Salon de l’agriculture : La Réunion lé la, oui mais à quel prix ? 1,60€ le samoussa (photos-podcast)

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Au Salon de l’agriculture, les stands consacrés aux produits réunionnais attirent comme chaque année de nombreux visiteurs. Mais cette édition est marquée par une surprise de taille : les tarifs pratiqués suscitent l’incompréhension, voire la colère, chez certains Réunionnais venus retrouver les saveurs péï à Paris.

Le prix des samoussas, affichés à plus de 1,60 euro l’unité, fait particulièrement réagir. « À La Réunion, on en trouve facilement à un 50cts, parfois moins quand on en prend plusieurs. Et c’est déjà cher ! », s’étonne une visiteuse originaire de Saint-Denis. D’autres produits typiques, comme les bonbons piments, les bouchons ou encore certaines spécialités sucrées, sont eux aussi jugés nettement plus chers que sur l’île.

Comptez quand même 25€ pour un rougail saucisse.

Des prix justifiés par les coûts d’acheminement

Du côté des exposants, on rappelle que ces tarifs tiennent compte de nombreux frais : transport aérien des marchandises, location du stand, hébergement des équipes et logistique sur place. « Acheminer des produits frais depuis La Réunion jusqu’à Paris représente un coût important. Nous faisons au mieux pour rester compétitifs tout en couvrant nos charges », explique un professionnel présent sur le salon.

Les producteurs soulignent également que l’événement constitue une vitrine exceptionnelle pour mettre en valeur le savoir-faire réunionnais auprès d’un public national et international.

Entre fierté et frustration

Malgré la polémique sur les prix, les stands ultramarins continuent d’attirer une foule curieuse et enthousiaste. Beaucoup saluent la qualité des produits et l’authenticité des recettes proposées. Mais pour les Réunionnais installés dans l’Hexagone ou en visite au salon, le constat reste amer.

« On est fiers de voir nos produits représentés ici, mais à ce prix-là, on réfléchit avant d’acheter », confie un jeune étudiant réunionnais vivant en métropole.

Entre contraintes économiques et attachement aux saveurs de l’île, le débat sur les prix met en lumière la réalité du coût d’exportation des produits ultramarins, tout en rappelant combien la gastronomie réunionnaise reste prisée, même à plusieurs milliers de kilomètres de son terroir d’origine.

Un auditeur nous a apporté une preuve

Podcast – Le Salon de l’Agriculture met La Réunion à l’honneur

 

5 Commentaires

  1. Dans les années 70, il n’était pas donné à tout le monde pour faire un samoussa , aujourd’hui zorey irogarge Internet et ifé son samoussa trankil.

    Les saucisses de Montbéliard et de Toulouse, les français appellent la viande ou saucisse boucané, fumé de même que la viande salée de France sont excellentes pour un bon rougail ou cari créole.

    À Lyon ou à Mulhouse, on mangeait créole très souvent, en France, comme à Casto, il y a toujours eu tout

    Ici à la Réunion, beaucoup fon un bon cari massalé avec la viande de chèvre laitière de réforme importée d’Espagne, de France, avec 35 €, tu as 4 kilos de la même viande.

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