C’est un véritable cri de détresse qu’a reçu notre rédaction aujourd’hui. Une mère de famille résidant dans le quartier du Moufia, à Saint-Denis, a décidé de briser le silence pour dénoncer le quotidien cauchemardesque dans lequel elle et ses voisins sont plongés depuis maintenant trois mois. Dans cet immeuble de 16 logements, la vie moderne s’est arrêtée pour laisser place à une précarité énergétique d’un autre temps. En demandant la diffusion de ces images et de ce témoignage, cette mère de famille espère provoquer un sursaut des pouvoirs publics et du bailleur. Vivre au grand jour, avec un accès normal et sécurisé à l’électricité : voilà tout ce que réclament ces habitants oubliés du Moufia.
Le calvaire du groupe électrogène et du « système D »
Depuis 90 jours, le quotidien de ces locataires est rythmé par le vrombissement incessant d’un groupe électrogène. C’est l’unique source d’énergie censée alimenter tout le bâtiment. Une « solution » de fortune qui s’avère être un gouffre d’angoisse pour les résidents.
Un imbroglio administratif : l’immeuble « inconnu » d’EDF
Comment une telle situation peut-elle durer trois mois ? L’explication résiderait dans un terrible nœud juridique et administratif. Les problèmes ont semble-t’il débuté lors du rachat récent de l’immeuble par un nouveau bailleur. Ce dernier semble s’être retrouvé dans une impasse technique, sans autre alternative immédiate que de brancher ce groupe électrogène pour masquer l’absence de réseau.
Plus aberrant encore : selon le témoignage de cette mère de famille, l’immeuble ne serait tout simplement pas répertorié par EDF. Une anomalie administrative lourde de conséquences. Pris au piège, les locataires se retrouvent face à un renvoi de balle permanent. Le bailleur actuel semble dépassé, la commune ne parviendrait pas à débloquer la situation, et EDF ne pourrait intervenir sur un raccordement qui, officiellement, n’existe pas.
Un appel à l’action immédiate
Pendant que les institutions cherchent probablement une solution, ces familles réunionnaises continuent de vivre dans des conditions indignes. En diffusant ces images et ce témoignage, cette mère de famille espère provoquer un sursaut des pouvoirs publics et du bailleur. Vivre au grand jour, avec un accès normal et sécurisé à l’électricité : voilà tout ce que réclament ces citoyens oubliés du Moufia.
















