Escalade des affrontements dans le Golfe : l’Iran ferme le détroit d’Ormuz après de nouvelles frappes

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Dans la nuit du samedi 11 au dimanche 12 juillet, la marine des Gardiens de la Révolution iraniens a décrété la fermeture « jusqu’à nouvel ordre » du détroit d’Ormuz. Cette décision  fait suite à des tirs de sommation essuyés par un navire qui, selon Téhéran, naviguait sur une « route non autorisée ».

La riposte de Washington ne s’est pas fait attendre. Peu après, l’armée américaine a déclenché une nouvelle série de bombardements massifs sur le sol iranien. Selon le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom), cette opération a ciblé environ 140 infrastructures militaires, notamment « des sites de missiles et de drones iraniens, des moyens navals, des dépôts de munitions, des réseaux de communication et des postes de surveillance côtière ».

« Le détroit d’Ormuz sera fermé jusqu’à nouvel ordre et jusqu’à la fin des interventions américaines dans cette région ; aucun navire ne sera autorisé à le traverser. »

Les Gardiens de la Révolution ont également menacé de cibler « avec sévérité » les bases américaines dans le Golfe en cas de « nouvelle agression ». Jusqu’alors, l’Iran imposait un couloir unique payant le long de ses côtes, une restriction contestée par Washington.

Ces hostilités mettent à mal le cessez-le-feu de 60 jours signé le 17 juin, censé mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par une attaque israélo-américaine contre l’Iran. Les tensions s’étaient déjà intensifiées cette semaine avec des bombardements américains suivis de représailles iraniennes au Koweït, à Bahreïn et au Qatar.

Le président Donald Trump a d’ailleurs répété que ce cessez-le-feu était « terminé », bien que les discussions continuent. De son côté, le représentant iranien à l’ONU, Amir Saeid Iravani, a prévenu que l’Iran s’affranchirait du protocole si les Américains « continuent de manquer à leurs obligations ».

Menaces personnelles et contexte politique

L’ambiance est lourde de promesses de vengeance. Le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, désigné en mars après la mort de son père Ali Khamenei lors des premières frappes de la coalition, a déclaré :

« Je dis à notre guide martyr que nous jurons de venger son sang pur et celui de tous les martyrs de ces deux guerres. Cette vengeance est la volonté de notre nation et elle doit s’accomplir, inévitablement. Ces criminels, dont les noms figurent sur une liste, emporteront dans leur tombe le souhait d’une mort paisible dans leur lit. »

En parallèle, le climat s’est envenimé depuis vendredi après que Donald Trump a accusé l’Iran de comploter pour l’assassiner, réitérant sa promesse « de décimer et de détruire complètement toutes les régions d’Iran » si une telle tentative avait lieu.

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