Ramata Touré est présidente du collectif « Ambition et Transparence pour nos Territoires » pour nos Territoires et présidente de la Délégation Outre-mer au Conseil national de Renaissance. Elle a adressé un courrier au Premier ministre Sébastien Lecornu par rapport « au contexte de forte mobilisation des professionnels du transport à La Réunion, marqué par une hausse brutale des prix des carburants entre mars et avril 2026 (supercarburant de 1,54 € à 1,96 €, gazole de 1,25 € à 1,77 €, soit une hausse de 42 à 52 centimes par litre) ».
Cette démarche vise à alerter sur les conséquences économiques et sociales d’une crise qui dépasse largement la seule question énergétique et met en lumière les fragilités structurelles du modèle économique ultramarin.
« Alors que les prix des carburants ont fortement augmenté ces dernières semaines, pesant directement sur le pouvoir d’achat des ménages et la viabilité des entreprises », Ramata Touré souligne « la nécessité d’une mobilisation collective de l’ensemble des acteurs ».
« Si des efforts ont déjà été engagés, à commencer par l’État qui a pris ses responsabilités avec une aide de 20 centimes par litre en faveur des professionnels, suivi par la Région Réunion avec une baisse de 10 centimes par litre, complétée par une mesure conditionnelle de 5 centimes supplémentaires subordonnée à un effort des opérateurs pétroliers », Ramata Touré « salue ces avancées et se félicite que l’exigence de transparence sur les marges pétrolières commence enfin à s’imposer dans le débat public ». Elle appelle désormais à « une approche plus globale, équilibrée et durable, fondée non pas sur le seul effort des collectivités, mais sur une répartition raisonnable et raisonnée des marges entre tous les acteurs de la chaîne ».
Ramata Touré insiste en particulier sur « la nécessité d’une transparence accrue dans la formation des prix des carburants, incluant les coûts et les marges des opérateurs pétroliers, dans un contexte où ces derniers ont enregistré des bénéfices importants à l’échelle internationale ».
« La question du pouvoir d’achat ne peut pas reposer uniquement sur les collectivités ou les dispositifs fiscaux. Elle doit être partagée par l’ensemble des acteurs économiques. La transparence est aujourd’hui une exigence démocratique. »
À travers ce courrier, elle plaide « pour une approche concertée et durable, adaptée aux réalités des territoires ultramarins, reposant sur une réforme progressive du modèle économique, une accélération de la transition énergétique et une meilleure régulation des mécanismes de formation des prix ». Elle rappelle que « cette crise doit être saisie comme une opportunité de repenser en profondeur les politiques publiques en Outre-mer ».
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du lancement du collectif « Ambition et Transparence pour nos Territoires », dont « l’objectif est de structurer, porter et faire
entendre les problématiques locales à l’échelle nationale ».














