Tour Voile 2026 : L’équipage La Réunion remporte la 2e place sur l’offshore Camaret-sur-Mer – Larmor-Plage et relance la course au podium

3 min de lecture

Une course d’usure et d’intensité rare. Pendant près de trente heures, les marins n’ont bénéficié d’aucun répit. Reliant Camaret-sur-Mer à Larmor-Plage, l’équipage La Réunion a navigué au cœur de certains des plus prestigieux panoramas du littoral breton, doublant successivement les Tas de Pois, Penmarc’h, Belle-Île et l’île de Groix.

Cependant, la beauté du décor n’a en rien atténué la complexité de l’exercice. Cette étape de 168 milles nautiques s’est révélée particulièrement technique, rythmée par des transitions délicates, des courants piégeux et des variations de vent permanentes capables de bouleverser la hiérarchie à tout instant.

Pour relever ce défi sur ce dernier ralliement, le quatuor à bord était composé de Jules Delpech, Noé Delpech, Flavie Foucher et Émilie Bouchet.

Au terme de cet effort prolongé, l’équipage La Réunion s’octroie une remarquable deuxième place. Cette performance stratégique leur permet de recoller à seulement six longueurs de la troisième place du classement général, relançant totalement le suspense pour le podium à seulement quarante-huit heures du dénouement de ce Tour Voile 2026.

Arrivées du ralliement Camaret-sur-Mer / Larmor-Plage du Tour Voile 2026, chenal du port, le 10 Juillet 2026, Photo © Jean-Marie LIOT / Tour Voile

Un choix tactique audacieux et payant dès le départ

Dès le coup d’envoi, l’équipage prend une option stratégique différente du reste de la flotte en choisissant une voile différente (le Spi), ce qui leur permet de s’emparer immédiatement des commandes de la course.

« On part avec la conviction qu’il fallait partir sous Spi alors que quasiment toute la flotte choisit le Gennaker. Forcément, on doute un peu. Mais on maintient notre choix qui est payant, et ça nous permet de partir avec une petite longueur d’avance. » — Jules Delpech

Une navigation intense, rythmée par la chaleur et les transitions

Pendant près de 30 heures, les marins ont dû composer avec des conditions météo estivales et éprouvantes, exigeant une vigilance de chaque instant face aux pièges du parcours.

  • Des conditions exceptionnelles mais dures :

    « C’était très ensoleillé, il faisait très chaud sur l’eau […] Le parcours était semé d’embûches. On n’a quasiment jamais eu de temps de pause. Ça n’arrêtait pas. » — Jules Delpech

  • Un rythme effréné :

    « Transition. Ça n’a pas arrêté. Des phases de transition tout le temps. Et il faisait chaud, très chaud. Mais c’était super ! » — Émilie Bouchet

Des moments de doute surmontés grâce à la cohésion

L’équipage a traversé des phases plus complexes, notamment à la sortie de Belle-Île où le bateau a perdu du terrain, avant de retrouver une bonne dynamique autour de l’île de Groix.

  • La gestion des difficultés :

    « Il y a eu un moment plus difficile au début de la nuit. On fait une mauvaise sortie du tour de Belle-Île. Il a fallu rester concentrés parce qu’on perdait du terrain. » — Noé Delpech

  • Un esprit d’équipe solide :

    « On a eu beaucoup de phases bien, moins bien, et au final le résultat est positif. Cette place n’était pas gagnée au départ. On a bien matché et c’est vraiment cool d’aller chercher ce résultat. » — Flavie Foucher

Un duel final au sommet face aux meilleurs

La deuxième place s’est jouée dans les derniers milles lors d’un intense mano a mano tactique face au bateau « Les Étoiles Filantes », skippé par le vainqueur de la Solitaire du Figaro 2023, Corentin Horeau.

« Ça s’est même fini par une bataille d’empannages avec les Étoiles Filantes, et notamment Corentin Horeau, qui sait quand même y faire. On a réussi à gagner cette bataille d’empannages sur la fin, ou en tout cas à ne pas la perdre. » — Jules Delpech

La course au podium complètement relancée

Grâce à cette superbe 2e place, qualifiée de « Chaude réussite » par Jules Delpech, l’équipage La Réunion revient à seulement six points de la troisième marche du podium du classement général, à deux jours de l’arrivée finale à Lorient.

Crédit photos © Jean-Marie LIOT / Tour Voile

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Article précédent

La Montagne : disparition inquiétante de Joëlle depuis ce samedi matin

Free Dom