À La Réunion, la colère ne se limite plus à quelques discussions isolées. Elle traverse les générations, les quartiers, les milieux professionnels. Une accusation revient avec insistance : certains emplois seraient attribués bien avant même la publication officielle des annonces.
L’offre apparaît en ligne. Les candidatures sont ouvertes. Les délais sont respectés. Sur le papier, tout est conforme. Mais dans les conversations, une phrase revient souvent : “C’est déjà joué.”
Julien, 27 ans, diplômé d’un master obtenu sur l’île, raconte :
“J’ai postulé à un poste qui correspondait parfaitement à mon profil. Entretien impeccable. Quelques jours plus tard, j’apprends que la personne recrutée était déjà en poste en CDD dans le service. Franchement, à quoi bon publier l’annonce si la décision est déjà prise ?”
Même discours chez Mélissa, 34 ans, mère de deux enfants :
“On te demande un dossier complet, lettres, références, diplômes. Tu y passes des heures. Et puis on entend dire que le poste était promis à quelqu’un. Ça use.”
Le sentiment d’injustice s’accentue lorsque le recrutement concerne une personne extérieure au territoire alors que des profils locaux qualifiés étaient en concurrence.
“Je ne suis pas contre les gens qui viennent d’ailleurs,” explique Kévin, 31 ans. “Mais quand tu sais que des Réunionnais compétents cherchent du travail depuis des mois et qu’on recrute encore à l’extérieur, ça pose question.”
Dans une île où le chômage est structurellement élevé, où beaucoup de jeunes peinent à s’insérer, cette impression d’opportunités confisquées nourrit un malaise profond.
Et puis il y a le piston.
Le fameux réseau.
Le coup de fil discret.
Le “je connais quelqu’un”.
Un homme de 42 ans, salarié en reconversion, confie :
“On m’a clairement dit : sans appui, ton dossier ne passera pas. Il faut quelqu’un qui te recommande. Sinon, tu es juste un CV parmi d’autres.”
Plus troublant encore, certains évoquent des pratiques plus graves. Des promesses de soutien en échange d’un service. Des arrangements. Des avantages indirects. Terrain, enveloppe, appui financier, soutien politique. Ces accusations sont difficiles à prouver, mais leur simple circulation dans l’opinion publique suffit à entacher la crédibilité du système.
Autre réalité souvent passée sous silence : celle des plus de 50 ans.
Alain, 56 ans, cadre expérimenté, en recherche d’emploi depuis deux ans, raconte :
“On ne me le dit pas en face, mais je le sens. Dès qu’on voit mon âge, ça bloque. Pourtant j’ai l’expérience. Je suis disponible. Mais on préfère des profils plus jeunes, plus ‘flexibles’.”
Sylvie, 53 ans, ancienne responsable administrative, partage le même constat :
“J’ai envoyé des dizaines de candidatures. Aucune réponse. Ou des réponses standardisées. À plus de 50 ans, on devient invisible.”
Pour ces travailleurs expérimentés, la double peine est brutale : peu d’opportunités et un sentiment d’exclusion silencieuse.
Il faut le rappeler : tous les recrutements ne sont pas biaisés. Beaucoup d’employeurs agissent avec intégrité. Des entreprises privées recrutent sur compétence réelle. Des responsables prennent des décisions justes.
Mais le problème, c’est l’accumulation des témoignages.
L’impression persistante que certains postes sont décidés en amont.
Que l’annonce n’est qu’une formalité.
Que le mérite ne suffit pas toujours.
Dans un territoire où chaque emploi compte, où des familles entières dépendent d’un seul salaire, la suspicion permanente devient toxique.
À La Réunion, l’enjeu n’est pas seulement économique. Il est moral.
Si les jeunes pensent que sans piston ils n’ont aucune chance,
si les plus de 50 ans se sentent exclus,
si les candidats locaux ont l’impression d’être systématiquement doublés,
alors c’est la confiance collective qui s’effondre.
La question reste posée :
À compétences égales, tout le monde part-il vraiment avec les mêmes chances ?
Ou bien le système fonctionne-t-il avec des règles que tout le monde connaît… mais que personne n’ose affronter publiquement ?














KIKI, OU CONAIT QUOUé!!! ALLONS MET LA MAIN ENSEMBLE ET DENONCE TOUTE CET MAGOUILLE IMPORTER DE LA METROPOLE,ET QUE I DEFAVORISE NOUS REUNONNAIS,,????MAIS C’EST DOMMAGE QUE NA AUQU’UN CANDIDATS QUI PRESENTE A Z’OT AUX Z’ELECTIONS BIENTOT I PARLE DE SE SYDROME DE GOYAVE DE FRANCE????
