bêtes et lâches, il n’y a pas de meilleure réponse que celle choisie, par exemple, par Louis Laurent Léger, le gérant de la pizzeria Cosy en rouvrant, deux jours après les « casses », son restaurant, avec l’aide des habitants et des associations du Chaudron parce que, évidemment, hormis une petite bande de marmailles mal éduqués, toutes les familles de ce quartier de Saint-Denis n’ont pas chez elles des petits délinquants à deux balles. Ces familles sont pour la paix et la tranquillité. Ne pas baisser les bras, ne pas se décourager, ne pas avoir peur face à la connerie humaine, ne pas se laisser intimider par quelques « gars » qui agissent bêtement sans réfléchir, c’est exactement la posture à adopter dans de telles circonstances. Pas celle de certains politiques qu’on a vus ou entendus. « C’est une nouvelle preuve de l’abandon de ces territoires et de leurs habitants par l’Etat », a réagi la députée Nadia Ramassamy qui a demandé « les moyens que compte mettre en œuvre l’Etat pour prévenir ce type de violence tant au niveau sécuriaire qu’au niveau social ». La réaction facile, le réflexe automatique. C’est pas moi, c’est lui ! La faute à l’Etat. Comme d’hab’. Bèsement i pète dan’ Chaudron, dans le canton de Mme Ramassamy et, au lieu de comprendre, le pourquoi du « zafèr » ici, elle va chercher les explications à Paris. L’Etat, l’Etat, toujours l’Etat ! Nos politiques sont parfois comiques. Quand ça marche, c’est toujours grâce à eux mais quand ça foire, c’est toujours la faute à l’Etat. Courageux mais pas téméraires ! « Le RSA est en train de détruire notre société », s’est enflammé de son côté Jean-Paul Virapoullé. Sans doute, mais le RSA est une déclinaison du RMI votée au début des années 1990, entre autres aussi par Virapoullé. Depuis toutes ces années, qu’ont fait nos politiques pour essayer de changer la donne, pour tenter d’activer les dépenses passives ? Les gouvernements, droite, gauche, se sont succédés et personne n’a pu résoudre, même « ène ti guine-guine » le problème du chômage ou encore celui de l’insertion.

L’argent ne manque pas pourtant dans notre île. C’est l’utilisation que les élus en font qu’il faudrait revoir. Cet argent public est-il utilisé à bon escient ? Est-il bien orienté ? Chaque année, nos collectivités exposent leurs ambitions, leurs projets via leurs orientations budgétaires. Discours politiques ronflants par çi, communication soignée par là, investissement de dizaines voire de centaines de millions d’euros dans des grands projets structurants. Certes, il en faut des projets structurants, mais qu’a-t-on fait pour tout de suite, pour l’immédiat, afin d’éviter des flambées de violence aussi bêtes que méchantes comme celles survenues lors de la nuit d’Halloween dans différentes communes du département ? Et puis, autre question : doit-on pour autant stigmatiser systématiquement le RSA ? C’est comme pour tout, il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier. Il y a de bons élus qui travaillent dans l’intérêt collectif comme il peut y avoir des élus qui ne pensent qu’à eux, qu’à leur carrière et qui sont prêts à utiliser une bonne partie de l’argent public uniquement à cette fin. Combien de parents bénéficiaires de RSA ont pu, malgré leurs conditions de vie sociale, « produire » des enfants ingénieurs ? J’en connais beaucoup. Ce sont des parents responsables qui ont su gérer leurs petits quatre sous de la solidarité en se serrant la ceinture et en priorisant les études de leurs enfants tout en leur apprenant les bonnes manières, à savoir ne pas casser, ne pas détruire les biens d’autrui, ne pas brûler des voitures etc… Tout est une question d’éducation, et l’éducation relève de la responsabilité des parents, mais des enseignants ou des responsables d’associations. Mais il est vrai aussi que si on passe son temps devant les télénovelas tout en laissant les enfants « traîner » jusqu’à pas d’heure dans les rues, on doit s’attendre à toutes dérives, à tous les dérapages possibles. Mais la société est assez compliquée dans le sens ou une « correction » pourrait être interprétée comme étant de la maltraitance. Rappelez-vous des coups de ceinture (Kaporal) assénées par cette maman du Sud à son fils délinquant-voleur. Pour avoir « corrigé » son fils « tête dure », c’est elle qui s’est retrouvée devant la justice pour être « corrigée » à son tour. Un mot de trop et les marmailles de maintenant activent le numéro vert. Ce sont alors des assistances sociales célibataires, qui n’ont jamais enfanté, qui se ramènent pour apprendre aux mamans comment éduquer leurs marmailles. On marche sur la tête !

