Ce jeudi matin, l’école élémentaire Damase-Legros bourdonne d’une effervescence particulière. Entre les murs de cet établissement dionysien, l’ARS La Réunion et le Rectorat ont officiellement lancé « Nutrition Marmay ». Plus qu’un simple portail numérique, ce dispositif se veut l’arme de dissuasion massive contre une épidémie silencieuse : l’obésité et le diabète infantile.
L’urgence est chiffrée. À La Réunion, un adolescent sur dix est obèse et près de 500 enfants sont diagnostiqués diabétiques chaque année. Des chiffres qui placent l’île bien au‑dessus de la moyenne nationale et qui justifient, selon les autorités, une mobilisation massive.
Un « bouclier sanitaire » dès le plus jeune âge
Pour Jean-Jacques Coiplet, directeur général de l’ARS, il ne s’agit plus de saupoudrer des actions isolées, mais de « massifier » la prévention. Intégré au Programme Réunionnais de Nutrition (PRNDO) lancé en février dernier, Nutrition Marmay vise à couvrir tout le territoire d’ici 2028, en gommant les zones d’ombre où la prévention ne parvenait pas encore.
Rostane Medhi, recteur de l’académie, a rappelé que l’école est la première ligne de ce front :
« La santé des élèves est un préalable indispensable. On ne peut pas parler d’épanouissement scolaire si le corps est déjà fragilisé par de mauvaises habitudes. »
63 ateliers « clés en main » pour les acteurs de terrain
Au cœur de cette stratégie : la plateforme nutritionmarmay.re. Gratuite et accessible sur inscription, elle propose 63 ateliers validés par des experts. L’originalité du dispositif réside dans son approche globale. On n’y parle pas seulement d’assiette (alimentation, hydratation), mais aussi de mode de vie : sommeil, gestion des écrans, sédentarité et compétences psychosociales.
Frédérique Madé, représentante de Promotion Santé La Réunion, précise le rôle crucial des quatre opérateurs de terrain (Lekip Diet, ADNR, Réunir et l’équipe ODHIR) :
« Nous ne laissons pas les professionnels seuls face au site. Les associations spécialisées sont là pour accompagner les communes, les écoles et les structures périscolaires dans la mise en œuvre concrète des projets. »
Dans les classes : débusquer le sucre et apprivoiser les écrans
Pour illustrer ce lancement, deux classes de CE1 ont testé les premiers ateliers. Entre deux questions sur la teneur en sucre des sodas, Marie-Jeanne Chanut, enseignante, note l’impact immédiat sur ses élèves :
« Ils sont cernés par les écrans à la maison. L’idée est de leur donner les clés pour comprendre les effets sur leur santé, sans être dans le jugement, mais dans l’action. »
Pas de fatalité, mais une mobilisation collective
Le dispositif ne s’arrête pas à la grille de l’école. Une campagne de communication ciblera prochainement les familles. Pour Sybille Boyer, cheffe de projet et élue à Saint-Denis, l’environnement de l’enfant est la clé du succès :
« Si le message est le même à l’école, au club de sport et à la maison, nous gagnerons la bataille. »

Alors que des initiatives comme « Kultiv Nout Santé » à Saint-Denis ont déjà montré la voie, Nutrition Marmay ambitionne désormais de structurer cette démarche sur toute l’île. L’objectif est de faire en sorte que la santé nutritionnelle ne soit plus une question de code postal, mais un droit pour chaque petit Réunionnais.


















Saint‑Denis donne le ton pour une génération en meilleure santé .
Prenons le pain, de plus en plus, le pain remplace le riz, qu’il soit blanc, noir, ou autre, la farine de blé contient du cadmium, cancérigène et qui ne s’élimine ni par les reins, ni par la sueur, ni la respiration ou autres pets.
Même si on ne consomme que des patates ou du manioc, c’est le même topo si on met de l’engrais, l’engrais, le cadmium qu’il contient est absorbé par la plante se retrouve dans notre estomac.
S’abonner au Bio , je ne connais pas encore de vache ou un autre animal nourri au Bio, .
On est condamné à bouffer de la merde, c’est tout