Ce samedi 4 avril, la baie de Saint-Paul a offert un spectacle bien particulier. Voiles tendues, vent capricieux… et surtout, des femmes à la barre.
Organisée par le Club Nautique Portois, la régate “La Rose des Vents 2026” n’est pas une course comme les autres. Ici, une règle simple : le bateau est dirigé par une femme. Et sur l’eau, ça change tout.
Dès 11 heures, les 12 voiliers engagés se lancent dans la première manche. Le vent joue avec les nerfs des équipages, alternant entre belles accélérations et zones de calme. Il faut s’adapter, décider vite, et surtout garder le cap.
Au terme de cette première course, c’est le bateau Ticcoko qui s’impose, suivi de près par J-My et TI COQUE .
Mais l’après-midi réserve une revanche.
À 14 heures, les équipages repartent pour une deuxième manche, plus longue, plus stratégique. Cette fois, TI COQUE prend sa revanche et s’impose devant Col’Vento et Ticcoko .
Au classement final, une victoire au bout du suspense
Avec des résultats serrés sur les deux manches, le classement général s’est joué à peu de choses.
Et au final, c’est TI COQUE qui décroche la victoire, à égalité de points avec Ticcoko, mais devant grâce à une meilleure performance sur la dernière course. J-My complète le podium .
Derrière, l’équipage 100 % féminin de Col’Vento termine à une belle 5e place, confirmant la montée en puissance des SailFilles du club.
Bien plus qu’une régate
Au-delà du classement, l’essentiel est ailleurs.
Sur l’eau, 62 équipiers dont 32 femmes ont participé à l’événement. Et toutes ont pris leur place, à la barre, dans les manœuvres, dans les choix stratégiques .
Car cette régate a un objectif clair : faire progresser la voile féminine à La Réunion.
Et ça fonctionne.
Les navigatrices gagnent en confiance, en technique, et surtout en légitimité. Certaines visent déjà plus loin : direction Lorient en juin prochain pour représenter l’île sur une compétition internationale.
Une énergie qui reste après la ligne d’arrivée
En fin de journée, les voiles tombent… mais pas l’ambiance.
Sur les pontons, ça échange, ça rigole, ça refait la course. Une fatigue bien présente, mais surtout une fierté partagée.
Parce que cette régate, ce n’est pas juste une histoire de classement.
C’est une histoire de cap… et il est en train de changer.




















