(VIDEO) la CNL dénonce la cherté des prix des médicaments à La Réunion

« A qui profite le crime ? », se demandent Jean-Michel Singaïny, président régional de la CNL (Confédération nationale du logement et de la consommation) et Me Nasser Zair, avocat. Tous deux ont décidé de relancer ce débat qui remonte aux années 1990, en estimant que « de nombreuses personnes vulnérables et précaires dont des personnes âgées préfèrent avoir recours aujourd’hui aux tisanes pour ne pas subir les coûts trop onéreux».

A plusieurs reprises déjà, des élus sont montés au créneau par le passé, mais cela n’a rien changé du tout. Profitant du contexte de crise sanitaire (dengue, covid), la CNL remet le dossier sur la table et souhaite que toutes les parties concernées puissent se réunir et parler d’une même voix pour que le gouvernement réagisse au plus vite. Ecoutez M. Singaïny. Il est au micro d’Yves Mont-Rouge :

L’écart de prix, comme l’a souligné le président de la CNL, par rapport à la métropole, est de 1 à 3 euros. « Pour les personnes précaires et qui souffrent de maladies chroniques nécessitant un traitement de longue durée, cela représente un surcoût énorme », expliquent Jean-Michel Singaïny et Me Nasser Zair.

Aussi, après avoir sonné le tocsin plus d’une fois, ils ont décidé de sortir la piqûre de rappel en demandant au gouvernement d’abroger l’arrêté ministériel de 2008 qui fixe la majoration des prix des médicaments à 33% à la Réunion par rapport à l’hexagone.

« Le coût du transport jusqu’ici mis en avant par les lobbies des pharmaciens n’a plus rien à voir avec les années 60. Tout le monde doit faire un geste, à commencer par la Sécurité sociale dont le budget est pourtant très impacté. Mais, nous avons l’impression que les autorités font la sourde oreille et rentrent sous la table pour ne pas mécontenter cette industrie », insiste Jean-Michel Singaïny.

Après donc plusieurs alertes, la CNL via son avocat Me Nasser Zair, a écrit au Premier ministre Jean Castex pour lui expliquer que « cette majoration de 33% appliquée localement est d’autant plus scandaleuse que la République française a fait voter diverses lois et édicté plusieurs dispositifs réglementaires en vue de réduire l’écart de richesse entre la métropole et les départements ultramarins et de compenser les effets de l’éloignement géographique avec la métropole ».

La CNL considère aussi que « sur le plan de la légalité, l’arrêté litigieux est contraire au principe constitutionnel en ce qu’il institue une discrimination directe et indirecte entre les métropolitains et les ultramarins qui n’est fondée sur aucun motif d’intérêt général ».

La CNL précise que « si d’ici à deux mois le dossier n’est pas pris en considération par le gouvernement », elle se réserve le droit d’intenter un recours auprès du Conseil d’Etat. Affaire à suivre !

Y.M.

([email protected])

 

 

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Môvélang
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Môvélang

Et le ratenon, qu’est-ce qu’il attend pour mettre la pression à l’assemblée, et la mère ramassamy qui ne perd pas une occasion d’ouvrir sa grande gueule pour brailler dans le vide et l’autre Lebon qui elle commence son intervention pour les riches planteurs et usiniers, sans oublier les autres planqués, ils sont plus d’une quarantaine d’élus à qui on a donné mandat pour nous défendre, ils sont où ?