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L’affaire Lyhanna libère la parole à La Réunion : un témoignage évoque des violences dans certaines madrassas de Saint-Denis dans les années 80-90 (Audios)

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Bouleversé par l’affaire Lyhanna, qui a profondément marqué l’opinion publique en Métropole, un Dionysien a contacté notre rédaction pour raconter ce qu’il affirme avoir vécu durant son enfance. Son témoignage, qu’il présente comme resté enfoui pendant près de trente ans, évoque des violences physiques, des humiliations et des agressions sexuelles qui auraient été commises dans certaines madrassas de Saint-Denis dans les années 1980 et 1990.

« L’école du silence »

Selon ce témoin, les journées commençaient très tôt, avant même l’école. Comme de nombreux enfants, il fréquentait une école coranique. Mais derrière cet apprentissage religieux, il affirme avoir subi, comme d’autres enfants selon lui, un climat de peur permanent.
Il évoque notamment des coups, des châtiments corporels, des humiliations publiques et des violences psychologiques répétées. Plus grave encore, il affirme que certains mineurs auraient également été victimes d’agressions sexuelles ou d’attouchements.
Ces accusations n’ont, à ce stade, pas fait l’objet d’une décision de justice connue.

Un silence qui aurait duré des décennies

Le témoin estime que ces faits seraient restés tus pendant des années en raison de la peur, du poids social et de la volonté de préserver l’image de la communauté.
Selon lui, ceux qui tentaient d’évoquer ces violences risquaient d’être marginalisés ou de ne pas être crus. Il décrit une époque où certains parents continuaient malgré tout d’envoyer leurs enfants à ces cours religieux, parfois par absence d’alternative, parfois par peur du regard des autres.

L’affaire Lyhanna comme déclencheur

Toujours selon ce témoignage, l’affaire Lyhanna aurait constitué un véritable déclic.
La médiatisation de cette affaire, ainsi que le débat national sur la protection des enfants face aux violences sexuelles, lui auraient donné le courage de raconter son histoire.

Des responsables encore présents dans la vie publique ?

Le témoin affirme que certaines personnes qu’il met en cause exerceraient encore aujourd’hui des responsabilités ou bénéficieraient toujours d’une reconnaissance au sein de la communauté.
Aucune identité n’est citée et ces affirmations n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante.

Un appel à la justice

Le Dionysien appelle les éventuelles victimes à sortir du silence et à saisir la justice lorsqu’elles disposent d’éléments.
« La foi ne doit jamais servir d’excuse. La protection des enfants doit passer avant toute autre considération. »
Il estime que les responsables religieux actuels ont un rôle essentiel à jouer dans la prévention et dans l’accompagnement des victimes.
Enfin, il rappelle que, prescrits ou non, les faits signalés peuvent contribuer à faire émerger la vérité et à protéger d’éventuelles nouvelles victimes.
Vous pouvez entendre son témoignage dans l’audio ci-dessous :

8 Commentaires

  1. Rien m’ étonne, connaissant leur manière d’ être, mais pas tout le monde, j’ai vécu parmi des enfants musulmans, leurs parents et tout, ils sont pleins de sagesses. Mais sans connais , ils ont un comportement de porc, indigne devant DIEU ALLAH.

  2. N’avait plutôt dame catéchisme. N’avait pas d’abus sexuel. Concernant châtiment corporel (règle su le doigt) n’avait à l’école. Toute té au courant et té inciter par les parents pou les récalcitrants. Le cercle des écoles coraniques pour les non initié personne té au courant puisque chaque communauté té reste entre zot. Té pas comme zordi toute lé mélangés. Nos bonnes soeurs dan l’église si chaque bout d’banc aucun marmaille té fait désordre tellement zot té imposables. Dan des familles ou na la promiscuité et beaucoup de frères soeur sous même toits na des attouchements voire viol que lé passé sous silence. Zot na un principe que si ou la perde la bande ou vive en reclus. Si ou la pas en sorte par ou même ou tombe dan la dégraine. Faut na le soutiens d’un membre que va camoufle l’affaire car sinon sera deux à être abandonnés. Sont assez birarre en fait.

    • … Sont assez bizarre par le fait que zot la pas passe à autre chose comme la plupart des anciens créoles té vive sous le poids de la honte surtout famille n’avait bon peu fille. Rien y sorte du cercle familial. La voisine que té battue qui passait au coin métallique toute té vois son malheureux sort aucun té lève le pti doigt. Pou des actes incestueux té pareil. N’avait un omerta. Et dan les villages en France té même topo. Cette personne y incite d’autres victimes à parler et bien bon courage !

  3. Fut un temps il est vrai que ces professeurs étaient pour la plus part des musulmans venus d inde avec leur culture et traditions, cad l’ apprentissage avec des corrections, mais com partout ca devait être pareil , cette ecole de l’APECA ca devait être pareil, ou certains cours de catechisme.

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