« Ibrahim Patel, une sénatrice, une députée, un maire de l’Ouest… » dans le collimateur de la justice locale

J’en viens maintenant à Ibrahim Patel et son staff qui ont été interpellés de façon spectaculaire la semaine dernière. Façon Mélenchon. Pas Benalla. On a pu voir le président Patel en photo assis en bas de survêtement à l’arrière d’une voiture dans laquelle, paraît-il, était aussi assis, à l’avant, le procureur de la République Tufféry. Je ne connais pas spécialement Ibrahim Patel. Il ne fait pas partie de mon cercle d’amis, lesquels peuvent être compté, soit dit en passant, sur les doigts d’une seule main. Oui, vivons heureux, vivons cachés ! Je ne vais donc ni prendre sa défense, ni m’acharner sur lui, et encore moins le juger. Je ne suis ni Procureur, ni juge d’instruction, ni justicier, ni gouverneur et ni donneur d’ordre à la justice et au PNF. Je suis journaliste et je me limite aux faits. Je ne donne pas non plus dans le délit de faciès. Avant d’en venir aux faits, j’ai remarqué que les policiers ou gendarmes prenaient toujours grand soin de masquer le visage de tout violeur, voleur, braqueur, curé pédophile, sorcier ou guérisseur agresseur sexuel, auteur d’attouchement afin d’éviter toute exposition aux photographes. Dans le cas de Patel, j’ai eu l’étrange impression que les enquêteurs ont tout fait pour, justement, l’exposer tel un tableau, pour qu’il puisse être photographié sous tous les angles possibles lors des perquisitions à la Chambre de commerce et d’industrie. Pour les faits, vous disais-je, je laisse à la justice le soin faire son travail. Pour l’instant, à la lecture de certains « papiers », je pensais qu’Ibrahim Patel, tel un mafieux du grand banditisme, allait finir sa vie au « trou » (je parle de prison). Or, le juge d’instruction l’a laissé en liberté. Placé sous contrôle judiciaire certes et mis en examen, mais libre comme un oiseau, y compris à présider la Chambre de commerce. En général, quand on est « fraudeur », quand on est « acheteur de voix », « voleur » d’enveloppes… on prend la direction de Domenjod. Rien de tout ça ! Patel est tranquille chez lui. Tout comme son dir-cab Salim Motara et tous les autres dont un que les policiers avaient arrêté par erreur. Un certain Omarjee, un « vieux monsieur » du Port qui tremblait comme une feuille à Malartic avec ses boîtes de médicaments dans les mains après avoir été « cueilli » dans son lit à son domicile. Il a été aussitôt hospitalisé avec les excuses des flics qui s’étaient « gourés » d’Omarjee. L’autre Ormarjee, le vrai, a été interpellé dans la matinée, pas loin de la CCIR. Sinon, quoi vous dire d’autres ? Que, pour l’instant, les enquêteurs ont mis la main sur des listings dans un local qu’un propriétaire avait loué, du côté de Saint-André, au staff de Patel durant la campagne électorale. Des listings sur lesquels étaient gribouillées des annotations du genre « demande 2000 euros » ou « 3000 euros », ou même « 5000 euros ». D’après nos informations, il s’agit des listings sur lesquels figuraient les noms des commerçants et, durant la campagne électorale, des jeunes filles embauchées de façon saisonnière par l’équipe de Patel, avaient pour mission de faire du phoning afin d’entrer en contact avec lesdits commerçants pour savoir s’ils allaient voter en faveur ou contre Patel. Elles notaient ainsi au fur et à mesure des coups de fil passés, « OK » (pour les commerçants favorables à Patel), « non » (pour les non favorables) ou encore « demande 2000 € », ou « 3000 € » ou « 5000 € ». Elles reportaient systématiquement (pour ne pas dire littéralement et voire même un peu bêtement) sur les listings tout ce que les commerçants leur disaient. C’était leur job. Quelqu’un a-t-il vu Patel remettre aux commerçants les sommes indiquées sur les listings ?

