Fin de conflit dans les cliniques : le secteur privé décroche enfin un accord, la grève est levée !

2 min de lecture
2

Le bras de fer est terminé. Après plusieurs jours de blocage devant les cliniques privées de l’île, l’intersyndicale et la Fédération Hospitalière Privée (FHP) ont scellé un protocole de sortie de crise ce mercredi. Entre reconnaissance de la « vie chère » et création d’un avenant spécifique au territoire, Jean Hoareau de la CFTC salue une victoire d’étape décisive.

Le silence revient progressivement aux abords des établissements de santé, mais ce n’est pas un silence de défaite. Bien au contraire. Pour les grévistes qui occupaient le terrain depuis plusieurs jours, l’heure est à la satisfaction : un protocole de sortie de grève solide a été signé avec les représentants de la FHP.

La fin d’une exception territoriale ignorée ?

Le premier pilier de cet accord repose sur une avancée politique majeure. Pour la première fois, la représentation locale de la FHP rejoint officiellement la position des syndicats sur le contexte réunionnais.

« Ils sont d’accord avec nous sur le problème de la vie chère », martèle Jean Hoareau.

Cette reconnaissance n’est pas qu’une simple tape sur l’épaule : elle va faire l’objet d’une remontée directe au niveau national pour que la spécificité de La Réunion soit intégrée aux réflexions ministérielles. Le message est clair : on ne peut plus gérer les cliniques réunionnaises comme celles de l’Hexagone.

Un « Avenant Réunion » pour une égalité de traitement

Le second volet de l’accord, sans doute le plus concret pour les salariés, est la mise en chantier d’un avenant territorial. L’objectif est de mettre fin aux disparités de traitement entre les secteurs. Cet avenant portera sur une « prime de vie chère » articulée autour de deux références :

  • Les 20 % déjà appliqués dans le secteur privé non lucratif (FEHAP).

  • Les 35 % perçus par les fonctionnaires.

L’idée n’est pas de couler les structures, mais d’exiger une participation de l’État au titre des missions de service public assurées par le privé.

« L’idée n’est pas de mettre en difficulté les établissements, mais de trouver un accord pour que l’État participe aussi », précise le leader syndical.

Un calendrier déjà sous tension

Si les piquets de grève sont levés, le travail de fond commence à peine. L’intersyndicale, qui appelle désormais tous les syndicats (même ceux non représentés aujourd’hui) à s’unir pour faire de ce combat une « histoire de territoire », a déjà fixé deux dates clés :

  • 20 mai : La question réunionnaise sera portée à l’ordre du jour d’une réunion officielle entre la fédération nationale et le ministère.

  • 29 mai : Ouverture de la première table ronde pour négocier les détails économiques de l’avenant. Les employeurs devront alors mettre leurs chiffres sur la table pour avancer concrètement.

Pour Jean Hoareau et l’intersyndicale, le contrat est rempli : « Nous sommes satisfaits de l’accord trouvé. C’est le motif pour lequel on arrête la grève. »

La reprise du travail se fait donc sous le signe de l’espoir, mais avec un œil rivé sur le calendrier de fin mai. Le protocole est signé, les engagements sont pris : la balle est désormais dans le camp des directions et du ministère.

2 Commentaires

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Article précédent

GHER de Saint-Benoit : un bloc opératoire en plein essor au service des Réunionnais de l’Est

Article suivant

Pari gagné pour Véronique : première acheteuse et star du jour pour le décollage d’IndiGo vers l’Inde ! (Photos)

Free Dom