La nouvelle carte politique municipale
-10 maires de droite, divers droite/Nouvel R’/centre (en bleu clair) sur la carte : Saint-Pierre (David Lorion); Serge Hoareau (Petite Ile); Olivier Rivière (Saint-Philippe); Mathieu Hoarau (Etang-Salé); Eric Ferrère (Les Avirons); Daniel Pausé (Trois-Bassins); Jeannick Atchapa (Bras-Panon); Sidoleine Papaya (Salazie); Juliana M’Doihoma (Saint-Louis) et Camille Clain (Entre-Deux).
-10 maires de gauche force progressiste/Plateforme réunionnaise (en rose fuschia et rose clair et foncé) : Céline Sitouze (Sainte-Marie/Union des forces progressistes); Joé Bédier (Saint-André/UFP); Emmanuel Séraphin (Saint-Paul/UFP); Laïla Nassibou (Cilaos/UFP); Alexis Chaussalet (Le Tampon/UFP); Patrick Lebreton (Saint-Joseph/UFP-Progrès); Ericka Bareigts (Saint-Denis/Plateforme/PS); Patrice Selly (Saint-Benoit/Plateforme/Banian); Olivier Hoarau (Le Port/Plateforme/Ansamb). Et Erick Fontaine (La Possession) qui a gagné les élections avec les voix de Vincent Rivière (soutenu par le PS de Bareigts) et celles de Philippe Robert (Progrès).
1 maire Rassemblement national (en bleu foncé) : Johnny Payet (Plaine-des-Palmistes)
3 maires « inclassables » (en blanc) : Karim Juhoor (Saint-Leu); Michel Vergoz (Sainte-Rose/Trait d’Union dont on ne sait pas s’il est de gauche, de droite, de la Macronie, du centre) et Alexandre Laï-Kane-Chéong (Sainte-Suzanne), qui a été soutenu en 2024, lors des législatives par la Plateforme de Bareigts, avec Maurice Gironcel, sans pour autant revendiquer une quelconque étiquette politique, même si on a vu à ses côtés , ce dimanche 22 mars, le maire du Port Olivier Hoarau (Plateforme réunionnaise), qui l’a toujours soutenu.
Au terme de ces municipales 2026, la droite a perdu deux communes : une grosse (Le Tampon) et une moyenne (Sainte-Marie). La plateforme réunionnaise a également perdu deux communes : une petite (Cilaos) et une moyenne (Sainte-Suzanne). Mais la dynamique reste à gauche au terme de ce scrutin car, même si les communes communistes de Sainte-Suzanne et de Cilaos ont basculé, elles ne sont pas pour autant passées à droite. Sans compter que la Possession, anciennement CREA/Ecolo avec Vanessa Miranville, n’est pas non plus tombée à droite.
Nous reviendrons très prochainement sur les rapports de force en présence à l’issue de ces municipales et leur impact sur les élections à venir au sein des 5 intercommunalités : Cinor; TO, Civis, Casud et Cirest, ainsi sur les échéances telles que les législatives, départementales, régionales et sénatoriales eu égard à la nouvelle configuration municipale.
Les (« ti ») nouveaux maires de la Réunion
A tout seigneur, tout honneur ! On commence par les grands gagnants de ces municipales 2026, 1er et second tours. D’habitude, on dit « les ti nouveaux ». Eux ce sont les « grands » nouveaux. Grands parce qu’ils ont battu des anciens. Et « nouveaux » parce qu’ils ont été élus maires pour la première fois.
Dans l’ordre des photos, en haut de gauche à droite : Erick Fontaine, le nouveau maire de la Possession, le « monsieur CNL/logement » de la Réunion qui évince Vanessa Miranville (CREA), laquelle avait été élue maire de La Possession en 2014 pour la première fois, puis réélue en 2020. Elle avait battu à l’époque un maire communiste, Roland Robert, qui était au pouvoir depuis 40 ans. Roland Robert, le papa de Philippe Robert (Progrès), allié cette fois ci avec Erick Fontaine et Vincent Rivière (soutenu par le PS d’Ericka Bareigts) pour sortir Vanessa Miranville de la mairie de La Possession. Erick Fontaine qui l’emporte avec 101 voix d’avance. 50,35% des suffrages contre 49,65% à Vanessa Miranville. Force est de constater que, pour une fois, l’arithmétique a rimé avec politique pour les trois alliés qui ont additionné leurs voix en fusionnant leurs listes.
Alexis Chaussalet, qui sort Patrice Thien-Ah-Koon. Certes, Patrice Thien-Ah-Koon n’était pas un ancien en politique, mais il était le fils d’André Thien-Ah-Koon élu pour la 1ère fois à la mairie du Tampon en 1983. Ce dernier, hormis quelques parenthèses judiciaires, avait su garder cette commune dans le giron de la droite. Avec la victoire du jeune Alexis Chaussalet, le Tampon bascule désormais dans l’escarcelle de la gauche des forces progressistes d’Huguette Bello. Alexis Chaussalet qui réussit l’exploit de rattraper son retard considérable du premier tour de plus de 4 000 voix tout en prenant des suffrages à Nathalie Bassire qui passe de 7 700 voix à un peu plus de 4 000 au second tour.
