À l’approche de la 79e édition du Festival de Cannes, France Télévisions a annoncé une cure d’austérité pour son dispositif de couverture. Entre baisse des dotations publiques et suites de la commission d’enquête parlementaire menée par Charles Alloncle, le groupe public doit « montrer patte blanche » sur ses dépenses.
Un dispositif « resserré »
Fini les fastes des éditions précédentes. Stéphane Sitbon-Gomez, numéro deux du groupe, a officialisé un dispositif « plus resserré pour des raisons économiques ». Cette décision intervient dans un contexte politique tendu, marqué par les critiques du député Charles Alloncle (UDR) contre les « largesses » du service public. Suite à l’audition de la société Together Media le 18 février, Charles Alloncle a dénoncé le coût des contrats liant France TV au festival. Le député a révélé que la production du contenu sur place s’élève à « 1,3 million d’euros en moyenne », incluant 150 000 euros de décors et qu’un montant identique est facturé pour la seule cérémonie d’ouverture, une somme jugée « importante pour seulement quelques heures de direct » par le rapporteur qui avait par la même occasion fustigé les cachets de maîtresse de cérémonie de Virginie Efira pour la modique somme de 60 000 € en plus des frais de coiffure ou de manucure jugés exorbitants.
Finies les nuits en palace
L’un des changements les plus symboliques concerne l’hébergement. Après la révélation d’une facture de 110 000 € pour un séjour en palace en 2023, la direction impose désormais un plafond de 500 € par nuit pour ses collaborateurs délocalisés. « Il n’y aura plus personne dans aucun grand hôtel qui dépasse ces tarifs », martèle la direction, précisant que seuls les officiels invités par le Festival échapperont à cette règle.
Moins d’antenne, moins d’effectifs
La cure de minceur impacte directement la grille des programmes :
- C à Vous : L’émission d’Anne-Élisabeth Lemoine réduit sa présence. La première partie sera assurée depuis Paris, et seuls Bertrand Chameroy et Pierre Lescure feront le voyage avec Anne-Elizabeth Lemoine.
- C ce soir : La délocalisation est réduite à la seule deuxième semaine du festival.
- Suppressions : Contrairement à l’année dernière, Les rencontres du Papotin ne feront pas le déplacement, tandis que Quelle époque ! et Télématin resteront basés à Paris.
Pour Manuel Alduy, directeur de la branche cinéma, cet effort est nécessaire pour « absorber la baisse des dotations publiques ». France Télévisions tente ainsi de préserver son statut de diffuseur officiel tout en éteignant la polémique sur son train de vie sur la Croisette.














Merci à Charles Alloncle : un député qui travaille réellement.
Et en plus réellement pour les Français.
Chapeau bas