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12 juillet 1998 : il y a 28 ans, la France entrait dans l’histoire sur un air de « et 1, et 2, et 3-0 »

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Il y a vingt huit ans jours pour jours, la France remportait la coupe du Monde au stade de France devant 80 000 spectateurs, par un score de 3-0. Retour sur cet exploit des Bleus.

L’avant-match : Le mystère Ronaldo

Quelques heures avant le coup d’envoi, un immense coup de théâtre secoue le camp brésilien. Ronaldo, la superstar mondiale et l’arme fatale de la Seleção, est victime d’un malaise mystérieux (crise d’épilepsie ou convulsions) à l’hôtel. Initialement retiré de la feuille de match, il insiste pour jouer et est réintégré au dernier moment par le sélectionneur Mário Zagallo. Titulaire, « El Fenómeno » n’est cependant que l’ombre de lui-même.

Le match : Le chef-d’œuvre de « Zizou » et la solidité des Bleus

Les hommes d’Aimé Jacquet entament la rencontre sans complexe, privés de Laurent Blanc (suspendu) mais portés par un milieu de terrain impérial (Deschamps, Karembeu, Petit).

  • 27e minute : Sur un corner parfaitement tiré par Emmanuel Petit, Zinédine Zidane s’élève au premier poteau et catapulte le ballon de la tête au fond des filets de Taffarel. (1-0)

  • 45e+1 minute : Juste avant la mi-temps, rebelote. Sur un corner cette fois frappé par Youri Djorkaeff, Zidane place une nouvelle tête puissante qui passe entre les jambes de Roberto Carlos. Le Stade de France chavire. (2-0)

En seconde période, le Brésil tente de réagir mais bute sur un Fabien Barthez impeccable. Même l’exclusion de Marcel Desailly à la 68e minute (second carton jaune) ne fait pas flancher le bloc tricolore.

  • 93e minute : Alors que le Brésil pousse à dix contre onze, les Bleus amorcent un contre d’école dans les arrêts de jeu. Christophe Dugarry transmet à Patrick Vieira, qui lance Emmanuel Petit. Le milieu de terrain ajuste Taffarel d’une frappe croisée du gauche. C’est le 1 000e but de l’histoire des Bleus. (3-0)

La postérité et la fête

Au coup de sifflet final, la France exulte. C’est le moment où le commentateur Thierry Roland lâche sa tirade historique : « Après avoir vu ça, on peut mourir tranquille ! ».

Le capitaine Didier Deschamps soulève le trophée, le visage de Zidane est projeté sur l’Arc de Triomphe et plus d’1,5 million de personnes se rassemblent sur les Champs-Élysées pour célébrer le sacre de l’équipe de France.

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