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(VIDEOS)/ Le rapport de la Chambre régionale des comptes sur l’Antenne de Paris fait pssschiiiiit au Département

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Parmi la quinzaine de dossiers qu’avaient à examiner, hier, les conseillers départementaux, lors de la session plénière, figurait le rapport de la Chambre régionale des comptes sur l’antenne et la boutique du Département à Paris. Pour celles et ceux qui avaient lu l’interprétation faite par un journal de l’île de ce rapport, il y a quelques jours avec gros titres de Une, on aurait pu penser que ce dossier allait mettre le feu dans l’hémicycle et que Nassimah Dindar allait se faire voler dans les plumes par ses collègues, avant que les gendarmes ne viennent la « cueillir » pour l’embarquer vers Domenjod.

Mais, et vous l’aurez compris, entre l’interprétation faite par certains médias et le vrai contenu du rapport de la Chambre régionale des comptes, une fois décortiqué publiquement par les personnes concernées, il y a un monde.

Aussi, force est de constater que la montagne a accouché d’une souris. Le rapport de la CRC a fait psschiiiit ! Hormis Nassimah Dindar, qui est intervenue non sans une certaine ironie, aucun élu ne s’est attardé sur ce sujet. Enfin si, Jean-Jacques Morel a parlé » d’une perte de 10 millions d’euros » dans le cadre de cette opération d’achat. « Est-ce que c’est le métier du Département de faire une boutique à Paris ? Il fallait un partenariat avec un privé ou alors trouver d’autres collectivités pour une collaboration. Peut-on se permettre de perdre 10 M€ ? », s’est interrogé l’élu dionysien.

Mais Cyrille Melchior a aussitôt répondu : « il n’y a jamais eu de perte de 10 M€ et encore moins un déficit de 1 million d’euros. Cette représentation a toujours existé historiquement… ». Le président du Département a expliqué que « le Département a bien pris acte des observations de la Chambre régionale des comptes ». Et que « là où il doit y avoir des régularisations d’ordre administratif, la collectivité les fera ». Autrement dit, pas de quoi fouetter un chat ou d’en faire tout un fromage !

Que dit la CRC ? Pour résumer, les magistrats considèrent que le Département n’était pas dans son rôle en tenant une boutique à Paris. « Le caractère à la fois administratif et commercial de l’antenne de Paris a engendré des manquements par rapport à la réglementation. La boutique n’a pas effectué de reversement de taxe sur la valeur ajoutée. Elle n’a pas déclaré aux autorités administratives compétentes ses activités de vente de produits alimentaires d’origine animale ».

La CRC dit encore que « la boutique a accumulé 1 million d’euros de déficit depuis 2016 en y intégrant des charges telles que le loyer des locaux commerciaux ». En fait, la CRC considère que la boutique aurait dû être gérée selon les statuts d’un SPIC (Société publique industrielle et commerciale). Alors que le Département, sous la mandature de Nassimah Dindar, a annexé la boutique et sa gestion à celle de son antenne administrative et sociale. A l’époque, personne ne s’y était opposée.

Aussi, sans s’arracher les cheveux, Cyrille Melchior a expliqué, avec calme, sérénité et le sourire, que certaines régularisations seront effectuées.

Cyrille Melchior a rappelé que la boutique fait partie d’un local qui appartient au Département. « Il n’y avait donc pas de reversement de loyer. L’activité a consisté à faire venir sur Paris quelques produits de La Réunion pour les revendre… »

« Prenant acte des observations de la CRC, nous allons lancer un appel à projets et la gestion de la boutique sera confiée à des acteurs privés ».

« L’antenne n’a jamais été fermée ; Quant à la boutique, elle rouvrira ses portes bientôt »

 Cyrille Melchior a rappelé également que dans l’achat de l’immeuble effectué durant la mandature de Nassimah Dindar n’a pas fait perdre de l’argent à la collectivité. Le bâtiment a été payé environ 7 millions d’euros. En raison de l’évolution du prix de l’immobilier, le bien vaut aujourd’hui plus de 11 millions d’euros. Contrairement à ce qui a pu être écrit ici ou là, l’antenne parisienne du Département est toujours ouverte.

Nassimah Dindar réfute catégoriquement le 1 million d’euros de déficit mis en avant par les magistrats de la Chambre régionale des comptes. Elle précise que « cette boutique existait bien avant moi. J’ai rencontré c e magistrat de la CRC, je lui ai expliqué. Il est resté sur son raisonnement et estime que la boutique aurait dû être détachée de l’antenne. C’est son avis… ». En clair, l’actuelle sénatrice et ancienne présidente du Département laisse entendre qu’elle n’a strictement rien à se reprocher. Ecoutez sa réaction au micro d’Yves Mont-Rouge :

 


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DIDIER NAZETrape deux ti.....Jacques François Auteurs de commentaires récents
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