Végane Réunion : journée mondiale de la B12, vitamine de la compassion

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La Société Végane Réunion, association locale de bénévoles loi 1901, dont l’objectif est de compiler et diffuser les informations issues d’études scientifiques et factuelles liées au véganisme, de protéger la santé des véganes et de promouvoir des solutions véganes, s’associe demain, 12 décembre 2017, à la première édition de la journée mondiale de la vitamine b12 organisée par la Fédération végane basée à Paris. En effet c’est le 70ème anniversaire de la découverte de l’origine bactérienne de la vitamine b12. Cette découverte du 12 décembre 1947 est l’événement historique encore peu connu du public et pourtant clé, qui rend possible le principe du véganisme (principe de vivre sans exploiter les animaux), car nous savons faire la culture de ces bactéries.

Nous surnommons ainsi la vitamine b12, la vitamine de la compassion, car elle permet à la société humaine de s’émanciper de l’exploitation animale.

Nous rappelons à cet effet que le véganisme, malgré encore le manque de connaissance et de formation en alimentation végane des corps de santé en France, a fait l’objet d’un consensus scientifique mondial : l’alimentation végane est compatible avec une alimentation équilibrée à tout stade de la vie et permet de vivre tout aussi longtemps.

Le véganisme, outre les questions éthiques essentielles, permet également de prévenir la détérioration des terres fertiles, réduire fortement la destruction des forêts de la planète, réduire significativement la demande mondiale en eau, améliorer la qualité de l’eau, inverser les effets de destruction des écosystèmes marins liés à la pêche et à la pisciculture, réduire de manière importante les émissions de gaz à effet de serre, réduire fortement les besoins de productions agricoles (pour nourrir les élevages).

Voici quelques chiffres des animaux tués chaque année par les humains, pour avoir une idée de l’ampleur des impacts de l’exploitation animale de nos jours : 70 milliards de grands animaux terrestres, entre 500 et 1000 milliards d’animaux marins (estimation due au fait qu’ils sont comptabilisés en tonnages), 1000 milliards de vers à soie cuits vivants. Un massacre devenu inutile
depuis 1947, avec la découverte de l’origine bactérienne de la vitamine b12. Un massacre qui engendre aussi une destruction de végétaux et d’autres règnes du vivant bien plus importante que l’exploitation directe de ces derniers.

Aujourd’hui, les élevages ne sont ni justifiés ni durables. L’alimentation, qui cause une grande partie de l’exploitation animale, est notre première empreinte écologique. La population mondiale augmente alors que les terres fertiles diminuent et il n’y a pas assez de terres pour qu’une alimentation à base de produits animaux puisse nourrir l’humanité. A l’inverse, on peut défendre qu’une alimentation végane variée ne nécessite qu’un tiers de la superficie agricole comparée à l’alimentation occidentale actuelle. A cela s’ajoutent les problématiques énergétiques, de climat et conditions pour la vie sur terre auxquelles le véganisme pourrait apporter des aménagements sans délai avec une portée substantiellement plus favorable que l’ensemble des mesures d’économies d’eau, d’énergie et de recyclage mises en place.

A l’occasion de la première journée mondiale de la vitamine b12, j’invite donc, au nom de l’association, la population réunionnaise, les professionnels de la santé et les institutions publiques à porter un regard bienveillant sur le véganisme, aider au développement de solutions véganes et considérer l’arrêt de l’exploitation animale et l’étudier comme un atout sérieux pour l’avenir proche de notre civilisation.

Harris KALIDAS
Président de la Société Végane Réunion.

 


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