« La vie chère n’est pas un accident, c’est un système » : la CGTR hausse le ton à La Réunion

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À La Réunion, la colère contre la vie chère continue de monter. Dans un communiqué publié ce jeudi 7 mai 2026, la CGTR dénonce un « système » qui écrase les travailleurs réunionnais et réclame des mesures immédiates face à une situation devenue, selon le syndicat, « insupportable » pour des milliers de familles.

Salaires trop bas, prix toujours plus élevés, carburants hors de prix, logements introuvables, transports coûteux, retraites insuffisantes… Le syndicat estime que les Réunionnais « paient plus cher avec des revenus plus faibles ».

« Les Réunionnais paient plus cher avec des revenus plus faibles »

Dans son communiqué, la CGTR rappelle qu’à La Réunion, le salaire médian atteint environ 1 780 euros nets contre 2 190 euros dans l’Hexagone, alors que se nourrir coûterait 37 % plus cher sur l’île.

Pour le syndicat, l’argument de l’insularité ou du coût du fret ne suffit plus à expliquer les écarts de prix.

« La vie chère n’est pas un accident, c’est un système », affirme la CGTR, qui pointe également du doigt les marges réalisées par certains grands groupes de l’importation et de la distribution.

Le syndicat estime que les aides publiques accordées ne s’accompagnent pas toujours de véritables contreparties sociales et demande davantage de transparence sur la formation des prix.

Carburants, courses, loyers : « la population est à bout »

Le communiqué intervient dans un contexte particulièrement tendu sur le pouvoir d’achat.

Depuis plusieurs mois, de nombreux Réunionnais dénoncent :

* la hausse continue des carburants,
* l’augmentation du panier moyen dans les grandes surfaces,
* les difficultés à se loger,
* mais aussi la faiblesse des salaires face au coût de la vie.

Pour la CGTR, cette situation touche désormais tous les secteurs du quotidien :
« La vie chère, c’est aussi l’emploi, le logement, les transports, la continuité territoriale et les services publics. »

Le syndicat rappelle notamment que plus de 50 000 demandes de logements seraient actuellement en attente sur l’île.

Le syndicat réclame 200 euros d’augmentation immédiate

Face à cette situation, la CGTR formule plusieurs revendications fortes :

* une augmentation immédiate de 200 euros des salaires, retraites, minima sociaux et bourses étudiantes ;
* un contrôle renforcé des marges ;
* une meilleure continuité territoriale ;
* davantage de sanctions contre les employeurs qui contournent les droits ;
* et l’application complète des conventions collectives nationales à La Réunion.

Le syndicat réclame également un « droit effectif au retour » pour les jeunes Réunionnais formés dans l’Hexagone, dénonçant les difficultés d’insertion locale malgré les diplômes obtenus.

« La vie chère n’est pas une fatalité »

Dans sa conclusion, la CGTR estime que le problème dépasse largement la seule question alimentaire et appelle à une réponse globale.

« La vie chère n’est pas une fatalité. Elle est le produit d’un système. Et ce système doit être combattu », écrit le syndicat dans son communiqué signé par son secrétaire général Jacky Balmine.

5 Commentaires

  1. La vie chère, n’ est pas un accident, c’est un système, c’est aussi un camouflage, pour le petit peuple quand la Présidente de la REGION et tout son. équipe, l’ argentier complice de donner à coup millions les plus riches de notre société, cela veut dire que la GCTR d’ aujourd’hui cautionne le système de la Région Réunion d’ une politique dévastatrice à l’ égard des petits envers la bourgeoisie RÉUNIONNAISES qui détient l’ l’ économie depuis toujours. Je ne pense pas personnellement qu’ il en on besoin. LA CGTR le porte drapeau de la Région Réunion cautionne le système de la RÉGION. BRAVO BOURRIQUO .

  2. Y’a que les fonctionnaires et assimilés qui profite du système de 35 à 70 80 pourcent De prime de vie chère à la réunion. Nous députés allons demander Aux tribunaux et à l’assemblée national de régler définitivement ce problème, soit de supprimer pour tout le monde avec réintégration prime pour le privé salaire et retraite Ou donner cette prime aux Secteur privé avec des cotisations sociales payées par le gouvernement Ce qui revient à une prime de presque 50 % les privilèges doit être abolis comme l esclavage au profit de la loi sur la non discrimination des français que nous porterons à Paris
    ce qui permettrait embaucher sans retenue de charge sociale

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