Oubliez le cliché du tricot au coin du feu. Ce lundi 11 mai 2026, au complexe gymnase de Saint-Paul, l’ambiance est plutôt au burin, au smartphone et au riz chauffé. La 5ème édition de la Semaine Zactivités Zarboutan a démarré sur les chapeaux de roues (ou plutôt en baskets), sous l’impulsion de la Ville , bien décidée à chouchouter ses aînés.
Pas de quartiers pour les viennoiseries
Ici, on ne plaisante pas avec le carburant du matin. La Ville a tranché : fini les pains au chocolat industriels et les croissants mous. Pour accueillir les 800 seniors attendus cette semaine, on est revenu aux fondamentaux : le petit déjeuner « longtemps ».
Au menu ? Riz chauffé, gâteau ti son, gâteau patate, fruit et jus frais.

« Un retour aux sources plébiscité par les participants qui, pour certains, campent devant les portes dès 6 heures du matin pour ne pas rater leur atelier préféré. » explique Roxanne Pausé-Damour, élue aux seniors, ville amie des aînés.
Des tablettes numériques aux sculpture sur bois
Si l’ambiance est conviviale, le programme, lui, est sérieux. On ne se contente pas de passer le temps, on apprend :
Alerte aux arnaques : Un volet numérique indispensable pour dompter l’outil informatique et ne plus se faire avoir par les « princes lointains » du web.
Art et Nature : Création de terrariums (garantis sans scorpions ni bébêtes, on vous rassure !), où l’on se fabrique son petit monde miniature.
Recyclage créatif : Transformation de vieux CD en objets déco ou peinture sur galets. Comme le dit une participante avec malice : « On retourne à la maternelle, on apprend à dessiner ! »
Lumière et tradition : Confection de lanternes fleuries en papier mâché et sculpture sur bois de Tamarin pour graver l’édition « Seniors 2026 ».

Les seniors : « la majorité de demain ? »
L’enjeu de cette semaine dépasse le simple loisir. À Saint-Paul, les seniors représentent déjà 20 à 25 % de la population. Dans peu de temps, ils seront plus nombreux que les jeunes, franchissant la barre des 30 %.
« Il faut qu’on mette en place une politique globale, » souligne Roxanne Pausé-Damour.
L’objectif est clair : intégrer, valoriser et surtout, garder le sourire. Et à voir l’énergie dans les ateliers de sculpture où l’on « tape » sur le bois avec enthousiasme, la relève ou plutôt la « vieille garde » est plus en forme que jamais.
La fête continue jusqu’à samedi. Si vous cherchez un atelier sculpture, dépêchez-vous : les listes d’attente sont déjà plus longues qu’un dimanche de pluie, preuve que le concept Zarboutan a définitivement trouvé son public.















