Un conseil communautaire long (plus de trois heures), mais relativement calme hormis un petit crêpage de chignon entre la majorité et l’opposition en début de séance précisément sur l’affaire numéro 2 relative à la fixation des indemnités des élus. La Cirest se compose de 48 élus (47 pour l’instant, notamment depuis la démission de Jean-Hugues Ratenon le 13 avril, mais ce dernier sera remplacé par Jérémy Vidot-Bondal au prochain conseil).
Sur les 48 élus et, conformément à la loi et aux majorations légales appliquées à leur taux maximal (c’est un choix politique de la nouvelle gouvernance), les indemnités brutes mensuelles vont se répartir comme suit : 5 960, 26€ pour le président Joé Bédier (soit un taux maximal de 145% de l’indice brut terminal de la fonction publique); 2 712,90€ pour le 1er vice-président Patrice Selly (soit 66% de l’IB de la FP); 1 878,20€ pour les 13 autres vice-présidents et 246,63€ pour les 33 conseillers communautaires, y compris ceux de l’opposition (qui sont au nombre de 5).
Olivier Désiré à Patrice Selly et à Joé Bédier : « vous envoyez un mauvais message à la population »
C’est sur cette affaire des indemnités que les échanges ont été assez vifs. Olivier Désiré, élu de l’opposition (groupe de Laurent Virapoullé), a demandé la parole : « Je ne conteste pas du tout le droit, la légalité. En revanche, je me pose des questions sur notre exemplarité au sein de la Cirest. Aujourd’hui, les concitoyens vivent de plus en plus difficilement. Ils luttent pour pouvoir boucler la fin de mois et pour pouvoir s’en sortir. À côté de cela, je m’interroge sur le message que nous envoyons à cette population qui souffre. Aussi je me demandais s’il n’était pas possible de réviser notre jugement par rapport à cette affaire des indemnités afin de porter un message plus grand en matière d’exemplarité ».

Intervention de Joé Bédier, président de la Cirest : « Je n’ai pas compris totalement vos propos », lance-t-il en direction d’Olivier Désiré, qui s’explique : « Le message que cette affaire numéro 2 laisse paraître, c’est que les indemnités du président et du 1er vice-président augmentent alors que dans le même temps, les autres indemnités baissent. Nous envoyons à mon sens un mauvais message à la population puisque nous sommes des élus communautaires, nous devons faire preuve d’exemplarité. Nous devons porter des principes d’équité, des principes de transparence que nous défendons chaque jour auprès de la population et en faisant ce choix clair, d’augmenter les indemnités du premier vice-président, je pense que nous envoyons un mauvais message puisque nous créons un fossé clair qui ne cesse de croître entre entre les concitoyens et nos institutions ».
Patrice Selly : « j’ai totalement cessé d’exercer ma profession d’avocat pour me dévouer à mes mandats politiques »
Concernant l’indemnité du 1er vice-président, le président Bédier a tout compte fait laissé la parole à Patrice Selly, ledit 1er vice-président, dont voici la réponse : Il n’y a pas lieu, à mon sens, de polémiquer. L’enveloppe qui est votée qui est soumise en tout cas à cette assemblée, c’est l’enveloppe qui est disponible pour notre intercommunalité. Et le montant total de cette enveloppe n’évolue pas entre la précédente mandature et celle qui vient de démarrer. J’assume mon indemnité. Nous les élus, nous sommes aussi des citoyens et nous faisons partie de la population. Tout ce que subit la population, on peut aussi, peut-être dans une moindre mesure, le subir également. Quand on s’engage, on s’engage pleinement, moi c’est mon cas je m’engage pleinement, totalement, entièrement dans les fonctions d’élu qui m’ont été dévolues par la population. Je m’engage à 100 % en tant que maire de Saint-Benoit et en tant que 1er vice-président de la Cirest. J’ai fait le choix d’arrêter totalement l’exercice de ma profession d’avocat, pour me dévouer entièrement à mes mandats. En tant que maire de la commune de Saint-Benoît et en tant que premier vice-président de la Cirest, moi j’occupe à 100 % de mon temps du lundi au dimanche u détriment d’une vie personnelle, une vie familiale parce que c’est un choix que j’assume Et quand la loi vous autorise à percevoir une indemnité, ce n’est pas une rémunération, ce n’est pas un salaire. C’est une indemnité pour occuper de telles fonctions. Je crois qu’il n’y a pas lieu d’en débattre davantage. J’assume parfaitement en accord avec la gouvernance et en accord avec le président Bédier, le montant de l’indemnité qui est proposé aujourd’hui à cette assemblée. Parce que le rôle du premier vice-président, c’est d’accompagner peut-être de manière plus étroite le président. dans les fonctions qui sont les siennes. J’ai aujourd’hui avec l’accord du président Bédier, la délégation du développement économique, qui est un sujet majeur au sein de notre territoire et qui va demander peut-être davantage de présence, de temps, de travail, de réunions. C’est pour ces raisons qui sont assez compréhensibles à mon sens pour vous-même et le reste de cette assemblée que ce montant d’indemnité est proposé. On ne vole personne ici. On respecte la loi, on respecte ce que la loi autorise et je ne crois pas en faisant cela, qu’on manque de respect à la population. Il y a un contexte que tout le monde connaît, que je connais en tant que maire de la commune de Saint-Benoit, l’une des communes les plus pauvres de la Réunion, de France. Donc, je connais les difficultés de la population. Les concitoyens attendent de nous du concret, pas des gestes symboliques comme vous le demandez. A Saint-Benoît, on est dans le concret à travers la gratuité des effets scolaires bientôt, à travers aussi la gratuité de la cantine scolaire qu’on a déjà mise en œuvre, c’est ça c’est du concret, et pas de la pure polémique ». Ecoutez Patrice Selly, le 1er vice-président de la Cirest :
Jean-Marie Virapoullé recommande « un calmant » à Joé Bédier, qui le traite alors de « médecin l’eau sucrée »
Jean-Marie Virapoullé, élu de l’opposition intervient à son tour, en appui à OLivier Désiré : « C’est peut-être légal, on n’a pas dit le contraire, mais ce n’est pas moral. Vous avez 14 vice-présidents Monsieur Bédier et lors de votre installation, lorsque vous aviez été interpellé par le maire d’une petite commune, vous avez dit qu’il n’y avait pas de hiérarchie entre les vice-présidents, qu’il n’y avait pas de différence entre le 1er, le 2e, le 10e, 14e… Or, on constate ici que votre 1er vice-président Patrice Selly va percevoir une indemnité mensuelle de 2 712,90€ contre 1 878,20€ à tous vos autres vice-présidents. Il y a une inégalité de traitement qu’on ne comprend pas, sans compter un fossé entre votre discours et la réalité. C’est cela qui nous fait réagir ! A ma connaissance, dans les autres intercommunalités de la Réunion, le 1er vice-président ne touche pas plus que ses autres collègues vice-présidents. C’est ce principe là qu’on ne partage pas ».

