(VIDEO) Un “GPO Environnement” pour aller à la chasse aux dépôts sauvages à St-André

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Le Groupement de Partenariat Opérationnel (GPO), composé de la municipalité de Saint-André, de la police municipale, de la brigade verte de la Cirest et de la Police nationale n’hésitera pas verbaliser. Les amendes peuvent aller de 700 à 1 500 €.

Le GP0 a été mis en place officiellement, ce matin, dans le bureau du maire Jean-Paul Virapoullé à la mairie, mais la brigade Verte de la Cirest, ainsi que la police municipale de Saint-André et la police nationale opèrent depuis quelques mois déjà sur le terrain. Pas moins de 400 contraventions ont déjà été dressées contre les « pollueurs », ceux notamment qui alimentent de façon récurrente les dépôts sauvages dans leur quartier. Sur ces 400 contraventions dressées par la brigade verte placée sous la responsabilité de Mickaël Boyer, les deux grosses communes de l’Est de plus de 50 000 habitants, à savoir Saint-André et Saint-Benoit, sont les plus concernées.

La police municipale de Saint-André qui opère sous la houlette de Wilson Savignan a déjà transmis en 2018, près d’une centaine de procédures à la police nationale dirigée par le commandant Bertrand Dubuc, et plus précisément au service « Police de sécurité du quotidien » géré par le major Jean-Michel Doxiville et son adjoint, le gardien de la paix Luciano Coisser. Pour cette année 2019, ces procédures de signalement et autres s’élèvent déjà à 71. Plus de 50 véhicules ont été mis en fourrière.

On ne rigole pas avec les déchets sauvages car il y va de la santé des habitants et de la propreté de la ville. « A l’heure où nous avons déjà commencé à engager près de 120 millions d’euros ANRU pour la rénovation du centre-ville, comme nous l’avons déjà fait pour le quartier de la Cressonnière, nous ne pouvons pas laisser salir la commune. Raison pour laquelle, outre l’action très efficace menée sur le terrain par le GPO, nous avons également investi dans plus d’une quarantaine de caméras installées en centre-ville, à Cambuston, puis progressivement dans d’autres secteurs de la commune, avec une extension prévue l’année prochaine », a expliqué, ce matin, le maire et président de la Cirest Jean-Paul Virapoullé. « Sécurité et beauté de la ville, c’est la double fonction de ces caméras”, a-t-il dit.

Comparution des “pollueurs” devant le Tribunal

Preuve que le GPO ne plaisante pas, ce vendredi 25 octobre, à partir de 14 heures, une audience spécifique se déroulera au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Saint-Denis avec à l’ordre du jour une dizaine de dossiers relatifs aux “pollueurs”. Ces derniers risquent jusqu’à 1 500 € d’amendes pour avoir sali la commune en y jetant des déchets à même l’espace public. Ecoutez le commandant Dubuc, de la police nationale. Il est au micro d’Yves Mont-Rouge :

« Notre rôle ne consiste évidemment pas seulement à sanctionner. Nous avons d’abord commencé par une campagne de prévention, de sensibilisation, notamment dans les écoles primaires, avec tous les partenaires du GPO. Mais nous devons aussi recourir à la répression pour bien faire comprendre aux pollueurs que ce qu’ils font n’est pas bon pour la santé des administrés car la prolifération des moustiques entraîne la dengue, qui peut tuer. Sans compter qu’une ville salle, ça n’attire pas les touristes », a insisté le commandant Dubuc, approuvé par le maire.

Le GPO sanctionne lorsqu’il le faut, mais les services municipaux ou ceux de la Cirest ont dans le même déjà végétalisé une cinquantaine de points afin justement d’éviter les dépôts sauvages, comme l’a expliqué Mickaël Boyer de la brigade verte de la Cirest. Laquelle brigade, qui compte actuellement 4 agents, se verra renforcée de quatre agents supplémentaires d’ici avant la fin de cette année.

Le GPO fera un état des lieux de la situation une fois tous les deux mois. Arès le GPO « insécurité devant les établissements scolaires » et celui officialisé ce matin concernant l’environnement, Jean-Michel Doxiville annonce d’ores déjà un GPO « violences faites aux femmes », le 31 octobre prochain, à la salle Roselli à la Cressonnière.

Yves Mont-Rouge

 

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Noé
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Noé

Les amandes sont trop faibles … vers 10 000 € , c’est plus dissuasives !

Boina
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Boina

A cambuston secteur a surveiller
surtout prés arêt de bus ou il ya des
logements sociaux,vrai dégeulasse
ce sont les créols,qui sont les plus
MAKOT

Romuald
Invité
Romuald

Une fois n’est pas coutume. La proposition de Noé me convient tout à fait. Il faut frapper les makot au porte-monnaie… seul moyen de déclencher chez eux le réflexe attendu : cesser de jeter dans le domaine public leurs ordures et les déposer à leur place : dans leur poubelle personnelle ou, en cas de gros volume, dans une des déchetteries mises à disposition de la population.