Terracoop dénonce « une décision de l’Urcoopa qui menacerait 300 emplois »

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En plein remous au sein de la filière agricole : l’assemblée générale d’URCOOPA, prévue le 20 mars prochain pourrait redéfinir l’équilibre entre coopératives agricoles à La Réunion.
Le différend oppose actuellement plusieurs acteurs majeurs de la filière agricole réunionnaise. La coopérative Terracoop affirme « être menacée d’exclusion de l’Union des coopératives agricoles, une décision qui pourrait, selon elle, avoir des conséquences importantes sur l’organisation du secteur et l’emploi ».
« Près de 300 emplois pourraient être affectés si la décision envisagée lors de l’assemblée générale extraordinaire d’URCOOPA, convoquée le 20mars, devait aboutir.

« Une possible exclusion de l’union des coopératives »

La réunion extraordinaire d’URCOOPA porterait sur l’éventuelle exclusion de Terracoop de l’Union et sur la possibilité de lui interdire la distribution.
Terracoop rappelle être membre fondateur de l’organisation et estime que cette mesure remettrait en cause son activité et sa place dans la filière agricole locale. La coopérative affirme représenter près de 80 % des exploitants agricoles de La Réunion, ce qui, selon elle, rendrait la décision particulièrement lourde de conséquences pour l’ensemble du secteur.

« Le contexte financier de Soficoop au cœur des tensions »

Le différend intervient dans un contexte marqué par les difficultés financières de Soficoop, société liée à la filière. Terracoop évoque plusieurs éléments qui auraient contribué à fragiliser l’entreprise au fil des années, notamment :
• un déséquilibre financier estimé à 17,2 millions d’euros lié à des flux internes,
• 15,1 millions d’euros d’investissements dont les retombées économiques seraient limitées,
• la reprise des magasins Jardicane, fermés un an plus tard, avec des suppressions d’emplois à la clé.
Selon Terracoop, une des solutions envisagées consisterait aujourd’hui à contracter un nouvel emprunt d’environ 15 millions d’euros, une option qui, selon la coopérative, pourrait alourdir l’endettement global.

« La question du marché de l’alimentation animale »

Au-delà des aspects financiers, Terracoop estime que le débat concerne également l’organisation du marché de l’alimentation animale à La Réunion. La coopérative affirme que son projet vise à introduire davantage de concurrence dans ce secteur, historiquement structuré autour d’acteurs domin

« Un plan d’investissement présenté par Terracoop »

Terracoop indique de son côté porter un projet visant à soutenir Soficoop et restructurer la filière. Le plan présenté par la coopérative comprendrait notamment :
• 42,2 millions d’euros d’apport immédiat,
• 175 millions d’euros d’investissements sur dix ans,
• le maintien de l’ensemble des emplois,
• une ouverture du marché de l’alimentation animale.
La coopérative affirme également avoir conclu un protocole d’accord avec les groupes Duchemann et Grondin, destiné à mettre fin à des litiges judiciaires.

« Des enjeux pour l’ensemble de la filière agricole »

Terracoop souligne enfin que les décisions à venir auront des répercussions sur l’ensemble de la filière, notamment pour les éleveurs.  Alors que les discussions se poursuivent, les acteurs du secteur attendent désormais les décisions qui pourraient être prises au sein d’URCOOPA et leurs conséquences sur l’organisation future de la filière agricole réunionnaise.

Lettre ouverte de Terracoop

« Nous avons un plan solide pour sauver Soficoop, mais la direction de l’Urcoopa veut détruire Terracoop et ses 300 emplois pour sauver son monopole ».

Face aux attaques et aux contre-vérités diffusées par la direction d’URCOOPA, TERRACOOP souhaite rétablir la vérité :

  • Le plan TERRACOOP sauve SOFICOOP, protège 100% des emplois, paye les dettes et redonne du pouvoir aux éleveurs
  • La direction d’URCOOPA veut exclure TERRACOOP de l’Union et lui refuser de distribuer des aliments pour protéger son monopole sur l’alimentation animale
  • Ce monopole maintient artificiellement des prix élevés au détriment des éleveurs
  • Levons-nous pour dire non au monopole ! L’agriculture réunionnaise mérite la transparence, la concurrence et un modèle économique

LE PLAN TERRACOOP : SAUVER LA FILIÈRE ET METTRE FIN AU MONOPOLE

Le projet TERRACOOP repose sur une idée simple : sauver SOFICOOP et redonner de l’oxygène aux éleveurs.

Un plan qui prévoit :

  • 42,2 millions d’euros injectés immédiatement
  • 175 millions d’euros d’investissements sur 10 ans
  • Le maintien de TOUS les emplois
  • La fin des conflits : un accord exclusif avec Ducheman qui éteint définitivement les litiges judiciaires et supprime un risque mortel de 247 millions d’euros qui plane sur SOFICOOP
  • L’ouverture à la concurrence sur l’alimentation animale

Avec deux fournisseurs indépendants, les éleveurs pourront enfin choisir et bénéficier de prix alignés sur les marchés internationaux.

C’est précisément ce que refusent aujourd’hui URCOOPA et ses dirigeants.

Depuis 2022, alors que les prix des matières premières baissent, les tarifs de l’alimentation animale augmentent sous la direction d’URCOOPA.