Quant au propriétaire du local, un certain Luc-Guy Fontaine, il n’a fait que louer son bâtiment. Ensuite, il s’est occupé de ses entreprises, étant lui-même en ce moment aux prises avec la justice. Lors de la campagne électorale de la CCIR, il était à Madagascar pour son activité professionnelle. Cela ne l’a pas empêché d’être « cueilli » lui aussi, la semaine dernière, comme un malpropre dans son lit aux environs de 6h30 à Sainte-Anne, d’être entendu, avant d’être jeté au cachot durant une nuit. Rien ne pèse contre lui. Rien non plus contre beaucoup d’autres élus de la CCIR. Concernant Patel, Andy (Hutson) et Vally (Younous), on en saura davantage d’ici à l’année prochaine, au moment du procès. Pour l’instant, la justice instruit. Elle instruit ce qu’elle veut bien instruire, ressort des dossiers vieux de deux ans… Et si j’en juge par mes lectures notamment un article dans un journal subventionné et un autre sur un site politiquement « très marqué », il existerait une liste déjà toute prête au niveau de la justice, une espèce de « feuille de route » avec dessus des personnes qui vont dérouiller. Une sorte de liste noire de têtes à couper ? J’ai cru comprendre en lisant bien, qu’Ibrahim Patel, ainsi qu’une sénatrice, une députée, un maire de l’Ouest, un maire du Sud… devraient dérouiller. Je ne savais que la justice fonctionnait ainsi, qu’elle établissait d’abord une liste avant d’agir. Quel serait donc le point commun avec ces personnes qui seraient dans le collimateur ? Thierry Robert, on l’a vu, a déjà « dérouillé », évincé de la scène politique pendant 3 ans pour avoir manqué à ses obligations fiscales. D’aucuns disent que les ennuis d’Ibrahim Patel avec la justice ont surtout commencé depuis qu’il a déclaré vouloir se présenter aux municipales de Saint-Paul en 2020. J’ai remarqué, et ce n’est pas la première fois, qu’à chaque fois qu’Ibrahim Patel faisait les gros titres d’un journal de la place, la Une de ce même journal était partagée en bonne et due place sur le Facebook « d’Objectif Réunion ». Un hasard sans doute de la part de la personne qui gère cette page ? Certainement, car Ibrahim Patel, faut-il le rappeler, est vice-président de Région. Ibrahim Patel, c’est aussi celui là-même qui raconte partout qu’il a les preuves de la location, à titre privé, par les anciennes majorités de la CCIR des terrains appartenant à la Chambre consulaire. Où sont passées les recettes de ces locations de terrains publics ? A qui ont-elles profité durant toutes ces années que la CCIR a été dirigée par les représentants du Medef que les mauvaises langues qualifieront de « gros blancs » ?

Sur la fameuse liste noire, il y aurait également, nous dit-on une sénatrice, qui a déjà fait plusieurs fois la Une d’un journal. Une sénatrice bien ancrée politiquement sur Saint-Denis et considérée comme une candidate potentielle aux régionales de 2021 ? A qui pourrait-elle bien faire de l’ombre ? Par ailleurs, qui serait ce maire de l’Ouest dans le collimateur de la justice ? Serait-ce Joseph Sinimalé, candidat à sa propre succession à Saint-Paul en 2020 ? Et la députée ? Serait-ce Nadia Ramassamy dont le nom a été lâché tout récemment dans un journal ? Cette élue politiquement incontrôlable qui pourrait bien se présenter sur Saint-Denis ? Quid du maire du Sud ! A qui ces élus de la liste noire pourraient-ils bien faire de l’ombre ?

Quid de l’enquête sur la NRL, petit dossier à 1,6 milliard d’euros, qui a démarré depuis 2014 ? 

