« Camaret-sur-Mer – 7 et 8 juillet 2026 – Il aura fallu faire preuve de patience avant de pouvoir régater dans la baie de Camaret-sur-Mer.
Pendant deux jours, les équipages du Tour Voile ont attendu que le vent daigne s’installer. Une attente parfois longue, mais finalement récompensée par de belles conditions de navigation et un nouveau podium pour l’équipage La Réunion, qui termine à une solide deuxième place du Grand Prix de Camaret-sur-Mer.
Pour cette étape, l’équipage était composé de Jules Delpech à la barre, Aurélien Barthélémy au réglage et à la tactique, Lorenzo Palazzi au poste de n°1 et Flavie Foucher en floater.

Une première journée de patience… et remplie de promesses
Mardi 7 juillet, la flotte a longtemps patienté à terre avant de pouvoir quitter le ponton. Le départ sur l’eau, initialement prévu en début d’après-midi, a finalement été retardé le temps que la brise thermique s’établisse dans la baie.
Une seule manche a finalement été disputée.
Pour l’équipage La Réunion, tout commence pourtant par un contretemps dès le départ.
Jules Delpech raconte :
« Première manche du jour, dans du vent autour de 8 à 10 nœuds, on a eu un petit coup raté. On a raté le départ, on est venu se positionner un petit peu trop tôt sur la ligne et du coup, les adversaires nous ont bloqué. On n’a pas pu prendre le départ. On a dû contourner la ligne pour pouvoir le prendre et on est parti 20 à 30 secondes après tout le monde. »
Mais loin de subir la situation, l’équipage réagit immédiatement.
Aurélien Barthélémy ajoute :
« Sur le premier près, on arrive à recoller à la flotte avec quelques bons placements. On remonte déjà plusieurs bateaux. Ensuite, au portant, on se place bien et on gagne encore des positions. Puis sur le deuxième près, on se replace très bien et on remonte jusqu’à la quatrième place qu’on maintient au portant et jusqu’à l’arrivée. »
Dans un vent de 8 à 10 nœuds, sous un grand soleil et sur une mer parfaitement plate, La Réunion transforme ainsi un départ manqué en une précieuse quatrième place.
« On avait des conditions parfaites : une mer plate, du soleil, du vent bien établi. Du Champagne Sailing comme on dit », sourit Aurélien Barthélémy.
Le thermique se lève, La Réunion accélère
Le lendemain matin, le scénario semble vouloir se répéter. Les bateaux attendent à nouveau que la brise s’installe. Puis, progressivement, le thermique prend ses quartiers dans la baie et offre enfin un terrain de jeu idéal aux équipages.
Trois manches peuvent alors être disputées.
La Réunion enchaîne les performances avec des 2e, 2e et 3e places.
Une régularité qui permet à l’équipage de grimper sur la deuxième marche du podium du Grand Prix.
« Je crois qu’on est les plus réguliers de la journée sur ce Grand Prix. On termine deuxièmes et on est très contents parce qu’on confirme le niveau de jeu qu’on est capables d’avoir », souligne Aurélien Barthélémy.
Une alchimie qui se construit à bord
Jules Delpech savoure pleinement ces deux journées passées sur l’eau.
« C’étaient des conditions royales. Pas beaucoup de vent au départ, puis il est rentré progressivement jusqu’à nous offrir des conditions vraiment incroyables : une mer très plate, du soleil et une régate très au contact. C’était à la fois très agréable et très sportif. »
Il retient également la cohésion qui s’est rapidement installée au sein de l’équipage.
« Avec Lorenzo à l’avant, Flavie en floater, Aurélien au réglage et à la tactique, et moi à la barre, on a réussi à trouver notre rythme assez rapidement. On a même continué à progresser pendant ces deux jours. Il y avait une très bonne ambiance à bord et ça a vraiment bien fonctionné. »
Jeudi 9 juillet : cap sur la grande traversée vers Larmor-Plage
À peine le temps de savourer ce nouveau podium que le regard se tourne déjà vers la suite.
Dès ce jeudi, la compétition reprend avec le dernier grand ralliement du Tour Voile entre Camaret-sur-Mer et Larmor-Plage (Lorient).
Le parcours emmènera les équipages vers Belle-Île puis la baie de Quiberon.
Jules Delpech explique :
« On va passer sur de la navigation offshore avec un ralliement entre Camaret et Larmor-Plage en faisant un détour par Belle-Île et la baie de Quiberon. On devrait rester dans des conditions assez estivales, même si quelques cellules orageuses pourraient se développer au cours de la journée de vendredi. »
Pour le skipper, les difficultés de cette étape pourraient surtout venir des phénomènes locaux et des interactions entre météo et courant.
« Il faudra composer avec des conflits thermiques, un peu de courant, notamment dans la partie Finistère, mer d’Iroise et Raz de Sein. »
Le navigateur reste également attentif à l’évolution du vent annoncé.
« On nous annonce un vent d’est qui paraît assez stable sur le papier. Mais on sait qu’il est souvent en opposition avec les effets thermiques. Comme il fait très chaud en ce moment, on peut avoir des situations qui semblent simples dans les fichiers météo mais qui, dans la réalité, seront beaucoup plus complexes à gérer. »
Pour cette étape offshore, l’équipage La Réunion sera composé de Flavie Foucher, Émilie Bouchet, Noé Delpech et Jules Delpech, avec l’ambition de poursuivre la dynamique positive engagée depuis plusieurs jours sur le Tour Voile. »













