Dans un communiqué daté de ce lundi 20 avril 2026, la CGTR du CHU de La Réunion réagit au lancement du projet du nouveau bâtiment « Femme Parent Enfant », inauguré le jeudi 16 avril sur le site du CHU Nord Félix Guyon à Saint-Denis.
Si le syndicat salue un projet qu’il qualifie de « novateur », il exprime dans le même temps de fortes inquiétudes sur ses conséquences concrètes pour les agents hospitaliers, en particulier en matière de stationnement et de conditions de travail.
Selon la CGTR, la zone de construction du futur bâtiment a entraîné la suppression d’environ 120 à 130 places de parking auparavant destinées au personnel. Une situation jugée problématique, notamment pour les agents prenant leur service à partir de 13 heures, qui rencontrent désormais des difficultés importantes pour se garer, parfois contraints de chercher une place durant plus de trente minutes, voire à l’extérieur de l’enceinte hospitalière.
Le syndicat souligne également qu’aucune solution de stationnement n’est prévue dans ce projet de bâtiment neuf de 26 000 m² répartis sur neuf étages, ce qu’il déplore vivement au regard des besoins des personnels.
Au-delà de cette problématique immédiate, la CGTR évoque un contexte budgétaire tendu pour le CHU de La Réunion, avec un déficit qui devrait dépasser les 40 millions d’euros cette année. Le projet, estimé à environ 120 millions d’euros, est financé en grande partie par des fonds publics (Plan Ségur, ARS, Région Réunion et FEDER), le reste étant à la charge du CHU.
Dans ce cadre, le syndicat s’inquiète de la capacité d’autofinancement de l’établissement et alerte sur une précarisation croissante des agents, pointant notamment un recours accru aux contrats (CDD, CDI) au détriment de la titularisation. Cette année, seuls 34 agents (aides-soignants et auxiliaires de puériculture) auraient été concernés par une stagiairisation.
La CGTR met également en avant une dégradation des conditions de travail, évoquant une hausse du mal-être et de l’absentéisme. Elle signale par ailleurs l’état vieillissant de certains locaux hospitaliers, parfois mis à rude épreuve lors d’événements climatiques comme les fortes pluies ou les cyclones, obligeant dans certains cas à déplacer des patients.
Le syndicat appelle ainsi à une réflexion globale sur les conditions d’accueil des personnels et sur les investissements nécessaires pour rénover les infrastructures existantes, tout en s’interrogeant sur les priorités fixées dans le cadre du projet « CHU 2030 ».















En sachant qu’il y a une partie du personnel qui n’a plus le droit d d’accéder au parking intérieur. C’est inadmissible., et honteux. Mais personne n’en parle.