Joé Bédier brandit alors un article de presse de l’époque où Jean-Paul Virapoullé était président de la Cirest. S’ensuit des échanges à fleurets mouchetés. Joé Bédier, qui plaide pour « un statut d’élu », intime à Jean-Marie Virapoullé de fermer son micro et de « fermer votre bouche ». Ecoutez et regardez la vidéo ci-dessous, filmée par notre journaliste Yves Mont-Rouge :
Cette affaire numéro 2 a été votée à la majorité (5 contre et 11 abstentions). A noter que trois élus étaient absents mais qu’ils avaient donné procuration : Dominique Prix à Jeannick Atchapa; Sidoleine Papaya à Mario Moreau et Patrice Ellama à Patrice Selly.

Le reste de la séance s’est déroulé dans une ambiance bon enfant. Concernant les affaires 3 et 4 relatives à l’élection des membres de la commission d’appel d’offres (CAO), de la commission de délégation de services publics (CDSP), le groupe d’opposition mené par Laurent Virapoullé et qui compte cinq élus a déposé une liste. Laquelle, au terme d’un vote à bulletin secret – et à la surprise générale – a obtenu 13 voix contre 33 à la liste présentée par le président Bédier et 1 nul. Soit 4 sièges pour la liste Bédier et 1 siège pour la liste Virapoullé.
L’opposition a bénéficié manifestement des voix des élus des petites communes comme Bras-Panon, Salazie et Sainte-Rose, à l’exception des deux voix de la Plaine-des-Palmistes, étant donné que Johnny Payet, le maire RN de cette « petite » commune faisait partie de la liste proposée par Joé Bédier. A partir de là, le président Bédier a décidé d’appliquer le même principe pour les affaires 5 et 6 relatives à l’élection des membres de la commission de contrôle financier (CCF) et de la commission consultative des services publics locaux (CCSPL), à savoir 4 sièges pour la majorité et 1 siège pour l’opposition.
Pourquoi Laurent Virapoullé a-t-il déposé une liste pour la commission d’appels d’offres et les autres ? Voici sa réponse : « Il y a un parfum de corruption qui plane au-dessus de la Cirest. Et suite au vote de ce soir, je constate que mes collègues se sont quelque part un peu rebiffés; Je salue ce soutien qui nous a été apporté, soutien inattendu qui nous permet d’avoir 1 siège dans chacune de ces commissions, alors que le maire de Saint-André me disait que je n’allais pas avoir un seul siège. Donc, ce qui est important, c’est le soutien que l’on a et qui fait que nous sommes élus à la commission d’appel d’offres pour veiller au grain et faire en sorte que si jamais il devait y avoir la moindre anomalie, nous saisirions les autorités administratives et pénales pour que l’argent public soit utilisé à bon escient »

