L’hémicycle de l’Hôtel de Région a accueilli, ce vendredi 6 mars 2026, une édition électrique du « Ron Kozé » consacrée aux droits des femmes. Sous l’impulsion d’Huguette Bello, des voix de tous horizons, de l’information à la recherche, en passant par l’art et la politique, ont rappelé que si la place des femmes évolue, la résistance reste le moteur du changement.
« Le 8 mars i ariv i tard pa. » Le ton est donné dès l’ouverture par Aurélie Béton, maîtresse de cérémonie : cette matinée n’est pas une simple commémoration, mais un appel à la vigilance. Dans un hémicycle rempli de quelque hommes venus également soutenir ces dames, l’objectif était de « dessiner un monde plus juste, ousa la société i larg in pé nout lourlé ».

Les médias, miroir et moteur du changement
Parmi les interventions marquantes, celle de Valérie Filain, Directrice de la rédaction d’Outre-mer La 1ère depuis mars dernier, a souligné l’importance cruciale de la représentation. En tant que femme à la tête d’un grand média public, elle a rappelé que la visibilité des femmes dans l’information et le traitement des sujets liés à l’égalité ne sont pas des options, mais des impératifs démocratiques. Son expertise a permis de mettre en lumière comment les récits médiatiques peuvent, soit renforcer les stéréotypes, soit devenir des outils puissants d’émancipation.

Analyser pour mieux résister
La politologue Christiane Rafidinarivo a ensuite apporté un éclairage scientifique indispensable en décortiquant les « cinq visages de l’oppression » (violence, exploitation, marginalisation, impuissance et impérialisme culturel). Son analyse sur l’oppression « intériorisée » a particulièrement résonné : ce moment où les restrictions sociales finissent par être intégrées par les femmes elles-mêmes, freinant leur propre essor.
La nouvelle garde et la force de l’art
Le débat s’est ensuite tourné vers la modernité avec Julie Legros. Coach et influenceuse, elle incarne cette génération qui utilise le numérique pour briser les tabous. Son témoignage « à cœur ouvert » a montré que l’affirmation de soi est le premier rempart contre les violences symboliques.
L’art a également eu sa place avec la voix envoûtante d’Emma Nona, offrant une respiration nécessaire, tandis que la docteure Patricia De Bollivier a exploré comment la création contemporaine donne un corps et une forme aux luttes féministes actuelles.

Un combat institutionnel permanent
La matinée s’est conclue par les voix de la députée Karine Lebon et de la sénatrice Evelyne Corbière. Leur message est unanime : « porter la voix des Réunionnaises au sein des institutions nationales est un combat de chaque instant pour la justice sociale. »

« Kan bann fanm i pran la parole, zot i fé progresse toute la société ! » a martelé la clôture de l’événement.
Plus qu’une conférence, ce Ron Kozé a été une démonstration de force : à La Réunion, la résistance des femmes s’écrit désormais sur tous les fronts, de la rédaction des journaux télévisés jusqu’aux bancs de l’Assemblée.















Vous vous amusez bien dans ces pseudo réunions inutiles pffff
Malheureusement que les élites étaient conviés. Ce n’est pas la Réunion ! Tout ban fanm ki lit tournant lété oubliés. J’ai lu un article pertinent sur les « mères au foyer », je vous le conseille Mme Bello.
y ve dir kosa » ki lit tournant » ?