Alexandre Laï-Kane-Chéong à Sainte-Suzanne a enfin pris sa revanche des législatives sur son ancien « dalon » Frédéric Maillot, le candidat « imposé » par le maire sortant communiste Maurice Gironcel (qui n’avait plus le droit de se présenter) et par la présidente de Région Huguette Bello (PLR) contre la volonté des militants communistes de la commune. Sans compter que l’alliance au second tour de Maillot-Alamélou n’a pas du tout fonctionné tant elle était décriée par les colistiers laissés au bord du chemin par Daniel Alamélou qui voulait surtout sauver ses mandats de président de Sydne et de conseiller communautaire à la Cinor.
Céline Sitouze, la vice-présidente de la Région, signe une belle victoire à Sainte-Marie face aux deux anciens amis de la droite, devenus ennemis jurés, à savoir Jean-Louis Lagourgue, ancien maire de la commune (1990-2018) et Richard Nirlo, le maire sortant (2018-2020/2020-2026). Même sans le soutien du socialiste Christian Annette, Céline Sitouze a eu raison des deux candidats de la droite.
En bas, de gauche à droite : Karim Juhoor. Disons-le franchement, personne n’aurait parié un seul kopeck sur lui d’autant que, dès le soir du premier tour, de par ses résultats, Thierry Robert était quasiment sûr d’être élu au second tour : 44,04% des voix contre 24% à Bruno Domen, le maire sortant et 16,54% à Karim Juhoor, troisième de la compétition. Bruno Domen s’est retiré et a fait campagne pour Juhoor, un garçon très cultivé qui par la justesse de ses propos et sa vision réaliste via les débats télévisés. Du côté des électeurs de Thierry Robert, la mobilisation des électeurs a été moindre, persuadés que leur candidat était déjà assis dans le fauteuil de premier magistrat. Raté !
Laïla Nassibou à Cilaos, la candidate de l’Union des forces progressistes qui a bénéficié du report des voix du candidat Jean-Gaël Firmant, qui s’était désisté et qui a su puiser chez les abstentionnistes. Résultat, elle signe une belle victoire avec plus de 55% des suffrages, ramenant cette commune dans le camp de la gauche des forces progressistes d’Huguette Bello alors que Jacques Técher faisait partie de la gauche plutôt version Plateforme réunionnaise d’Ericka Bareigts.
Enfin, parmi les maires élus pour la première fois : Camille Clain, élue dès le premier tour, dimanche dernier, avec 52,10% des suffrages. Elle sorti, tenez-vous bien, un vieux de la vielle en politique : Bachil Vally, qui était maire de l’Entre-Deux depuis 25 ans. Rien que ça !
Les 10 élus du second tour
En haut de gauche à droite : Laïla Nassibou (Cilaos/55,52%) vainqueur de Jacques Técher (44,48%); Erick Fontaine (La Possession/50,35%), vainqueur de Vanessa Miranville (49,65%); David Lorion (Saint-Pierre/56,01%) qui bat Emeline K’Bidi (31,05%) et Jean-Gaël Anda (12,94%). Il réussit son baptême du feu face à la population, marchant ainsi dans les pas de feu Michel Fontaine (qui a été maire de Saint-Pierre durant 25 ans); Daniel Pausé (Trois-Bassins/62,19%) qui n’a pas tremblé devant Fabien Aure (37,81%) portés par Jacques Dennemon et Roland Ramakistin. Seul contre trois il a été malgré tout le plus fort; Alexis Chaussalet (Le Tampon/45,29%) qui a battu Patrice Thien-Ah-Koon (43,23%) et Nathalie Bassire (11,48%).
En bas de gauche à droite : Karim Juhoor (Saint-Leu/50,87%) qui, sans cheval blanc, a humilié Thierry Robert (49,13%); Céline Sitouze (Sainte-Marie/53,51%) qui a sorti de la scène politique les deux vieux briscards de la droite : Jean-Louis Lagourgue (24,75%) et Richard Nirlo (21,73%); Joé Bédier (Saint-André/50,07%) qui, même avec une courte tête (34 voix d’avance) s’est imposé face à l’union des deux frères Virapoullé, Laurent (la tête de liste qui récole 49,93%) et Jean-Marie; Alexandre Laï-Kane-Chéong (Sainte-Suzanne/45,30%) qui renvoie Frédéric Maillot (33,62%) à Sainte-Marie où il habite tout en éliminant Eddy Balbine (10,56%) et Nadia Ramassamy (10,53%). Enfin, Emmanuel Séraphin (Saint-Paul) qui gagne face à Cyrille Melchior, patron du Département avec 55,74% des voix contre 44,26% à son adversaire. L’appel à voter Melchior par Didier Robert n’a pas porté ses fruits.
