« Moins de circulation à La Réunion » : mais certains médias vivent sur quelle île exactement ?

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Depuis plusieurs jours, certains médias locaux affirment que la circulation aurait diminué sur les routes réunionnaises. Une analyse qui fait bondir de nombreux automobilistes, commerçants et professionnels de terrain, tant la réalité semble totalement différente de ce qui est raconté.

Car pendant que certains annoncent une prétendue baisse du trafic, des milliers de Réunionnais continuent de passer des heures dans les embouteillages, du nord au sud, de l’ouest à l’est. Chaque matin, les mêmes ralentissements. Chaque soir, les mêmes bouchons interminables. Saint-Denis saturé, la route du Littoral chargée, Saint-Paul congestionné, Le Tampon bloqué par moments, Sainte-Marie et Saint-André toujours sous tension aux heures de pointe.

Beaucoup se demandent désormais sur quoi reposent réellement certaines affirmations.

« On aimerait savoir à quelle heure ils roulent », ironise un automobiliste rencontré dans l’ouest. « Parce que nous, tous les jours, c’est pareil : bouchons, ralentissements, stress et carburant qui part dans les files d’attente. »

Même son de cloche du côté de plusieurs gérants de stations-service contactés ces dernières heures. Selon eux, les chiffres de fréquentation ne montrent pas de chute spectaculaire de circulation ou de consommation.

« Les gens roulent toujours autant », explique un professionnel du nord de l’île. « Les pompes tournent normalement. On ne voit pas de baisse majeure qui permettrait de dire que les routes se sont vidées. »

Du côté des commerces également, les observations sont similaires. Centres commerciaux bondés, parkings saturés, files d’attente dans certaines grandes surfaces : difficile pour beaucoup de croire à une île soudainement désertée.

« Les magasins ne désemplissent pas », constate une commerçante de l’ouest. « On voit toujours autant de monde dans les zones commerciales, surtout en fin de journée et le week-end. »

Mais ce qui fait particulièrement réagir, ce sont aussi les annonces autour d’une prétendue hausse massive du covoiturage et d’un report important vers les transports en commun.

Là encore, beaucoup tombent des nues.

Selon notre enquête menée auprès de plusieurs opérateurs locaux et professionnels du transport, aucun changement majeur n’est constaté sur le terrain. Les sociétés de transport interrogées évoquent des fréquentations relativement stables, loin d’une révolution des habitudes de déplacement.

« Si le covoiturage avait réellement explosé comme certains le disent, ça se verrait immédiatement sur les routes », explique un professionnel du secteur. « Or aujourd’hui, les axes principaux restent saturés exactement comme avant. »

Même constat pour plusieurs chauffeurs et exploitants qui continuent d’observer une forte dépendance à la voiture individuelle à La Réunion, faute parfois d’alternatives réellement adaptées aux réalités de l’île.

Cette déconnexion entre certains discours médiatiques et le ressenti du terrain commence sérieusement à agacer une partie de la population. Beaucoup dénoncent une vision « hors-sol », éloignée du quotidien des Réunionnais qui passent plusieurs heures par semaine coincés dans leur véhicule.

Car au-delà des chiffres, il y a aussi une réalité humaine : fatigue, stress, hausse du prix des carburants, temps perdu sur la route et qualité de vie qui se dégrade.

Pour certains habitants, entendre parler de « baisse de circulation » alors qu’ils vivent l’inverse chaque jour devient presque provocateur.

« Peut-être qu’ils restent dans leurs bureaux climatisés », lâche un artisan du sud. « Mais sur le terrain, nous, on voit bien que rien n’a changé. »

Une chose est sûre : sur les routes réunionnaises, beaucoup de conducteurs ont aujourd’hui le sentiment que les bouchons, eux, ne prennent jamais de vacances.

8 Commentaires

  1. Y pourrez y remédier si y voulez allège tout ce flux. L’argent y manque à nous? Construit des embarcadères et domoun y déplace uniquement d’un ville à l’autre uniquement par la mer… Si y veux. Y peux !

  2. Faudrait regarder ça comme un test. Face à un situation pénible comment domoun y réagit. Apparemment ns fait avec. Carburants chers ou pas. Pou une île lé désolant. Mazine un instant que té garde le train… Y peut pu artourne en arrière. Cek lé fait, lé fait. Supporte astaire.

  3. Cest un peuple riche français tres occidentalise.
    Laisser leur avec leur suv.
    On voir pas ca .ailleurs.
    Pour aller a lecole a 100m on prend la voiture
    Pour aller chercher 1 pain , a cote on prend la voiture.
    Ca fait riche. Cest français. Du tape a loeil.
    On fait semblant , de pleurer pour des contrats pec
    Bizarre.

  4. il y en a qui utilise leur véhicule pour faire 50 m pour aller chercher le pain… aAvoir la circulation ce matin sur la route des tamarins, on ne dirait jamais que lessence l’est cher. Au contraire, tous sur les routes pour aller pique niquer chemin volcan les stations sont remplies d’automobilistes….. met encore plus cher moin mi dit

  5. ZOT Y EMPRUNTE QUELLE ROUTE POUR NOUS DIRE QUE LA CIRCULATION A DIMINUÉ ???
    CAR TOUS LES JOURS C’EST L APHIXIE ET MATIN ET SOIR.
    CEST USANT D’ALLER TRAVAILLER. ON EST FATIGUÉ PARFOIS AVANT DE COMMENCER NOTRE JOURNÉE.

  6. Il y a bien eu une baisse de circulation due au prix de l’essence, mais uniquement les jours qui ont suivi la forte hausse, donc au début du mois d’Avril si je ne me trompe pas dans la date.

    Ce qui s’est passé ensuite : « Le naturel est revenu au galop », tout simplement. Le Réunionnais s’est remis à revivre au volant plutôt que dans sa maison.

    Donc les médias qui ont affirmé cela n’étaient pas « déconnectés ».

    Analysez la situation avant d’écrire des titres pour faire du buzz…

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