Importé ??? Faut arrêter avec ce racisme ambiante sur fond de jalousie. C’est un créole qui parle. Pour travailler en collectivité, les premiers a utilisé ce système sont nos chers élus de tout bord…. donc c’est bien local ! Lorsqu’une municipalité publie une offre, dans 99% des cas le poste a déjà été pourvu en interne ou par piston. Il s’agit juste d’une régularisation administrative car la publication de l’annonce est rendu Obligatoire dans la loi. Donc, vous vous faites chi… à postuler, pour Rien ! Merci qui ? Les métro ? Non, nos Elus
IL FAUT SE DIRE QUE LA REUNION I APPARTIENTS PUS A NOUS!!! TOUTES Lé DANS LA MAINS BAND Z’OREYL!!! COMMENT Z’OT I VEUT QUE LES EMPLOIS Lé POUR LES REUNNIONAIS????C’EST COMME EN NOUVELLE CALEDONIE,TOUTE Lé DANS LA MAIN Z’OREYL LA BAS!!!DONC ENTRE BAND NA ET BAND MAHORAIS LA REUNION SERRAS A BAND NA BIENTOT???CALEDONIES BIS POUR LA REUNION???
Des vrais putes d’élus a crever dans leur souillon
C’est l’île de la réunion dans toute sa splendeur ? Cela durera en éternité des siècles et des siècles
A karouest semto syndicat majoritaire y obtient toute promotion avec bénédiction rh.vivement la mairie st Paul y savir bello ote.domounr depuis 40ans y progresse jamais m . merci saftr
Si cela existe, ce n’est pas bien, mais n’ oublie pas que la Région Réunion donne le mauvais exemple.
une jeune femme travaille pendant 6 ans dans une collectivité, il y a un poste à pourvoir et elle a toutes les qualités requises , son chef de service est trés content de son travail, un concours est ouvert sur ce poste,, elle passe haut la main les épreuves et……. la nièce d’un élu qui faisait des petits remplacements obtient le poste….. et pire encore la jeune femme en question a été voir ce fameux élu pour obtenir son aide afin d’obtenir le poste…..
Certains estiment que ce serait davantage une question d’apparence, de style et de maîtrise de la langue que de compétences, et que l’image jouerait un rôle déterminant dans les postes à responsabilité.
C’est un peu une vérité (ʘᴗʘ✿) c’est la compétence qui prime quand même, si on n’est son propre patron, on maîtrise le mandarin , l’anglais, le persan, on est au top ! a écouter nos paroles d’élus dans les débats télévisés qui s’expriment , ce n’est vraiment pas une apparence de style
C’est bien connu, je vous le confirme : les étrangers sont mieux payés et davantage privilégiés.
Ça a toujours existé et ça existera toujours. Ya des milieux beaucoup plus verrouillés : cinéma, mode, audiovisuel. Se réveiller et faire comme si ça n’existe pas c’est faire preuve de naïveté..
Cela s’appelle le clientélisme. C’est du circuit court. Il est faux de dire que le problème serait la venue de goyaves. Au contraire, la discrimination, elle vient du fait que les postes locaux sont réservés aux locaux, proches, familles, amis, amis des amis. Si vous êtes étrangers à la commune, a la communauté de commune, au département, vous avez zéro chance pour un poste dans ses collectivités
Reusement encore créole na ça. Zot té veut baise partout quoué ? La toujours eu y choisi la tête En 1990 un boug zoreil travail l’edf té rentre en métropole et la contacte ein son dalon toute la famille installe su saint Gille lo fanm la gaigne poste la banque tranquillou. Après c’est piston la famille si lé bien placé et na z’enfant la fait z’étude lé préférable na travail su son île y sar dan quel bled ? Ça lé comme pou nout bande vié dan z’année 50 la pas rode la terre si marmaille la pas réussi l’école li achète semb quoué ? La Reunion avant dan les hauts un tas té veux pas et zordi aller rôdé. Ta trouver ! N’importe comment si la pas out parent y rouve la voie pou ou et ou lé pas trop engageant ou va patauger. Plus le temps y avance lé difficile. L’ile n’avait zoreil té prend créole pou jardinier bonne astaire au ki bourrique cet lé là li prends son communauté !
Nous sommes dans une société pourrie gérer par des incompétents. Il ne faut donc pas s’attendre à être respecter et vivre bien. Y en a qui joue beaucoup de leur statut mais un jour la chute sera douloureuse et il sauront à notre place à subir ce que l’on subi.
Que le ménage soit fait dans nos collectivités,qu une enquête de l administration afin de démanteler les emplois de complaisance,qui n ont pas été l objet d un appel a candidature ouvert a tous les administrés et sanctionner les chefs de Service et les donneurs d ordres et principalement le principe élu a la tête de la collectivité qui ne se conforme pas aux règles de recrutement.
et sanction celui ci .
La loi y dit qu’un poste y doit être publié. Mais l’envers du décor ou gaigne prouvé ? Surtout pou recrutement interne. Cet la pas encore compris ça, li rêve zié ouvert. Déjà ou fait un travail pou être devant un jury (ke lé courant de la personne su le poste) nana y sar rode lo sort et bun ! Pou gaigne la place. O kilé ? Cet y tire carte là y voit pas dont poste na d’moun d’su ? Voilà ou nous en est : ein y vi d’espoir (devant biro) et l’autre (derrière) lé là pou casse l’espoir ou bien pou persévérer le candidat dan l’espoir. Et cet là na l’esprit plus tordu. Mais bon. Li lé payé. Si y continu comme ça ek ce conflit international travail n’aura trop ! Faudra faire venir la main d’oeuvre étrangère ! Lol ! Un éternel recommencement.