La section CFTC BRINK’S Réunion–Mayotte monte au créneau. Dans un communiqué publié ce 27 mai 2026, le syndicat dénonce une dégradation du climat social au sein des agences de Mayotte et de La Réunion, ainsi que des atteintes répétées aux droits syndicaux.
À l’origine de cette prise de parole : un droit d’alerte exercé par le délégué syndical CFTC après plusieurs signalements de salariés. Ces derniers évoquent des méthodes de management jugées autoritaires, des pressions psychologiques, des propos déplacés et des situations de harcèlement managérial présumé ayant contribué à une dégradation des conditions de travail.
Selon la CFTC, une enquête externe indépendante aurait confirmé plusieurs des faits dénoncés. Les conclusions de ce rapport doivent être présentées lors d’un comité social et économique extraordinaire organisé ce jeudi 27 mai.
Le syndicat affirme toutefois que, malgré ces éléments, la direction aurait engagé plusieurs procédures contre le délégué syndical. Six demandes de licenciement auraient ainsi été refusées par l’Inspection du travail. Une procédure judiciaire aurait également été lancée par le directeur régional, avec constitution de partie civile de la société BRINK’S, après l’envoi d’un courriel syndical dénonçant les faits signalés sur le site de Mayotte.
La CFTC considère ces actions comme des tentatives d’intimidation visant un représentant du personnel dans l’exercice de ses missions syndicales.
Le communiqué fait également état de tensions sociales à La Réunion, avec des accusations de harcèlement managérial et des contestations liées à certains licenciements.
Un rassemblement de soutien est prévu devant le siège de BRINK’S au Chaudron afin de défendre la liberté syndicale, la protection des lanceurs d’alerte et la dignité des salariés.














