Voter en étant malvoyants ou non-voyants : le parcours du combattant

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Bien qu’une loi en 2005 ait été mise en place pour obliger l’accès aux électeurs handicapés de voter de manière autonome, la réalité en est encore très différente. De nombreuses difficultés persistent pour les citoyens ayant des déficiences visuelles.

Actuellement, certains trouvent des stratagèmes pour palier leurs difficultés comme classer les bulletins par ordre alphabétique. Souvent, un accompagnateur est nécessaire : un ami, membre de la famille ou aidant. Mais une fois dans l’isoloir, la loi dit que le votant doit être seul. Une organisation parfois complexe est nécessaire pour que ces personnes accomplissent leur devoir de citoyen, jusqu’à en décourager certains.

Cette problématique est traitée au  SAMSAH DV (Service d’accompagnement médico-social pour adultes handicapés déficients visuels). L’association IRSAM a par exemple tenu à organiser, à quelques jours de l’élection présidentielle, un échange entre les bénéficiaires du centre. L’idée est de discuter de leur droit et de la citoyenneté et de leur apporter des informations et un réseau de personnes qui pourrait les aider. L’objectif est aussi de faire remonter les difficultés évoquées, aux instances compétentes.

Des solutions physiques permettant une meilleure accessibilité et un accompagnement personnalisé est envisageable. Pour plus d’autonomie, le grossissement des caractères sur les scrutins et davantage d’éclairage dans les isoloirs ou des bulletins en braille pourraient considérablement aider les personnes malvoyantes à participer aux suffrages. D’autres solutions, numériques par exemple, pourraient voir le jour. Un poinçon sur le bulletin de vote pourrait indiquer un flash-code ce qui permettrait aux non-voyants de connaître le nom inscrit en utilisant son téléphone. Ce serait un moyen pour les malvoyants de voter de manière autonome.

Pour rappel, le vote est secret. Les personnes ayant des déficiences visuelles n’ont pas forcément envie de partager leur candidat avec des personnes tierces. Cette question relève de l’éthique et être très discutée dans l’espace public. L’Etat pourrait désigner des assesseurs neutres, qui pourraient les accompagner sans risques de truquer les votes.

4 Commentaires

  1. Là vraiment y demande à mettre un voix si zot figuire. Écoute zot causé y fait pas tout. Personne la jamais dit que quand femme là y cause na assez pou bouche out zoreil ? C’est un voix insupportable à l’ouïe…

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