On aurait pu s’attendre à une réunion austère sur les taux d’intérêt, mais mercredi soir, c’est une tout autre monnaie qui circulait dans les jardins du Crédit Agricole : celle du talent et de la sueur. Pour clore cette saison 2025, la Ligue de Football de la Réunion a délaissé les vestiaires pour le cadre huppé du siège de la « banque verte ». Un choix tactique payant pour honorer les champions de l’île.
Un mercato de prestige au marketing
Lionel Fessard, fraîchement débarqué sur l’île le premier décembre, ne pouvait espérer meilleur comité d’accueil. Propulsé sur le terrain pour sa première prise de parole, le nouveau directeur communication et marketing a rappelé que si le football est une « école de la vie », il est surtout le sport roi ici. Avec plus de 80 trophées alignés derrière lui, la pelouse de la banque ressemblait davantage à un coffre-fort à ciel ouvert qu’à un jardin d’agrément. L’objectif ? Célébrer tout le monde, des minots qui découvrent les crampons aux vétérans qui les usent encore avec passion.



Les chiffres qui font tourner la tête
Si vous pensiez que le football réunionnais se résumait à quelques ballons envoyés dans les nuages, Monsieur Maurice, le président de la Ligue, a sorti la calculette pour remettre les pendules à l’heure. Tenez-vous bien : 29 815 licenciés et pas moins de 26 400 matchs disputés cette année. À ce rythme-là, on se demande s’il reste encore un mètre carré de gazon disponible sur l’île le dimanche après-midi.
Une razzia et des pépites
Dans la distribution des prix, la Saint-Pierroise a fait office de rouleau compresseur en repartant avec six trophées. De quoi saturer l’étagère du club-house. Mais la soirée a surtout mis en lumière la diversité des talents : des féminines de la Jeanne d’Arc ou de la Tamponnaise, qui portent haut les couleurs du football local, jusqu’à la sélection médaillée d’or aux Jeux des Îles, rappelant que le talent réunionnais s’exporte très bien au-delà de nos côtes.






Entre deux remises de prix, l’ambiance se voulait conviviale, loin de la pression des arrêts de jeu. Musique, artistes avec entre autres Clara et Sega’elle et buffet ont permis de conclure cette année marathon sur une note légère. Parce qu’au fond, que l’on soit sur un terrain ou dans les jardins d’une banque, le football reste surtout une affaire d’émotions partagées et de dépassement de soi.
Un grand bravo à toutes les équipes ! Que le football continue de briller et de faire battre le cœur sur nos terrains.

















