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Logement en panne, enfance en danger : le cri d’alarme de la Fédération socialiste de La Réunion

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Ce samedi 13 juin, la Fédération socialiste de La Réunion a tenu une conférence de presse incisive à Saint-Denis. Menés par Ericka Bareigts (première fédérale), la sénatrice Audrey Bélim, et les responsables fédéraux Brigitte Adame et Philippe Naillet, le parti a dressé un réquisitoire sévère contre la politique du gouvernement, opposant des chiffres alarmants aux réalités du terrain. Logement, emploi, vie chère et protection de l’enfance : le constat est sans appel.

Logement : 52 000 familles en attente et un budget en berne

La crise du logement à La Réunion atteint des proportions critiques. Ericka Bareigts a rappelé un chiffre lourd : « plus de 52 000 personnes sont actuellement sur liste d’attente pour un logement social. »

Face à cette urgence, la Fédération dénonce la baisse des crédits de la Ligne Budgétaire Unique (LBU). Entre des quartiers vieillissants qui exigent des réhabilitations lourdes et un besoin criant de constructions neuves, le compte n’y est pas. La première fédérale exige que l’État garantisse le déblocage effectif des fonds pour que les bailleurs sociaux puissent enfin sortir leurs projets de terre.

« C’est une question de dignité et de justice territoriale », a-t-elle martelé.

Emploi : le gel des contrats aidés (PEC) asphyxie le service public

Autre point de crispation majeur : la réduction drastique des Parcours Emploi Compétences (PEC). À La Réunion, ces contrats aidés ne sont pas de simples variables d’ajustement économiques, mais les piliers du quotidien des communes et des associations.

La baisse de ces contrats pénalise directement le fonctionnement des écoles (restauration scolaire, périscolaire, accompagnement des enfants). Les socialistes réclament un déblocage immédiat de ces enveloppes, dénonçant une approche purement « idéologique » du gouvernement, déconnectée de la réalité sociale de l’île.

Nous avons évoqué ce problème dans cet article : « Un scandale public » : la Fédération Socialiste dénonce le sacrifice de La Réunion

Modèle économique : souveraineté alimentaire et lutte contre la vie chère

Pour la sénatrice Audrey Bélim, la lutte contre la vie chère impose une refonte de notre modèle de développement. Elle plaide pour une adaptation des normes nationales aux spécificités tropicales, notamment sur la question agricole :

  • Semences adaptées : Permettre l’accès à des variétés résistantes au climat local pour booster la production.

  • Terres en friche : Remettre en exploitation les parcelles abandonnées pour réduire la dépendance aux importations.

  • Pharmacopée locale : Valoriser les savoirs traditionnels réunionnais pour en faire un levier économique.

Audrey Bélim exige également « une transparence totale sur la formation des prix et l’intégration systématique de clauses favorisant l’emploi local dans la commande publique. »

Protection de l’enfance : le cri d’alarme face à l’explosion des violences

Le volet le plus sombre de cette rentrée politique concerne la situation des mineurs sur l’île. Brigitte Adame a égrené des statistiques glaçantes qui témoignent d’une libération de la parole, mais surtout d’une aggravation continue de la crise ces dernières années. Alors que le territoire recensait 5 500 informations préoccupantes en 2022, ce chiffre a bondi à 7 500 signalements en 2024 pour désormais dépasser la barre des 8 000 situations enregistrées sur l’année 2025. Cette réalité dramatique représente désormais une moyenne vertigineuse de vingt-deux signalements d’enfants en danger par jour à La Réunion.

« Derrière ces chiffres, il y a des enfants victimes de violences sexuelles et de traumatismes qui marquent toute une vie », a rappelé Brigitte Adame, réclamant que la protection de l’enfance devienne une priorité nationale et locale absolue, dotée de moyens financiers à la hauteur de l’écosystème (écoles, associations, justice, forces de l’ordre).

Justice et action parlementaire : une loi intégrale attendue

En écho à ces drames, et avec une pensée singulière pour la famille de la petite Lyhanna, le député Philippe Naillet a rappelé l’engagement des parlementaires socialistes. Ils soutiennent actuellement une loi intégrale contre les violences sexuelles et sexistes, co-construite avec 160 associations.

Ce texte vise à structurer une réponse globale : meilleur traitement des signalements, formation des professionnels, et prise en compte des « angles morts » comme les cyberviolences ou les violences sur les personnes en situation de handicap. Philippe Naillet a insisté sur le fait qu’« aucune loi ne fonctionnera sans un réinvestissement massif dans les services publics de la justice et de la police, asphyxiés par des années de sous-investissement.»

À travers cette prise de parole unie, la Fédération socialiste de La Réunion renvoie le gouvernement à ses responsabilités et exige des réponses concrètes et immédiates pour le territoire.

1 Commentaire

  1. 1981 : les socialistes arrivent au pouvoir….. 2026 : les socialistes récoltent ce qu’ils ont semé…. Y a pas photo…. Et la Bareigt a été ministre de l’outre mer. qu’a t elle fait pour les DOM !!!! honte à vous les socialistes si aujourd’hui on est dans la m…. c’est en grande partie de votre faute…. .

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