Concernant l’affaire numéro 7 relative à la désignation des représentants de la Cirest dans les organismes extérieurs, notamment au sein de la SPL Estival (qui a beaucoup défrayé la chronique des faits-divers, et ce n’est apparemment pas terminé avec la plainte déposée ce mercredi par les syndicats), le 1er vice-président Patrice Selly a demandé au président une suspension de séance, de 5 minutes. « 5 minutes et pas une de plus », lui a répondu Joé Bédier, avec le sourire. La séance a été suspendue durant une… bonne dizaine de minutes. Le temps pour la majorité de se mettre d’accord sur ses 8 représentants au sein de la SPL Estival, à savoir 4 de Saint-Benoit (Ridwane Issa, Sylvie Payet, Mathieu K’Bidy et Xavier Mandrin) et 4 de Saint-André (Jean-Marc Péquin, Laurent Ramassamy, Laurent Papaya et Alexa Soupou).
Laurent Virapoullé a demandé au président Bédier la possibilité d’avoir 1 siège au sein de cet organisme « vu l’importance de la SPL Estival, vous mêmes vous avez Monsieur le président, déposé plainte au pénal contre cette SPL… ». Réponse de Joé Bédier : « on a déjà établi une liste et personne ne souhaite laisser sa place; Donc, votre demande est refusée ». Cette affaire a été votée à la majorité.
Dernier rapport de l’ordre du jour a être examiné par les élus : les orientations budgétaires 2026. Nous y reviendrons ultérieurement.

















ils sont tous pareils , et ne pensent qu’à se remplir les poches en premier , placer leurs familles et camarades , et vous citoyens si vous avez besoin de quelques choses vous allez attendre des années pour avoir ou rester au rang des oubliés. Quel politique de merde .
i di pour travaille pour le territoire de l’est et la zot i prend mm l’augmentation zot salaire
Bonnet blanc, blanc Bonnet
.la brute et le truand
aller goûte po sote la vote selly.les pas grave ma subie avec .allons alons.selly Bédier i voir l’argent . i dort pu
Bédier insulte Jean-Marie Virapoullé et le traite de docteur l’eau sucré, mais Virapoullé devra quand même le consulter s’il fait un malaise à la Cirest. Serment Hypocrate oblige !
Monsieur Selly out di que out sacrifier aou noit population Nou la pas di août présent maire car ou connais k Léna des sacrifices et des responsabilités là oùt comportement i dégoûte a nous Nou tous i subi l’inflation c’est pas exemple adonner quand out connais out population i souffre espérant out trahieta pas cette population.
La i voi trafik largent dans ces ententes politiques! Pathétique! Je plaints les salariés de la Cirest et des mairies de SAINT BENOIT et SAINT ANDRE.
Kan zot paie reste pareille et cet les « gros » la…ben zot paie i augmente bien in!
la carpe et le lapin ! nou va voir juska kan cet « entente financière » va tenir !
En tous cas je ne vois pas quelle personne quitterait un metier qui lui rapprterait 25000 euros mois pour des indemnites de maire de 4000euros max . Sauf s il a pris la precaution de faire tourner son cabinet en y mettant un associé .ce qui lui rapporte des dividendes.. personne n est saint et selly encore moins!!!! Pour justifier cette entourloupe bedier l hyppocrite menteur raconte vraiment n importe quoi!!! Il faut croire que le peuple aime les voleurs les menteurs et les hyppocrites. Mais rassurons nous, la justice passera tot ou tard.
Sauf si la Justice aime les voyous! Dans ce cas, on comprend sa lenteur! Un mandat à détourner et un second mandat qui commence sur les échappées de roue! On prend les mêmes et on recommence!
Apparemment c’était un avocat l’eau sucré qui n’avait pas beaucoup de client, donc il a trouvé la poule aux œufs d’or en politique…
Selly est toujours avocat. Son cabinet sise chez son adjointe, dans une de ses dépendances. Il représente toujours des clients. Donc rien ne justifie ses indemnités. Sans compter la petite monnaie de poche en dessous de table! La même adjointe a ouvert une cave à vin à Saint Benoît, comme si c’est la préoccupation majeure du peuple de faire des cocktails dinatoires!
Il doit avoir le trou du cul bien plus grand qu avant les. elections bedier tant qu il s est fait avoir par.selly .
C est.vraiment un trou duc ce.bedier .
Il se vend ce plouc
bin po sa même zote i bataille tout le temps po a rentré. en tout cas où la pas eu mon voie .mi vote pu n’a lontent. .. zote les la juste pour enrichir a zote.point bas