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30 M€ de déficit en moins et 11 M€ d’aide de l’ARS : le CHU de La Réunion redresse la barre (Vidéos)

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Réuni ce matin, le Conseil de surveillance du CHU de La Réunion a acté un redressement financier marqué pour l’exercice 2025. Si le déficit recule de près de 29 millions d’euros, l’établissement reste sous contrainte. Face aux fragilités persistantes, l’ARS injecte 11 millions d’euros de soutien immédiat et annonce un volet social d’envergure pour la santé des personnels.

C’est un signal de reprise que la direction du CHU de La Réunion et les autorités de santé attendaient. À l’occasion de la présentation du compte financier 2025 sur le site Nord, le directeur général Lionel Calenge, aux côtés d’Huguette Bello, reconduite pour cinq ans à la présidence du Conseil de surveillance, et de Jean-Jacques Coiplet, directeur général de l’ARS, a dévoilé une nette trajectoire de redressement.

En un an, le déficit de l’établissement est passé de 69,1 millions d’euros en 2024 à 40,3 millions d’euros en 2025, soit une baisse de 42 %. Sur un budget global de 1,2 milliard d’euros, ce recul s’accompagne d’un autre indicateur technique crucial : la capacité d’autofinancement (CAF) redevient positive à hauteur de +6 millions d’euros, contre un solde négatif de -25,1 millions l’année précédente.

Lionel Calenge (au centre), Huguette Bello (à droite) et Jean-Jacques Coiplet (à gauche) présentent le compte financier 2025 du CHU de La Réunion, marqué par une nette amélioration

Optimisation interne et hausse d’activité

Pour la direction, ce résultat découle directement d’une hausse d’activité de 6 % mesurée sur quatre ans, qui s’est traduite par une progression de 6,3 % des recettes liées à la tarification à l’activité (T2A). L’analyse des chiffres montre également une maîtrise des coûts de structure, avec une évolution de la masse salariale contenue autour de +1 % (malgré la hausse des cotisations patronales à la CNRACL) et une baisse de 7,8 millions d’euros sur les charges hôtelières et de gestion générale.

Sur le terrain, ce redressement s’est appuyé sur une révision des processus quotidiens : optimisation du codage des actes médicaux, réduction des examens de biologie ou d’imagerie redondants, meilleure gestion des stocks et restructuration de la chaîne de facturation.

Sécurisation financière et plan pour la santé des soignants

Malgré cette amélioration, le CHU demeure en situation de fragilité. La direction rappelle que la persistance du déficit reste largement liée à des facteurs exogènes, notamment l’inflation et la compensation incomplète des revalorisations salariales nationales. Les tensions de trésorerie restent concrètes : le délai de paiement des fournisseurs, bien qu’en nette amélioration après avoir été réduit de 150 à 100 jours, demeure trop élevé.

Pour sécuriser l’exercice 2026 et accélérer la trajectoire de retour à l’équilibre, le directeur général de l’ARS, Jean-Jacques Coiplet, a officialisé l’octroi d’une aide budgétaire et de trésorerie d’au moins 11 millions d’euros. L’objectif affiché par l’autorité de santé est de permettre un « retour plus rapide vers une capacité de l’établissement de santé à autofinancer ses projets de santé ».

Au-delà de l’enveloppe financière, le patron de l’ARS a insisté sur le fait que les enjeux de conditions de travail, d’évolution statutaire et de politique salariale devaient rester centraux, tout en respectant le cadre réglementaire et les fonds disponibles. Saluant la vigilance constante des chefs d’établissement sur ces questions de proximité, Jean-Jacques Coiplet a mis l’accent sur la détresse et l’abnégation des professionnels de santé, dont les indicateurs épidémiologiques s’avèrent préoccupants.

Afin de formaliser des réponses concrètes, l’ARS réunira l’ensemble des fédérations et des représentants de la profession le 10 juillet prochain autour d’un programme national baptisé « Prenons soin de nos soignants ».

L’objectif est clair pour le directeur de l’ARS : « Il s’agit d’un métier d’engagement et parfois d’abnégation, où l’on oublie facilement sa propre santé ».

Cette rencontre doit déboucher sur un état des lieux précis des problématiques de santé somatique et mentale, avec l’ambition de « préparer un plan d’action à déployer d’ici la fin de l’année ».

Des représentants de la CFDT Santé-Sociaux mobilisés devant le CHU de La Réunion pour défendre les conditions de travail des soignants

L’horizon 2028 et le défi de l’attractivité médicale

L’objectif final de la gouvernance reste d’atteindre l’équilibre budgétaire strict d’ici 2028. Ce jalon financier est présenté comme la condition nécessaire pour financer les grands projets d’infrastructures programmés : les nouveaux bâtiments dédiés aux femmes, parents et enfants, l’unité de greffe (attendue pour 2027), un pôle de cancérologie et un centre de simulation en santé.

« L’ambition collective est que le CHU soit non seulement un établissement solide financièrement mais aussi un établissement qui continue à élever son niveau d’excellence, à attirer et à innover » explique Lionel Calenge.

Au-delà des lignes comptables, les enjeux politiques et d’attractivité locale pèsent lourd. Huguette Bello a profité de ce Conseil de surveillance pour saluer l’autorisation de construire deux nouveaux amphithéâtres pour l’université de médecine à Saint-Pierre, tout en pointant le déficit de structures d’encadrement par rapport à l’Hexagone. Avec seulement 25 professeurs titulaires (PUPH) recensés localement contre 60 à 80 dans d’autres facultés françaises, la présidente du Conseil de surveillance réclame un rééquilibrage national des moyens humains.

L’hélicoptère du SAMU lors d’une opération au CHU de La Réunion, établissement pivot pour les urgences dans l’océan Indien

Rappelant l’importance vitale de l’hôpital lors de crises comme le cyclone Garance ou l’accueil de 1 600 patients mahorais l’an dernier, Huguette Bello a fermement défendu le rôle pivot de l’île :

« La Réunion est le vaisseau amiral de la France et de l’Europe dans cette zone de l’océan Indien ».

Elle a conclu son intervention en insistant sur la nécessité absolue de « reconnaître et de respecter davantage les personnels soignants » face à la fragilisation progressive du service public hospitalier.

2 Commentaires

  1. MOIN LA TOUJOURS DIS A Z’OT REUNIONAIS QUE QUAND OU NA UN ZOREYL QUE LA POIN DYPLOME ET QUE Lé NOMMéES DIRECTEUR DE QUOI QUE SE SOIT A LA REUNION I POURAS JAMAIS MARCHER SURTOUT SI I AMBAUCHE LES CLOCHES DE LA METROPOLE SANS DYPLOMES PARCEQUE CEST CAMARADE OU ZOT RACE ???? TOUT VAS ECHOUER????MAIS L’ARS Lé AUTANT ET LA COMPLICITER Lé FLAGRANT????Là I DEBUSQUE A Z’OT AU FUR ET A MESURE AVEC LE SCANDAL DE L’ONF???? C’EST EXACTEMENT LA MéME CHOSE?????ET C’EST MOIN QUE Lé RACISTE??????MIS AIME PAS Z’OREYL???ET CREOLE ROUVRE UN PEU LES ZYEUX Là??????

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