Alors, récapitulons : la justice s’est lancée dans une opération « mains propres » et, pour se faire, elle doit donner l’exemple, montrer qu’elle est intraitable. Et à en croire les médias subventionnés, cette même justice aurait déjà établi sa liste noire sur laquelle se bousculeraient et convergeraient vers soit de la taule, soit de l’inéligibilité Ibrahim Patel, une sénatrice, une députée, un maire de l’Ouest, un du Sud… Pendant ce temps, tous les autres peuvent dormir tranquilles. Quid de l’affaire SPL Oté à Saint-Paul ? Plus de nouvelles ! De l’affaire d’attouchements sexuels sur une mineure ? Plus de nouvelles de ce chef d’entreprise très connu, grand preneur de pub dans la presse locale (pas à Free Dom), qui avait été accusé par une jeune fille et sa maman ! Quant à l’affaire d’harcèlement sexuel sur un jeune homme survenu dans une grande collectivité locale, le procureur de la République l’a classée sans suite alors qu’une vidéo envoyée à la victime et montrant l’agresseur en train de se masturber se trouvant dans les mains (si on puis dire) des enquêteurs. Les preuves ne manquaient pas dans cette affaire… Si elle a été mise à la poubelle localement, elle n’est pas bouclée pour autant de l’autre côté la mer. La victime partie se réfugier en métropole pour fuir son agresseur utilise actuellement tous les recours possibles pour le respect de ses droits et de sa dignité. Quant à l’agresseur et l’employeur de la victime, ils n’ont jamais été entendus par la justice. Ou alors très discrètement. Ils n’ont pas été exposés comme Ibrahim Patel. Autre affaire classée récemment par la justice locale, celle d’un responsable d’une agence dépendant largement d’une collectivité locale importante et donc de l’argent public. Le responsable en question avait utilisé la carte bancaire de l’agence a des fins personnelles, y compris pour des vacances familiales en Europe. Et pour combler le déficit de l’agence, la collectivité en question a été contrainte d’alimenter la caisse en subventions (argent public). Pris la main dans le sac, le responsable a remboursé ce qu’il avait dépensé indûment et a été relaxé. Cool la justice !

Et puis, ma sempiternelle question, pour rester dans le domaine judiciaire : où en est s’il vous plaît messieurs les magistrats l’affaire de la NRL ? Comment se fait-il que la totalité des personnes concernées n’ont pas encore été entendues alors que l’enquête a démarré depuis 2014 et a déjà donné lieu à quelques perquisitions ? A quand un procès ? Où en est l’instruction ? A quel niveau ça bloque ?

Il est fort à parier qu’Ibrahim Patel et d’autres encore vont être convoqués un peu avant les échéances électorales de 2020-2021. Le procédé sera toujours le même. Il est gros comme le nez sur le visage : photos en Une d’un journal qui informe à charge selon la tête du « client », image salie, ternie… Pour l’instant, je retiens qu’Ibrahim Patel a connu des déboires judiciaires avec son portrait en Une de journal parce qu’il aurait « acheté pour 5000 euros de voix » tandis qu’un responsable d’une agence entièrement subventionné par une collectivité locale a dépensé l’argent public à des fins personnelles pour au moins trois fois 5000 € ! J’ai aussi retenu que Bruno Cohen a déposé plainte contre les 36 élus de la CCIR mais qu’une dizaine seulement ont été interpelés. Pourquoi une dizaine, pourquoi pas les 36 ? Deux des 36 élus visés par la plainte de Cohen ont été d’emblée disculpés de tout. Si j’ai bien compris, après avoir participé aux présumés « achats de voix » en faveur de Patel, ces deux élus auraient dénoncé les stratagèmes mis en place. Ils l’ont fait quand ? C’était suite à une réunion pour le partage du gâteau (pouvoir) bien après les élections. Pourquoi ne l’ont-ils pas fait avant ou pendant le déroulement des opérations ? Pourquoi avoir attendu la fin des élections et le partage des postes pour réagir et alerter Cohen ou la justice ? Et s’ils avaient obtenu, de la part de Patel, un morceau de gâteau plus gros, auraient-ils malgré dénoncé « la fraude » présumée ? C’est un peu comme si 10 personnes commettaient ensemble un braquage mais que, suite à ce braquage, deux parmi elles décideraient finalement de tout balancer parce que les parts du magot braqué n’auraient pas été réparties équitablement… En clair, je veux dire par là que si la « fraude électorale » devait être confirmée à la CCIR, ces deux élus seraient ni plus ni moins complices. Or, là encore si j’ai bien compris, ils ont d’ores et déjà été « blanchis » par la justice tropicale. Elle est pas belle la vie ! En parlant de « fraude électorale présumée », où en est l’affaire concernant Maurice Gironcel à Sainte-Suzanne où la justice dispose des témoignages enregistrés ?

Pour finir, un petit mot sur la lutte contre ce fléau qu’est l’alcoolisme. Lutte mène désespérément la FRAR du Dr Mété et une toute petite poignée de députés dont Ericka Bareigts. Mais le combat s’annonce très ardu. La preuve en photo (voir ci dessus) sur laquelle Mme Annick Girardin, la ministre des outre-mer, « i met’ la pose » (poser fièrement) pour défendre les couleurs d’un produit industriel. Je vous laisse découvrir lequel. A regarder sans modération ! Rendez-vous à lundi prochain. Je vous parlerai, entre autres, de la journée du 17 novembre.

Y.M.

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