Retards, colis perdus, service client fantôme : le ras-le-bol d’un consommateur réunionnais (Audio)

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Depuis la fin des livraisons directes d’Amazon vers La Réunion, une poignée d’intermédiaires se dispute le marché de la réexpédition. Mais derrière les offres commerciales attrayantes, la réalité du service client laisse parfois à désirer. Excédé par des mois de démarches infructueuses suite à une commande jamais livrée, Irshad Ismaël livre son témoignage et rappelle aux consommateurs réunionnais l’importance de faire valoir leurs droits.

À La Réunion, commander sur Internet relève parfois du parcours du combattant. L’arrêt des expéditions directes par le géant Amazon a laissé un vide que plusieurs acteurs privés se sont empressés de combler. Parmi eux, de nouvelles plateformes de réexpédition rivalisent d’arguments marketing pour séduire la clientèle locale. Réductions, promesses de délais réduits ou remises promotionnelles : sur le papier, l’offre a de quoi séduire.

Dans les faits, le quotidien des consommateurs est loin d’être aussi rose. C’est le constat amer que dresse aujourd’hui Irshad Ismaël après plusieurs mois de galère avec la société Dom Market.

Une commande de mars jamais arrivée

Tout commence au mois de mars dernier. Séduit par l’offre de Dom Market, Irshad passe commande pour deux articles identiques. La livraison est alors promise pour le mois de mai. Mais rapidement, la situation se complique : la commande est fractionnée en deux envois distincts, et le suivi en ligne commence à afficher des anomalies.

« Au final, un seul colis est apparu dans le suivi, contenant un seul des deux produits. Il a fallu repasser par le service client pour comprendre ce qu’il advenait du second », explique-t-il.

Les semaines passent, la date estimée de livraison est largement dépassée, et le matériel n’arrive toujours pas.

Face à cette attente anormale, les échanges avec l’assistance commerciale tournent au dialogue de sourds. « On vous répond par des messages types, des formules standardisées qui semblent uniquement conçues pour vous faire patienter et gagner du temps. Il n’y a aucun interlocuteur physique ou local vers qui se tourner pour obtenir une réponse claire et personnalisée. »

SignalConso, répression des fraudes et médiation : faire valoir ses droits

Refusant de baisser les bras face à cette inertie, Irshad Ismaël décide d’activer les leviers juridiques à la disposition des consommateurs. Il contacte les services de la répression des fraudes (DGCCRF) qui l’orientent vers les démarches officielles, notamment la saisie de la plateforme en ligne SignalConso.

Il monte un dossier complet : capture d’écran des commandes, historiques des échanges rédigés, preuves de paiement et confirmations d’expédition. C’est finalement cette insistance, combinée aux signalements officiels et à la menace de saisir le médiateur de la consommation (un dispositif gratuit pour le client mais obligatoire pour l’entreprise), qui débloque la situation. Le remboursement est enfin accordé, plusieurs mois après le débit initial.

« Il faut rappeler une règle simple du droit de la consommation : le marchand est juridiquement responsable de la bonne livraison du bien commandé, du début à la fin. Les problèmes logistiques internes ou les défaillances des transporteurs ne doivent pas être répercutés sur le client », souligne-t-il.

Un appel à la vigilance collective

Pour Irshad, ce cas personnel illustre un problème plus vaste qui touche de nombreux acheteurs dans l’île. Si beaucoup finissent par abandonner par lassitude face aux réponses automatiques, il appelle aujourd’hui les Réunionnais à changer de posture.

« Si nous ne disons rien, ces pratiques perdurent. Il est essentiel de garder une trace écrite de chaque échange, d’exiger des réponses précises et de ne pas hésiter à utiliser les outils gratuits comme SignalConso ou la médiation. C’est la multiplication des signalements individuels qui incitera ces sociétés à se conformer pleinement au droit et à respecter leurs clients réunionnais. »

Si vous rencontrez un dysfonctionnement similaire avec un commerçant ou un service de réexpédition (retard excessif, colis perdu, remboursement refusé), vous pouvez faire un signalement officiel et gratuit auprès de la répression des fraudes via la plateforme gouvernementale :

Signaler un problème sur SignalConso : signal.conso.gouv.fr

5 Commentaires

  1. Et pendant ce temps là cet la eu l’idée génialissime de coke out l’argent bien comme y faut c’est le géant Amazon. La fait ferme toute ti commerçant y dit aou fait confiance lé en toute sécurité. Que nénni. Sinon les arckers té pas aussi compétents en la matière. Et de plus en plus jeunes su le marché (15 ans) en fait toute y suive le mouve puisque c’est la nouvelle technologie le numérique mais aucun y veille à bien sécurisé le client. Non mais zot même est ce que zot sortirait de zot case sans mette un verrous dessus ? Y rente en un clic sans laisse de trace. Ah si quand y trouve lé dan un autre pays !

  2. Il n’y pas qu’AMAZON il y a aussi un concurrent.
    des Baiseurs paquets les colis arrivent en France pendant 15 jours ne partent même pas en Espagne après faut faire réclamation avant d’avoir le colis compter maximum 1 mois et demi

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