« L’AGRESSION VIENT D’URCOOPA, PAS DE TERRACOOP »

Le 5 mars, la direction d’URCOOPA a convoqué une assemblée générale avec un objectif clair : exclure TERRACOOP de l’Union et lui interdire de distribuer des aliments à ses membres.

Autrement dit : mettre TERRACOOP en faillite, alors même qu’elle est membre fondateur d’URCOOPA. Cette décision menace aujourd’hui 300 emplois et une coopérative qui représente près de 80 % des exploitants agricoles de La Réunion. URCOOPA affirme défendre la filière agricole réunionnaise ?

Les faits démontrent exactement l’inverse.

  • C’est URCOOPA qui a conduit SOFICOOP au redressement
  • C’est URCOOPA qui tente aujourd’hui d’éliminer TERRACOOP pour conserver son monopole.
  • C’est URCOOPA qui fait passer ses intérêts avant ceux des éleveurs.

Pourquoi cette attaque ?

Parce que le plan TERRACOOP pour SOFICOOP mettrait fin au monopole d’URCOOPA sur l’alimentation animale.

Et tous les éleveurs le savent : ce monopole permet aujourd’hui de maintenir des prix d’aliments artificiellement élevés, qui pèsent directement sur les exploitations.

LA RÉALITÉ : SOFICOOP VICTIME DE LA GESTION D’URCOOPA

SOFICOOP est gérée par Henri LEBON/CPPR depuis 2022. Ils sont seuls responsables de la gestion.

Pourquoi les mauvais gestionnaires d’aujourd’hui feraient-ils mieux demain ?

  • SOFICOOP a servi de banque interne pour financer URCOOPA, créant un déséquilibre de 17 millions d’euros.
  • 15 millions d’euros ont été investis sans retour ces dernières années.
  • Des décisions économiques hasardeuses ont été prises, comme la reprise des magasins JARDICANE, fermés un an plus tard avec des
  • Un litige avec Ducheman qui créé un risque de 247 M€
  • URCOOPA ne paye pas ses cotisations à l’interprofession ARIV
  • 66 m€ de dettes bancaires

Aujourd’hui, la seule réponse proposée par URCOOPA est un nouvel emprunt de 15 millions d’euros.

Encore de la dette pour réparer les erreurs du passé ! Ce sont les éleveurs qui paieront encore la facture, à travers des prix d’aliments maintenus artificiellement élevés. Entre 2014 et 2020, TERRACOOP a participé à la gestion d’URCOOPA et de SOFICOOP. La comparaison des résultats d’URCOOPA parle d’elle-même :

LA MÉTHODE TERRACOOP : CRÉER DE LA VALEUR

 Gouvernance TERRACOOP (2014-2019)Gouvernance actuelle (2022-2024)
 

EBE (Marges)

 

Gains constants : 4,1 M€ en 2014, culminant à 5,3 M€ en 2016.

 

Pertes nettes : -1,4 M€ en 2022 et -0,8 M€ en 2023.

Dette financièreDette divisée par 4 : de 15,3 M€ (2014) à 3,9

M€ (2020).

Dette multipliée par 4,5 : de 2,8 M€ (2021) à 12,6 M€

(2023).

Trésorerie GroupeTrésorerie de SOFICOOP préservéeURCOOPA a ponctionné 17,2 M€ de trésorerie de SOFICOOP (compte courant inversé).

 

Ces chiffres montrent une réalité simple : quand la gestion est saine, la filière crée de la valeur pour les exploitants.

LA MÉTHODE URCOOPA : ÉLIMINER LES OPPOSANTS

URCOOPA tente aujourd’hui de faire disparaître TERRACOOP pour une seule raison : Nous avons osé proposer un plan alternatif.

Un plan porté par une coopérative qui représente 80% des exploitants agricoles de La Réunion et qui ouvre la concurrence au profit des éleveurs.

La direction d’URCOOPA veut faire taire ceux qui veulent réformer un système qui ne fonctionne plus.

LES ÉLEVEURS MÉRITENT MIEUX QU’UN MONOPOLE, ILS MERITENT DE REUSSIR !

Nous le disons clairement aux coopérateurs, aux éleveurs et aux salariés : Il est temps d’apporter un renouveau là où les méthodes d’hier ont échoué, afin de bâtir un modèle enfin adapté aux réalités de notre beau territoire.

Choisir le projet TERRACOOP, c’est choisir la transparence, la liberté de choix et l’amélioration de la rentabilité dans vos élevages.

L’agriculture réunionnaise mérite mieux qu’un système fondé sur la peur, la brutalité, l’intimidation et le monopole.

Elle mérite :

  • la transparence
  • la liberté de choix
  • un modèle économique durable pour les éleveurs

TERRACOOP restera engagé pour défendre cet avenir. Le sauvetage de SOFICOOP est un enjeu majeur pour la Réunion avec 1 500 éleveurs et +10 000 emplois indirects qui en dépendent.

Freedom.fr est bien évidemment preneur d’une lettre ouverte ou tribune libre de l’Urcoopa et de Soficoop. Nos colonnes sont ouvertes à tous les acteurs économiques. 

 

Yves Mont-Rouge

[email protected]
Téléphone : 0692 85 39 64

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