Les 14 élus du 1er tour
En haut, de gauche à droite : Ericka Bareigts (Saint-Denis/62,21%); Jeannick Atchapa (Bras-Panon/69,15%); Camille Clain (Entre-Deux/52,10%); Olivier Hoarau (Le Port/80,46%); Mathieu Hoarau (Etang-Salé/65,49%); Serge Hoareau (Petite Ile/79,36%; Le maire le mieux élu de la Réunion avec plus de 50% des inscrits).
En bas, de gauche à droite : Johnny Payet (La Plaine-des-Palmistes/58,99%); Sidoleine Papaya (Salazie/66,79%); Michel Vergoz (Sainte-Rose/58,27%); Olivier Rivière (Saint-Philippe/53,88%); Juliana M’Doihoma (Saint-Louis/55,29%); Patrice Selly (Saint-Benoit/65,20%) et Patrick Lebreton (Saint-Joseph/78%).
Les 24 maires de la Réunion élus pour un mandat de 7 ans : 2026-2033
24 maires élus, pour certains le 15 mars (premier tour) et pour d’autres, le 22 mars (second tour). Parmi eux, il faut compter 7 nouveaux maires. Ils sont tous élus pour 7 ans (et non 6). En effet, le mandat va courir jusqu’en 2033 et non pas 2032, tout simplement parce qu’en 2032 on votera pour la présidentielle et les législatives. Raison pour laquelle, les municipales seront décalées d’une année, comme ce fut le cas en 2008 pour le mandat de maire qui avait démarré en 2001.
6 femmes parmi les 24 maires
Camille Clain (également vice-présidente du Département) à l’Entre-Deux; Juliana M’Doihoma à Saint-Louis; Laïla Nassibou à Cilaos; Ericka Bareigts (également vice-présidente de la Région) à Saint-Denis; Sidoleine Papaya (également conseillère départementale) à Salazie et Céline Sitouze (également vice-présidente de la Région) à Sainte-Marie. Trois nouvelles, élues en mars 2026 (Camille Clain, Laïla Nassibou et Céline Sitouze). Et trois qui ont été réélues (dès le 1er tour) : Ericka Bareigts, Juliana M’Doihoma et Sidoleine Papaya (qui se présentait pour la première fois au suffrage universel en tant que tête de liste).
Les perdants du second tour





















50\ 50 zéro pointé, on va ampatir avec leur bataille de chef ! Enfin ne souhaitons pas d’être encore les boucs émissaires de leur duel a trois sous pour 2026 ! Le peuple désire que de vivre avec ces moyens pécuniaires paisiblement et savoir le considérer sans quémander ! A bon entendeur salut les premiers magistrats de civilité
un tite me.de au tampon
Les V prend dans la gueule
vergoz Roi voler bandes la merde.
vergoz Roi voler bandes la merde.
Gironcel faisiait partie de la plateforme réunionnaise. Lorsqu’il a été déchu de ses fonctions de maire, il a soutenu Maillot. Maintenant Alek est soutenu par Olivier Hoarau, membre de la plateforme. Donc les deux candidats étaient soutenus par la plateforme à Sainte Suzanne? C’est une plateforme opportuniste qui fluctue en fonction des vents alizés! Un coup, ils attaquent Bello, un autre, ils font alliance avec elle! Mais ils veulent la Région en 2028! La gauche, c’est ça?
c’est une politique qui pue de droite ou de gauche, ils ne foutent des citoyens! Ce qu’ils veulent, c’est le pouvoir!
Giron sel , la gourgue, rot bert bis , er tout cette troupe d’anciens ripoux autant le Tak , laissons la place aux jeunes générations de maire , certains qui vont pas copier vos corruptions de décennies ! Et certains que la génération actuelle sera plus interressé a la politique de leur île
6 femmes maires et une femme envoyée en maison de retraite politique ( indice c’est une ancienne députée fantôme qui a provoqué la dispersion des voix de la droite au Tampon )
Pour le coup, cette carte est très explicite ! Merci
La dame qui dit racaille au tampon qui va arriver c est le cas dans une ville de droite st pierre et cette racaille ce sont des noirs reunnionais qui viennent faire chier les autres dans les immrubles sociaux donc qu elle ferme sa gueule de 75 ans et quvelle aille crever cette merde
La dame qui dit racaille au tampon qui va arriver c est le cas dans une ville de droite st pierre et cette racaille ce sont des noirs reunnionais qui viennent faire chier les autres dans les immrubles sociaux donc qu elle ferme sa gueule de 75 ans et quvelle aille crever cette merde
Nous entendrons très prochainement entendre parler de trois bassins…