Le député de La Réunion Jean-Hugues Ratenon estime que le dispositif de zone franche mis en place dans l’Est de l’île doit être renforcé pour répondre aux difficultés économiques et sociales du territoire. Dans un communiqué publié ce 13 juillet, l’élu rappelle avoir déjà exprimé cette position au début du mois de juin. Il reconnaît que cette nouvelle zone franche constitue une mesure favorable, qu’il qualifie de « bouffée d’oxygène », mais considère qu’elle ne représente pas une réponse de fond face à la précarité qui touche une partie de la population. Selon lui, le mécanisme retenu reste en deçà des attentes et ne permettra pas d’engager une véritable transformation du territoire.
Le parlementaire défend une autre approche. Il plaide pour la création d’une véritable zone franche urbaine, qu’il juge beaucoup plus attractive pour les entreprises, les investisseurs et les habitants. À ses yeux, un tel dispositif offrirait davantage de perspectives en matière de développement économique, de création d’emplois et d’attractivité pour l’Est de La Réunion. Il rappelle avoir déjà fait connaître cette proposition et estime qu’elle aurait constitué une réponse plus ambitieuse que celle actuellement retenue. Jean-Hugues Ratenon indique également avoir souhaité travailler dans un esprit de rassemblement avec le nouveau président de la CIREST, Joé Bédier, afin de porter ensemble des propositions permettant d’améliorer le projet.
Le député regrette toutefois que le débat se soit rapidement déplacé sur le terrain politique. Il réagit notamment au communiqué publié ce 13 juillet par Jean-Marie Virapoullé, vice-président du Département et élu de la CIREST, qui attribue les insuffisances du dispositif au maire de Saint-André, également président de l’intercommunalité. Pour Jean-Hugues Ratenon, cette prise de position relève davantage d’une confrontation politique que d’une volonté de faire progresser le dossier. Il estime qu’au lieu de rechercher des responsabilités, les élus devraient concentrer leurs efforts sur l’amélioration du dispositif afin de défendre les intérêts de l’Est de l’île.
Dans un contexte qu’il décrit comme particulièrement tendu sur les plans politique, économique et social, le député appelle l’ensemble des responsables publics à dépasser les clivages. Il rappelle que les échéances électorales sont désormais derrière eux et considère que les élus doivent désormais travailler collectivement au service de la population. Selon lui, les divergences politiques ne doivent plus freiner les projets susceptibles de bénéficier au territoire.
À quelques mois de l’examen du projet de loi de finances pour 2027, Jean-Hugues Ratenon annonce son intention d’intervenir auprès du Gouvernement afin d’obtenir une révision du dispositif de zone franche. Si aucune modification n’est apportée, il affirme qu’il déposera des amendements lors des débats parlementaires, dans l’espoir qu’ils soient adoptés avant une éventuelle utilisation de l’article 49.3.
Le député conclut en appelant l’ensemble des élus à parler d’une seule voix pour défendre les grands projets attendus dans l’Est de La Réunion. Il cite notamment le Réunion Express, la future université de Saint-André ainsi que les autres projets structurants de la microrégion. Pour lui, seule une mobilisation collective permettra d’obtenir les améliorations nécessaires au développement du territoire et d’offrir de nouvelles perspectives à sa population.













