La CFTC Santé Sociaux Réunion Mayotte réagit au projet du gouvernement visant à faciliter le contrôle des arrêts maladie par les employeurs. Pour elle, cette évolution soulève des interrogations quant à ses implications sur les droits des salariés, notamment en matière de respect de la vie privée et du secret médical. Elle souligne par ailleurs que le contexte à La Réunion est marqué par des conditions de travail parfois difficiles et une progression des problématiques de santé mentale, appelant ainsi à une attention particulière quant aux effets potentiels de cette mesure.
Communiqué :
La CFTC Santé Sociaux Réunion Mayotte s’oppose fermement à cette orientation, qu’elle estime de nature à instaurer une suspicion généralisée envers les salariés et à remettre en cause des droits fondamentaux.
À La Réunion, la réalité est connue : pression, manque de moyens, conditions de travail dégradées, épuisement professionnel. Les troubles liés à la santé mentale sont en forte progression.
Or, cette réalité est encadrée par la loi.
L’article L4121-1 du Code du travail impose à l’employeur de protéger la santé physique et mentale des salariés.
L’article L1110-4 du Code de la santé publique garantit le respect du secret médical.
Selon la CFTC Santé Sociaux Réunion Mayotte, faciliter les contrôles patronaux des arrêts maladie va à l’encontre de ces principes, en créant une pression susceptible d’aggraver l’état de santé des salariés, notamment sur le plan psychologique.
L’organisation rappelle :
- Un arrêt maladie est une décision médicale, relevant exclusivement du médecin ;
- Le salarié n’a pas à justifier son état de santé auprès de son employeur ;
- La santé mentale est un droit reconnu et protégé par la loi.
Elle alerte également sur les conséquences possibles d’une telle mesure :
- Pression accrue sur les salariés malades ;
- Retours au travail prématurés ;
- Aggravation des troubles psychologiques ;
- Climat de défiance dans les entreprises.
La CFTC Santé Sociaux Réunion Mayotte considère que les abus ne peuvent en aucun cas justifier une remise en cause globale des droits des travailleurs.
Elle appelle à faire de la priorité :
- L’amélioration des conditions de travail ;
- La prévention des risques psychosociaux ;
- Le respect des obligations légales de protection de la santé ;
- Un dialogue social renforcé.
La CFTC Santé Sociaux Réunion Mayotte appelle à une approche responsable, fondée sur le respect du droit et de la dignité des salariés.
La santé des salariés, y compris mentale, est un droit fondamental.















Il faut contrôler oui , on ne peut pas nous dire, qu’ ils sont handicapés, où sous tutelles, et qu’ils sont dans la drogue, ils font des dégâts et la société paye, les travailleurs payent toujours tous ces fardeaux mal façonner. non , ce n’est pas possible de faire le gentil et continuer dans la tolérance.