Conseil Municipal à Duparc : Sainte-Marie affiche une santé financière record et annonce des décisions concrètes

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Ce mardi soir, la salle polyvalente de Duparc accueillait un conseil municipal charnière pour l’avenir de Sainte-Marie. Entre l’examen des comptes de l’exercice 2024 et les annonces sociales fortes de la maire Céline Sitouze, la majorité a affiché une sérénité budgétaire insolente, tout en actant un virage stratégique : passer du désendettement massif à la relance de l’investissement.

L’ambiance était studieuse, mais les chiffres parlent d’eux-mêmes. Avec un résultat budgétaire 2024 « excédentaire s’élevant à 18 763 103,21 €, la commune de Sainte-Marie respire. » Ce matelas financier confortable est le fruit d’une section de fonctionnement particulièrement performante, dégageant à elle seule un excédent cumulé de plus de 25 millions d’euros.

Des voyants au vert, mais une vigilance maintenue

Si les recettes de fonctionnement (66,8 M€) couvrent largement les dépenses (52,5 M€), la maire Céline Sitouze reste prudente. Interrogée sur cette solidité financière alors qu’elle projette son action future, l’édile ne cède pas à l’euphorie :

« Nous abordons l’avenir sereinement. Certes, l’excédent de 18 millions d’euros est important, mais il faut rester vigilant sur les factures restant à honorer. »

Cette prudence n’empêche pas la municipalité de passer à l’offensive sur le plan social et associatif. Parmi les annonces phares de la soirée :

  • Cantine à 1 € : Une mesure généralisée à toutes les familles, financée à hauteur d’un million d’euros sur fonds propres.

  • Soutien aux associations : Une bouffée d’oxygène avec une augmentation globale de 15 % des subventions pour les clubs sportifs et culturels, portant l’enveloppe à plus de 433 000 €.

  • Stabilité fiscale : Aucune augmentation d’impôts n’est à l’ordre du jour.

Le défi du personnel et le retour de l’investissement

Tout n’est pas rose pour autant dans le paysage budgétaire. La commune doit encaisser le désengagement de l’État sur les contrats PEC (Parcours Emploi Compétences). Résultat : « la ville devra débloquer 3 millions d’euros sur ses fonds propres pour sécuriser le personnel communal et assurer la rentrée d’août. »

Le point le plus débattu reste cependant le rythme des investissements. Si le désendettement de la commune est jugé « exceptionnel », il traduit aussi, en creux, une période de faible réalisation d’équipements. En 2024, la section d’investissement affiche d’ailleurs un déficit de 8,1 M€, signe que les dépenses ont commencé à dépasser les recettes propres de la section.

La maire l’admet volontiers : un désendettement trop rapide est souvent le signe d’un manque de projets structurants sortis de terre. L’objectif est désormais d’utiliser ce levier financier pour « élever les capacités de la commune ». Un outil de pilotage issu du Conseil d’orientation budgétaire sera prochainement déployé pour transformer ces millions d’excédents en réalisations concrètes pour les administrés.

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